21 août 2014

Geisha, Arthur Golden

Geisha

En plein dans ma période Japon je tiens à vous présenter Geisha d'Arthur Golden que j'ai déniché ce mois-ci dans une brocante de bord de mer... J'avais entendu parlé du film avec Zhang Ziyi que j'adore donc je me suis tout naturellement dirigée sur le livre. Je vous laisse découvrir le résumé :

A neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha.
Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour…
Ecrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d'un exceptionnel document et le souffle d'un grand roman. Il nous entraîne au coeur d'un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

Je crois pouvoir dire que ce livre est un coup de coeur. Ce n'est pas tant par son originalité qu'il m'a séduit puisque l'univers des geishas des années trente est assez  traditionel mais simplement  son potentiel "dépaysement". J'ai appris énormément de choses sur ces femmes dont la profession est souvent mal interprétée par les occidentaux. Fascinant, passionnant... Voici les deux mots qui me viennent à l'esprit pour cette histoire. Nul besoin d'être initié ou d'avoir une quelconque affinité avec le sujet pour apprécier ce livre. Les mots et ce destin exceptionnel suffisent à donner du coffre et l'héroine, attanchante et épatante nous émerveille. La lecture est fluide, crédible au point de plonger le lecteur dans les petites rues du quartier de Gion. Un vrai régal ! Seule la fin n'était pas à mon goût mais là c'est une question assez personnelle. Bref, vous l'aurez compris, voyage garantit !

Une critique en 4e de couverture a particulièrement attiré mon attention : "Il est difficile de concevoir qu'un homme, américain de surcroît, ait si délicieusement pénétré l'univers, entre effroi, candeur et calcul, d'une courtisane de haut vol au pays du Soleil Levant." Laurence Vidal, Gala. Je n'avais pas percuté ce détail mais si on y réfléchi à deux fois, cela rend ce livre encore plus notable...

 

Mémoire d'une Geisha

 

5 étoiles

 

Val

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11 juillet 2014

Nouba !, Michèle Bayar

nouba

Bonjour à tous et à toutes !

C'est vrai que ça fait une éternité que notre blog était resté plus ou moins en "friche" mais il reste néanmoins un formidable moyen d'expression que je retrouve avec plaisir !

Aujourd'hui 11 juillet 2014, envie irrépressible d'écrire... C'est les vacances et le vent violent ne me laisse aucun répit ! J'ai donc passé la journée sur le canapé à lire Nouba ! de Michèle Bayar, auteur dont j'avais déjà fait la critique l'année dernière. J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture et cet article me tenait à coeur parce que ce livre classé adulte pourrait, selon moi, toucher sans difficulté un public adolescent ou de jeunes adultes. Voici donc le résumé (4e de couverture) de cette belle découverte :

La décision a frappé la famille Bennafi comme un coup de tonnerre. Nul n'y était préparé. Ni la victime, Zohr, dix-neuf ans, étudiante en droit à Oran, ni les cousins pressentis à tour de rôle pour l'épouser. Mais le vieux l'a dit, le vieux l'a crié : «Il faut marier Zohr !» Et sa voix a traversé la Méditerranée.

Dans la famille française, c'est la panique. Les mères s'agitent, les fils fuient, les amoureuses complotent, les oncles tergiversent. À Oran, «l'autre», la troisième épouse, fait les bagages.

La cérémonie aura lieu chez Nadia, à Perpignan. Le vieux l'a décidé. En ce début de XXIe siècle, Zohr et ses cousins français sauront-ils «prendre leur tour» dans cette «nouba» familiale orchestrée par le patriarche et jouer eux-mêmes leur propre mélodie, selon leur propre partition ?

La liberté, l'indépendance et les pressions sociales exercées par les traditions dessinent une famille oranaise de France enjouée jusque dans ses contradictions les plus terribles.

