15 décembre 2012

Extrait

Ne soyez pas découragés par la longueur, c'est une citation très intéressante qui permet de mieux comprendre le caractère et la façon d'être de Jace

(Jace à Clary)

- Le jour de ses 6 ans, son père lui offrit un faucon. "Les faucons sont des rapaces, ils tuent d'autres oiseaux", lui expliqua son père. Ce sont les Chasseurs d'Ombres du ciel.

" Le faucon n'aimait pas l'enfant, et l'enfant le lui rendait bien. Son bec tranchant lui faisait peur, et ses yeux perçant, qui semblaient toujours l'observer, le dérangeait. L'oiseau lui donnait des coups de bec et de griffes dès qu'il approchait. Pendant des semaines, les poignets et le mains du garçons furent couverts d'égratignures. Il ignorait que son père avait choisi un faucon qui avait vécu à l'état sauvage pendant plus d'un an; par conséquent, il était presque impossible de l'apprivoiser. Mais le garçon persévérait parce que son père lui avait demandé de se faire obéir de l'oiseau, et qu'il voulait lui faire plaisir. Il restait constamment près du faucon, le tenait éveillé en lui parlant ou en lui jouant de la musique car il avait entendu dire qu'un oiseau fatigué était plus facile a apprivoiser. Il apprit a se servir de son équipement (...). Il était censé cacher la vue du rapace, mais il ne pouvait pas se résoudre à le faire. Aussi essayait-il de rester dans son champ de vision quand il lui caressait les ailes, afin de gagner sa confiance. Il lui présentait la nourriture dans sa main, et au début l'oiseau refusa de s'alimenter. Par la suite, il mangea avec tant de voracité qu'il lui planta son bec dans la paume. Pourtant le garçon était heureux, parce qu'il progressait. Il voulait que l'oiseau s'habitue a sa présence, même si il fallait saigner pour en arriver là. Il s'aperçut que le faucon était un bel oiseau, que ses ailes gracieuses étaient conçues pour voler vite, qu'il était puissant et rapide, farouche et doux. Lorsqu'il piquait vers le sol, il se déplaçait à une vitesse vertigineuse. Quand il appris à décrire des cercles dans les airs avant de se poser sur son poignet, le garçon était fou de joie.  Parfois, l'oiseau se posait sur son épaule et nichait son bec dans ses cheveux.  Le garçon savait que le faucon l'aimait et, une fois certain  qu'il était parfaitement apprivoisé, il alla trouver son père pour lui montrer ses prouesses, s'attendant à susciter sa fierté.Mais son père prit dans ses mains l’oiseau, désormais apprivoisé et confiant, et lui brisa le cou. « Je t’avais demandé de te faire obéir, lui dit-il en jetant par terre le corps sans vie du faucon. Au lieu de quoi, tu lui as appris à t’aimer. Les faucons ne sont pas des animaux de compagnie : ils sont farouches, sauvages et cruels. Cet oiseau n’était pas apprivoisé ; il était vaincu. » Une fois seul, l’enfant pleura son oiseau jusqu’à ce que son père envoie un serviteur pour l’enterrer. L’enfant ne pleura plus jamais, et il n’oublia pas ce qu’il avait appris, à savoir qu’aimer, c’est détruire, et qu’être aimé, c’est aller vers sa destruction. 

La Cité des Ténèbres tome 1 : La Coupe Mortelle de Cassandra Clare, p.251-252-253

jace faucon

Alice.

 

 

 

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