28 octobre 2012

Pulsion inhumaine, Michèle Bayar

Pulsion inhumaine est le nouveau livre de l'écrivain Michèle Bayar avec qui nous sommes en contact. Il devrait sortir dans les prochains jours en Belgique mais il sera disponible sur internet. Après avoir discuté avec l'auteure, elle m'a un peu dévoilé les enjeux de son livre. Pulsion inhumaine est une histoire qui imagine des dérives possibles du progrès scientifique et technologique qui fait pourtant partie intégrante de notre quotidien. Elle nous propose une version non édulcorée d'une simple sortie à Belle Ile en mer qui va tourner au carnage. Et le plus important, comment un humain peut se retrouver avec des "pulsions inhumaines". Conte philosophique? Peut-être pas... mais qui fait réfléchir, ça oui!

Résumé exclusif: Nick est belge et Nina, française. Les deux adolescents, qui ne se connaissent pas, doivent passer une semaine dans un centre de vacances dédié à l’observation de la faune et de la flore sur Belle Ile en mer. Alors qu’ils se trouvent ensemble sur le bateau qui les conduit sur leur lieu de villégiature, Nick repère tout de suite la fragile Nina. Très vite, il se rend compte qu’elle est le souffre-douleur d’Issène, un garçon de sa classe. Mais, alors qu’il s’apprête à jouer au chevalier servant, un événement bouleverse tous ses plans : les pêcheurs trouvent dans leurs filets une grenouille-taureau. Dès cet instant, les ennuis commencent pour les habitants de l’ïle…

Nous avons réalisé pour vous une interview où Michèle nous confie le but de sa démarche. Ce livre est en fait une triple rencontre. Une rencontre avec le lieu: Belle Ile en mer, une île, un espace très particulier où l'on est captif ; une rencontre avec les grenouilles taureaux qui se transforment en créatures de l'horreur ; et enfin une rencontre avec l'humain et plus particulièrement avec la psychologie humaine. Nous retrouvons les schémas relationnels qui dérangent mais qui nous poussent à réfléchir, notamment  avec les statuts bourreau/victime  ( Issène et Nina ) qui s'inversent au fil de l'histoire. C'est grâce au côté fantastique qu´il est possible pour Nina de se transformer et de devenir plus puissante. Les rôles s'échangent et la haine contre son bourreau la pousse à devenir le prédateur. Le paradoxe c'est que la violence qui engendre la violence est un trait humain mais qui peut dégénérer en côté inhumain. La question finale: le côté humain peut-il reprendre le dessus et ressortir de cette épreuve plus fort? C'est ce que vous découvrirez dans ce roman...

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Ce que j'en ai pensé après lecture: Destiné plutôt à un public collégien, ce petit livre se lit rapidement mais n'en reste pas moins très riche ! Le style de l'auteure est très agréable et l'histoire est vraiment peu commune. Je trouve que ça change des histoires que l'on a l'habitude de lire et franchement de temps en temps, ça fait du bien de changer d'horizon! En prenant ce livre, on ne sait pas du tout à quoi s'attendre et, au début, on n´imagine pas une seconde le renversement de l'intrigue et ça, c'est génial ! Je ne vous en dis pas plus de peur de vous gâcher le surprise... Personnellement, ce livre m'a beaucoup fait réfléchir sur la place de la découverte scientifique car même partant d'une bonne intention, on n'est jamais à l'abri que cela dégénère. A mon avis, c'est un pari réussi pour l'écrivain qui a su faire coller fantastique et réalité, nous amenant ainsi à une réflexion très intéressante ( tout en alliant originalité je tiens à le dire). Pour résumer, un petit plaisir éphémère qui vous marquera pour longtemps ! 

Pour en savoir plus, vous pouvez retrouver et contacter l'auteure sur son blog: http://www.bayar-michele.com/

Je ferai prochainement un article sur Un figuier venu d'ailleurs qui est mon livre préféré de Michèle Bayar.

Val

Posté par keiralice à 12:20 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Pulsion inhumaine, Michèle Bayar

    Merci pour cet excellent commentaire sur l'excellent roman de Michèle Bayar.
    Votre analyse critique me touche beaucoup d'autant que je la trouve particulièrement juste. Un avis à faire circuler !
    Bien à vous,
    Benoit Anciaux,
    Directeur des EDITIONS DU CHEMIN.

    Posté par BENOIT, 01 novembre 2012 à 17:02 | | Répondre
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