Le titre annonce la couleur : Nouba, musique arabo-andalouse dont l'appellation signifie "prendre son tour". Ainsi Michèle nous entraine dans une danse endiablée au sein de cette famille du "qu'en dira-t-on" très à cheval sur les principes de l'honneur et des traditions. D'un côté, des parents hystériques qui veulent tout contrôler et de l'autre des jeunes adultes en quête de liberté et d'amour qui n'osent les contrarier... La bataille s'annonce rude, mais c'est sans compter sur la plume de Michèle qui nous ravie de son humour et de son ironie transformant ainsi ce véritable drame familial en comédie. Et je dois bien avouer que je m'en suis réjouit...  

Personnellement, l'émotion était aussi au rendez-vous. On passe aisément de la frustration à la réjouissance ou encore de la colère à la joie... Sous cette famille se cachent à la fois un problème culturel et un obstacle universel : le passage à l'âge l'adulte. Tout ceci est abordé sans tabou et en toute simplicité, c'est quelque chose que j'apprécie généralement en littérature.

C'est un livre assez court qui se lit d'un bout et que l'on peine à lâcher tant le sort des personnages nous préoccupe. En effet, je les ai beaucoup aimé car ils sont tous attachants et travaillés (avec une préférence pour Amine dont le parcours est assez émouvant). Il y a Nadia, le type de la mère méditerranéenne trop envahissante, voire inquisitrice, mais aimante et dévouée, Amine son plus jeune fils qui tarde à se détacher de l'enfance, ou bien encore l'exécrable ancêtre qui impose sa loi au mépris du bonheur de sa lignée... Certes, on peut rapidement basculer dans le cliché mais je trouve que Michèle à réussi à faire passer ceci de façon assez subtile en jouant avec ces stéréotypes culturels. De plus, on sent qu'elle maîtrise cet aspect un brin délicat : on ne tombe jamais dans l'artifice et le récit reste vrai, comme l'intention. 

La musique, omniprésente, donne une ambiance solaire et chaleureuse pour accompagner ce livre qui prend parfois des allures de "mini road movie". J'aime beaucoup le style fluide et frais de l'auteur. On trouve de belles descriptions, de belles analyses sur le sujet et une réflexion intéressante à partager. Je tiens à souligner l'important effort de documentation certainement réalisé par l'auteure sur la période d'Averroès.

On pourra cependant reprocher certains "secrets" trop prévisibles, ce qui est un peu dommage car je trouve que se sont ces petits "non-dits" qui pimentent le récit. On retiendra tout de même ce livre très personnel aux sujets d'actualité et qui vaut la peine d'être lu !

Marre des grosses productions made in US ? Envie de simplicité et de légèreté ? Je pense que ce livre pourrait vous plaire !

Val 

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25 octobre 2013

Sexy, Joyce Carol Oates

97820703808314ème de couverture : "C'était en novembre, un mardi après l'entraînement de natation. La chose avec Mr Tracy, le prof d'anglais de Darren. La chose c'est en ces termes que Darren y penserait par la suite. La chose, un mot vague, indéfini. La chose qui n'était pas arrivée de toute façon. "
Après ce jour, après ce qui s'est passé (mais s'est-il vraiment passé quelque chose ?), la vie est différente. Darren est différent. Rien n'est plus comme avant. Ses amis, sa famille, même les gens censés être des adultes responsables ne sont plus comme il les voyait. En qui Darren peut-il avoir confiance désormais ?

Joyce Carol Oates explore, avec son inégalable justesse, la quête identitaire d'un jeune de seize ans dans un monde où il n'a plus de repères. Et face à une société pleine de préjugés.

J'avais déjà entendu parler de Joyce Carol Oates, et en bien, c'est ce qui m'a poussée à acheter ce livre, pour trois fois rien dans une petite bouquinerie. Et je ne le regrette pas.

C'est un petit roman, a peine 226 pages, mais qui ne lésine pas sur la qualité. L'écriture est simple et claire, sans toutefois en devenir simpliste. Joyce Carol Oates a choisi d'écrire son roman à la troisième personne, ce qui peut parfois s'avérer risqué, surtout lorsqu'il s'agit d'un livre centré sur un personnage en particulier. Mais elle réussi avec brio a retranscrire les sentiments de Darren. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai beaucoup aimé ce livre. A priori, étant un fille, il m'est plus facile de m'identifier à des personnages féminins, mais Sexy déroge à la règle. Pour moi, ce roman est un exemple parfait de ce que peuvent être les pensées d'un adolescent.

La relation qu'entretient le lecteur avec Darren est assez étrange. C'est peut-être d'ailleurs le personnage en lui-même qui l'est. Il est décrit comme un garçon d'une grande beauté, dans la rue les gens se retournent sur son passage. Il est aussi un des espoirs de l'équipe de natation de son lycée. Quoiqu'il fasse il attire l'attention. Mais il m'a semblé étranger à tous ça, parfois déconnecté de la réalité. Cette attention que l'on lui porte le met mal à l'aise, il ne correspond pas du tout au stéréotype du mec-beau-sportif-et-sûr-de-lui décrit dans la plupart des bouquins pour ados se déroulants aux Etats-Unis. Pour lui, la natation est un moyen de se défouler plus que de briller aux yeux de tous, il n'est pas constamment en représentation. Il doute, il a peur de ne pas être à la hauteur de tout ce dont on le félicite, de décevoir ses parents, son entraîneur. Mais il ne partage rien de tout ça,avec personne. Il se contente de montrer de lui que ce que les autres semblent décidés a voir, et il a l'intime impression que cette perfection perçue par les gens fait de l'ombre à sa propre personnalité, qu'il trouve loin d'être parfaite, et que c'est pour cette raison qu'il se sent si seul.

Et c'est un minuscule évènement, "la chose avec Mr Tracy", qui va tout faire changer, qui va le mettre face à ses peurs, mais qui va également faire apparaître un poids nouveau sur ses épaules, qu'il s’efforçait d'ordinaire d'oublier, le poids des conventions sociales. Des tabous. De ces choses dont on ne parle pas, jamais, comme si en s'efforçant de les oublier on allait les empêcher d'exister. Et pour Darren, le doute laisse place à de la culpabilité, du déni vis à vis des faits. Mais ces faits, finalement, quels sont-ils ? Et en valent-ils vraiment la peine ? A méditer... ^ ^

Joyce Carol Oates nous livre  un superbe roman sur la quête de réponses d'un jeune homme perdu entre ce qui est bien et ce qui est mal, entre ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas, désorienté par cet accord tacite entre les adultes, sensé définir les règles morales d'un monde bien trop manichéen pour être réaliste...

Alice.

Extrait :

"Certains de ceux qui le regardaient, fixant des yeux affamés sur lui, n'étaient ni des filles, ni des jeunes femmes, mais des hommes. Il voyait ça dans leur regard à quoi ils pensaient, et ça le dégoûtait. Avoir ce pouvoir l'excitait et l'effrayait à la fois. Sauf que ce n'était pas vraiment son pouvoir. Sauf qu'il n'en voulait pas vraiment. Parfois les hommes ( Darren était écœuré quand il y pensait, réellement choqué) étaient des adultes qu'il avait déjà rencontrés, des habitants de la ville, des hommes qui connaissaient sa famille.
Sexe, sexy. Être sexuel.
Il avait appris à baisser les yeux. A ne jamais avoir de contact visuel."


 Ecrivain prolifique, Joyce Carol Oates est auteur de romans, de nouvelles et de poèmes(...). Tensions sociales, pouvoir, féminité, sexualité sont autant de thèmes que l'auteur aborde et développe avec pessimisme et lucidité. Avec des romans comme Eux, La Fille du fossoyeur, ou Délicieuses pourritures, Oates dépeint un visage sans concession de l'Amérique, celui des années 1960 et 1970 principalement. (...) Au-delà de l'exploration d'un mythe américain, c'est la question de l'identité que l'écrivain cherche à percer (...). Professeur à l'université de Princeton, auteur d’essais sur l’art de l’écriture, Joyce Carol Oates s'impose comme une grande dame de la littérature américaine contemporaine. (source ICI)

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22 octobre 2013

La vérité sur l'affaire Harry Québert, Joël Dicker

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4ème de couverture : À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Prix Goncourt des lycéens et Grand prix du roman de l'Académie française en 2012, ce roman a eu un vif succès lors de sa sortie, c'est donc sans hésiter que j'ai décidé de le lire. Et, oui, il m'a bien plus mais "c'est tout". Disons plutôt que je ne lui ai rien trouvé d'exceptionnel...

On suit donc le narrateur, de retour dans la petite ville d'Aurora, New Hampshire, afin d'enquêter sur le meurtre de Nola et redorer le blason de son ami et mentor, Harry Québert. Il est écrivain, en période de page blanche, et son éditeur vient de lui poser un ultimatum : écrire un livre qui permettra de réitérer les ventes exceptionnelles du précédent ou risquer d'être poursuivi en justice. C'est donc aussi pour tenter de (re)trouver l'inspiration qu'il décide de revenir dans la ville où Harry Québert a longuement vécu, dans la maison où il a écrit son fantastique roman, encensé par la critique : Les Origines du Mal. Mais c'est aussi dans le jardin de cette fameuse maison qu'on été retrouvés les restes d'ossements de Nola, et tout porte donc à croire que le fantastique écrivain Harry Québert est également un meurtrier. Marcus, notre narrateur, s'embarque donc dans une enquête qui l' emmènera à découvrir les biens sombres secrets de certains habitants de la si paisible ville d'Aurora...

L'histoire en elle-même, l'intrigue est plutôt bien construite, et assez captivante, on va de révélation en révélation et j'ai parfois eu du mal à poser le livre. Cependant, j'ai trouvé quelques longueurs, notamment vers la fin, où l'auteur semble oublier son personnage dans des pistes inutiles et lui fait donc faire à mon goût trop de détours.

Les personnages sont plutôt bien trouvés, j'ai bien aimé le narrateur et toutes les histoire autour des ses années d'étudiant, ou ses discussions avec sa mère, mais j'ai quand même eu l'impression qu'il manquait quelque chose à sa personnalité pour le rendre vraiment intéressant. Ensuite, j'ai eu du mal à cerner Harry Québert, notamment le pourquoi de sa relation avec Nola qui, grâce a des retours en arrière, nous est présentée comme une gamine immature et égoïste, qui veut tout maintenant, là, de suite et qui devient donc très agaçante...

L'écriture de l'auteur est un bon point, puisque fluide et agréable, mais il ne s'agit tout de même qu'un roman policier, la plume reste donc assez simpliste. Cependant, la "réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias " m'a au premier abord parue un peu légère, mais c'est finalement avérée intéressante. L'auteur ne nous apprend pas grand chose sur la soif de profit des hommes d'affaires ou la forte tendance à déformer les propos des médias, mais nous donne quand même matière à réfléchir, ce qui ne se refuse pas ^^

En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce roman, malgré mes nombreux "cependant" et j'ai passé de très bons moments durant sa lecture, avec une ambiance très agréable, intimiste et en même temps assez sombre et un intrigue bien menée. Et petit plus : la superbe image de couverture, une oeuvre d'Edward Hooper, peintre que j'aime beaucoup, et qui retranscrit très bien l'atmosphère d'Aurora. Un livre à lire !

Alice.

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24 août 2013

16 lunes, Kami Garcia et Margaret Stohl

imagesRésumé: Ethan Wate, un jeune lycéen, habite la ville de Gatlin, située dans le Sud des États-Unis. Il mène une existence tranquille, si tant qu'on peut en mener une quand on a une mère décédée et un père qui s'enferme toute la journée dans son bureau pour y écrire un roman. La seule personne qui veille désormais sur lui est Amma, sa « gouvernante », qu'il considère comme sa mère et dont le passe-temps favori est de fabriquer des petites poupées et autres objets pour garantir la sécurité de la maisonnée. Le jour de la rentrée des classes, après être arrivé en retard avec son meilleur ami Link, Ethan apprend qu'une nouvelle élève est arrivée au lycée. Elle s'appelle Lena Duchannes et est la nièce de « ce Vieux Fou de Ravenwood », un homme que l'on n'a plus vu bien avant la naissance d'Ethan. Mais depuis son arrivée, d'étranges phénomènes se produisent autour de la jeune fille et Ethan se rend compte que la mystérieuse fille présente dans ses rêves n'est autre que Lena. De plus, il s'aperçoit qu'ils peuvent parler ensemble par la pensée. Peu à peu, des liens d'amitié se forment entre les deux adolescents, et Lena commence à lui accorder sa confiance. Même si Ethan ne la croyait pas tout à fait ordinaire, il ne se doutait pas de ce qu'elle est en réalité : car il doit se rendre à l'évidence, Lena est une Enchanteresse, elle possède de nombreux pouvoirs tels que ceux de maîtriser les éléments. Seulement, l'amour qu'il a pour elle va se transformer en danger, car quelqu'un cherche manifestement à leur faire du mal…

J'ai été agréablement surprise par cette lecture, je me suis lancée dedans sans grande conviction et je me suis laissée bercer par l'histoire... 

Les personnages sont extrêmement bien décrits et j'ai particulièrement aimé Lena. Pour une fois, c'est un garçon qui raconte, chose rare dès qu'il y a de l'amour dans l'air... La petite ville de Gatlin m'a aussi beaucoup plu et elle m'a grandement rappelé Fell’s Church, la ville dans laquelle se déroule Le journal d'un Vampire. En effet les habitant sont bercés par les traditions et par la mémoire omniprésente de la guerre de Sécession. Dans mon esprit cette ville est un mix entre Forks (Twilight) et Fell’s Church, mais avec des maisons plus anciennes et plus traditionnelles. Et ça, j'ai bien aimé ! 

Venons-en aux points négatifs. Comme je vous le disais tout à l'heure, j'ai retrouvé beaucoup d'éléments d'autres livres et même si j'ai aimé les descriptions, le côté déjà vu et revu de l'intrigue et les références incessantes à d'autres livres m'ont beaucoup agacées. Essayer de montrer qu'on est plus moderne que Twilght en démolissant Twilight c'est pas très fair play et complètement inutile... (au passage je précise que je ne pas une fan inconditionnelle de Twilght et que cette remarque est juste une observation ^^)

J'ai quand même envie de terminer par une note positive: malgré un tout petit goût de déjà vu, ce livre reste très original et se démarque grâce à son univers qui gagne à être connu. Personnellement dans le genre romance fantastique, c'est celle que j'ai préféré mais ça bien sur c'est une question de goûts personnels ^^ 

4 étaoi

Val

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20 août 2013

La délicatesse, David Foenkinos

la-delicatesseExtrait de quatrième de couverture:

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

Poussée par le résumé mignon à croquer, j'ai entamé cette lecture avec un grand enthousiasme. Si je devait le qualifier, je dirai que c'est un roman doux, touchant, drôle et même ravissant. L'auteur arrive à rendre ses personnages envoûtants et retranscrit à merveille leur sentiments. Durant la lecture, je me suis beaucoup attaché à Markus, le suédois ringard et sensible qui contre toute attente fais preuve d'un humour complètement décalé et d'une incroyable "délicatesse". Cependant il manquait un petit quelque chose dans l'écriture que j'ai ressentie peu plate à certains moments. De plus il est dur pour une adolescente de 16 ans de s'identifier à Nathalie, cette femme (veuve en plus) forte et ultra consciente de sa féminité. Par conséquent, je ne le conseillerai pas à de jeunes adolescentes, qui pourraient ne pas apprécier ce moment de lecture et le trouver ennuyeux. 

etoile 3

Val

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29 juillet 2013

Into Whe Wild, John Krakauer

into the wildIl avait renoncé au rêve américain. Pour vivre une aventure extrême. En 1992, le cadavre d'un jeune homme est découvert dans un bus abandonné en Alaska, au pied du mont McKinley, loin de tout lieu habité. Fils de bonne famille, Chris McCandless aurait dû en toute logique devenir un américain bien tranquille à l'avenir sans surprise. Mais, dès l'obtention de son diplôme universitaire, il décide de partir à l'aventure. Après avoir fait don de ses économies à une œuvre humanitaire, il entame son périple sous un nom d'emprunt avec sa vieille voiture, qu'il abandonnera un peu plus tard. Il sillonne le sud des États-Unis, subsistant grâce à de menus travaux, avant de réaliser son grand projet : s'installer au cœur de l'Alaska, seul, en communion avec la nature. Mais on ne s'improvise pas trappeur, ni homme des bois... Ce parcours dramatique d'un jeune homme qui a voulu vivre jusqu'au bout son impossible idéal est retracé par Jon Krakauer.

Je connaissais déjà les grandes lignes de l'histoire de Chris McCandless avant de lire Into The Wild, je n'ai donc pas été spécialement bouleversée par le livre de Jon Krakauer, je l'ai cependant trouvé très intéressant.

Si quelque chose dans cet ouvrage m'a surprise, c'est plutôt la manière dont il est organisé. Il s'apparente plus a un écrit journalistique qu'a un roman. C'est cependant assez logique compte tenu du métier de Jon Krakauer. Pour la petite histoire, on apprend qu'il a pris la décision d'écrire ce livre sur l'épopée de Chris McCandless après les nombreuses réaction suscitées par un article qu'il avait lui-même écrit dans le magasine Outside, mais aussi car il s'identifiait fortement à ce jeune homme.

Durant les 100 premières pages, j'ai trouvé le livre décousu, je me perdais au niveau des nom des personnages. De plus, les événements  ne sont pas décrit de manière parfaitement chronologique, il y a des retours en arrière placé de manière irrégulière et j'ai vraiment eu du mal à m'y retrouver. C'est lorsque l'auteur commence à aborder plus précisément la personnalité de Chris McCandless que j'ai commencé à énormément apprécier ce livre. Là aussi, Jon Krakaur a procédé de manière assez spéciale pour essayer d'analyser les motivations de Chris. Il évoque son passé mais fait aussi de nombreux rapprochement avec d'autres "aventuriers" méconnus du grand public qui ont eux aussi cherché à s'éloigner de la civilisation pour affronter la nature sauvage. Il fait aussi un parallèle avec sa propre expérience.

Au final, ce livre ne donne pas de réponse au grand Pourquoi ?, question que tout le monde s'est posée en apprenant l'histoire de Chris McCandless. Et peut-être que lui-même n'aurait pas eu de réponse à donner. Cependant, ce livre donne au lecteur tous les élément possibles pour constituer sa propre opinion sur l'acte de Chris, en dehors bien-sûr de ceux qu'il emporta dans sa mort. Mais selon-moi, le génie de Krakauer dans ce roman réside en l'attachement qu'il à su créer vis à vis de Chris, alors même qu'il ne l'a jamais connu et ne pourra jamais complétement le comprendre.

Au final, ce livre donnerai presque envie d'aller se perdre en Alaska, et met bien sûr en avant la volonté et l'ambition de certains individus qui n'arrivaient définitivement pas à se satisfaire de la vie rassurante mais monotone offerte par notre société, avec laquelle ils n'étaient pas en phase, au point de désirer une solitude que peu de personnes supporteraient, y compris eux-mêmes...

Alice.

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01 juillet 2013

Le voyage de Lou, Maria Joan Hyland

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4ème de couverture : Issue d'une famille défavorisée de Sydney, Louise Connor, adolescente de seize ans surdouée et mal dans sa peau, part dans le cadre d'un programme d'échanges scolaires passer sa dernière année de lycée dans une banlieue aisée de Chicago. Lou compte sur ce séjour pour se réinventer et commencer une vie nouvelle.
Mais elle comprend vite que nul ne peut faire table rase de sa personnalité et de ses angoisses quand elle se trouve confrontée à la cruelle tyrannie des lois de l'insertion sociale édictées par les Harding, sa famille d'accueil typiquement américaine, pétrie d'une inépuisable bonne volonté doublée d'une bonne conscience confinant à la pathologie.
Tiraillée entre sa vulnérabilité et son agressivité, son immense besoin d'affection et son dégoût pour la médiocrité environnante ou pour sa propre maladresse, Lou est un personnage complexe dont la sensibilité suraiguë fait une narratrice brillante. Parsemé d'images lumineuses et de véritables moments de grâce, le récit sans concession de la jeune rebelle laisse entrevoir la possibilité, pour une créature blessée, de retrouver un peu de chaleur humaine, d'amitié ou de rêve là où elle les attend le moins.

Le personnage de Lou est sans aucun doute l'élément essentiel du livre. Plutôt normal, me diriez-vous, mais j'ai vraiment eu l'impression que dans ce roman, le rayonnement du personnage principal avait quelque chose de différent. En fait, à chaque rebondissement, ce n'est pas l'action en elle-même qui avait de l'importance mais plutôt la réaction de Lou face à ce qui venait de ce passer, et ce pour chaque évènement du livre sans exception. Evidemment, chaque roman à son personnage principal mais j'ai vraiment ressentit quelque chose de différent ici, l'auteur a vraiment voulu donner une dimension différente à son roman.

Par ailleurs, je dois dire que Le voyage de Lou m'a laissée assez perplexe. Je n'ai pas aimé le début du roman (≈ les 100 premières pages ), il m'a mise mal à l'aise, principalement à cause de la relation bizarre et ambiguë entre Lou et James (son "frère d'accueil"). En fait, j'ai vraiment eu du mal à cerner Lou, sa personnalité. Elle est à la fois banale et hors norme, avec des réactions et des envies étranges. Après réflexion, je me dis que c'est peut-être dû à la description très poussée et minutieuse de ses pensées, on a tous des réactions bizarres parfois... Toujours est-il que j'ai vraiment eu du mal avec elle, mais j'ai fini par m'y habituer, certaines de ses remarques ou réflexions  m'on bien plu. Evidemment, on se rend compte que la vie n'a pas été tendre avec elle, notamment a cause de ses soeurs totalement allumées ou de ses parents irresponsables. L'arrivée dans sa famille d'accueil va aussi rendre les choses plus difficiles et bouleverser ses habitudes, elle va avoir du mal à s'adapter, parce qu'elle ne réussit pas à entrer dans le moule de l'enfant modèle (qui ne l'est la plupart du temps qu'en apparence...).

Ce qui m'a plus dans ce roman, c'est la façon dont l'auteur met en avant les failles de chacun des personnages. Pas des faiblesses mais des sortes de dysfonctionnements propres à chacun, qui montrent que personne n'est parfait nulle part. 

Alice.

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24 juin 2013

Le meilleur des mondes, Aldous Huxley

le meileur des mondeRésumé : Les expérimentations sur l'embryon, l'usage généralisé de la drogue. Ces questions d'actualité ont été résolues dans l'État mondial, totalitaire, imaginé par Aldous Huxley en 1932. Défi, réquisitoire, anti-utopie, ce chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation a fait de son auteur un des témoins les plus lucides de notre temps.

Je vais faire court pour ce livre parce que je n'ai pas pu accrocher et d'ailleurs je ne suis même pas arrivée jusqu'au bout. Je ne le déconseille pas particulièrement, parce qu'il reste un livre interessant, mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé que qu'il méritait d'être plus clair dans son écriture et dans son intrigue. J'ai passé le premier tier du livre à me demander qui était qui, quel statut avait chaque personnage: Alpha ?, Bétâ ?... Quelque chose qui m'ennerve au plus haut point. De plus, certains passages étaient parfaitement incompréhensibles... Quant aux personnages, aucun n'est attachant et leur mode de fonctionnement m'a profondément agacé (c'est le but de l'auteur vous me direz...). J'ai néanmoins apprécié la description de la "création" des enfants et de leur éducation ainsi les nombreuses références plus ou moins cachées (comme par exemple dans les noms des personnages).

L'histoire n'a rien de prenant et j'ai été déçue par les longueurs inscessantes qui gâchent la dynamique de l'oeuvre. J'ai tout de même aimé la portée visionnaire et "préventive" mais je n'y ai trouvé rien de plus.

Voici une phrase du philosophe russe Nicolas Berdiaev trouvée sur Wikipédia qui résume assez bien l'enjeu de ce livre : « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre. »

Val

16 juin 2013

Sous le règne de Bone, Russell Banks

Russell-Banks-Sous-le-regne-de-Bone

4ème de couverture : "Mon existence est devenue intéressante, disons, l’été de mes quatorze ans. J’étais à fond dans la fumette et comme j’avais pas d’argent pour m’acheter de l’herbe je me suis mis à fouiner tout le temps dans la maison pour dénicher des trucs à vendre - mais il n'y avait pas grand chose" C’est alors que Bone, avec sa crête, son nez percé et le tatouage fondateur de son identité - des os en croix - prend la route, et que le roman se déploie au fil de ses aventures et de ses rencontres avec tout ce que l’Amérique puis la Jamaïque comptent de marginaux, d’aventuriers et de sages. Un percutant roman de formation sous forme de road movie.

Ce roman est le premier que j'ai lu de Russell Banks, mais surement pas le dernier !

J'ai beaucoup aimé ce livre, à la fois intense et drôle. Il dépeint une tranche de la vie de Bone, entre une petite ville de l'Etat de New-York et les plantations de ganja en Jamaïque.

Bone est un personnage qui m'a bien plu. J'avais quelques appréhensions vite envolée, puisqu'il s'est révélée être intelligent, drôle et touchant. J'avais peur qu'il soit trop inconscient, déconnecté de la réalité et d'une certaine morale, mais pas du tout. Contrairement à certains des personnages qu'il va rencontrer, il garde les pieds sur terre et fait preuve de maturité face aux événement. Il m'a donné l'impression de chercher quelque chose sans trop savoir quoi, la liberté, l'aventure ou même de l'affection... La plume de l'auteur permet de se sentir au plus près de son personnage, de ressentir chacune de ses émotions, notament en utilisant un langage familier (ce qui m'a parfois rappelé L'attrape-coeurs).

Durant son voyage, Bone va côtoyer de nombreux individus sans aucun liens entre eux, mais unis par une même extravagance (parfois flippante, je l'avoue...), ce sont en partie eux qui créent cette diversité dont le roman est empreint.

Pour moi, ce roman est en quelque sorte un récit de découvertes. Pour nous, lecteurs, comme pour Bone. Découvertes de lieux, d'individus, de cultures, et de modes de vie pour le moins étranges, mais intéressants. C'est un aspect du roman que j'ai adoré, les différentes ambiances dans lesquelles Russell Banks plonge le lecteur, qui se laisse emporter sans avec fluidité. Cette sensation de voyage et quasi omniprésente, l'auteur nous fait aller de surprises en surprises et met en lumière une société américaine peu connue et parfois dérangeante. Toute la deuxième partie du livre, qui s'introduit dans le mode de vie "rasta" jamaïcain m'a permis de le découvrir sous un angle un peu moins cliché, ce qui m'a beaucoup plu.

Je pourrais cependant reprocher à ce roman quelques longueurs dans le début, j'ai eu un peu de mal a rentrer immédiatement dans l'histoire.

Je vous conseille ce livre pour son immense diversité d'atmosphères et de personnages, pour son invitation à la liberté et l'évasion, et pour Bone, personnage exceptionnel.

Alice.

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