22 mars 2013

Shutter Island, Dennis Lehane

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Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé "Shutter Island" se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ? Au fur et à mesure que le temps passe, les deux policiers s’enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu’au choc final de la vérité. Avec Shutter Island, Dennis Lehane est au sommet de son art. (source ICI)

J'ai beaucoup aimé ce livre. J'ai été immédiatement emportée par l'ambiance sombre et angoissante qui s'en dégage et j'avais beaucoup de mal à m'arrêter de lire. Assez addictif donc ^^

J'ai adoré toute l'intrigue basée sur la psychose, l'exploration des méandres de l'esprit humain. Je trouve que c'est un sujet passionnant et riche, très bien exploité ici. 

Le style de l'auteur est très bon, précis et clair. Il m'a tout de suite emportée, grâce à un très bon dosage entre l'enquête et les plongées dans la vie de Teddy. Ce personnage est très intéressant. Au fur et à mesure que l'intrigue évolue, on en apprend de plus en plus sur son passé, plutôt traumatisant. Il faisait partie des troupes américaines qui ont découvert les premiers camps de concentration en Allemagne. Ça femme est morte dans un incendie. De fil en aiguille, Teddy devient donc réellement l'élément central du roman et non plus un simple enquêteur avec un mystère entre les mains. Et le mystère en question n'est pas vraiment celui auquel on s'attend en lisant un simple résumé. Je ne peux évidemment pas vous en dire plus, la lecture de ce roman perdrait tout son intérêt...

En conclusion, un excellent livre que je ne peux que vous conseiller, écrit par un auteur de thriller aguerri qui arrive à garder un suspense oppressant tout au long du livre, pour finir par une chute assez inattendue et perturbante.

Alice.

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Ce roman a été adapté en film par Martin Scorsese avec notament Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo, Ben Kingsley, Michelle Williams et Emily Mortimer.

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13 mars 2013

Soixante Six, tome 1 - La Prisonnière de Michel J. Lévesque

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Deux villes. Deux individus pris au piège. Des alliés, des ennemis, des lieux étranges et des créatures menaçantes. Des souvenirs qui s’effacent, des visages qui, sans changer, deviennent soudainement étrangers… (source ICI)

Sur les traces de Matrix et d'Inception, ce livre nous plonge dans une machination tentaculaire et diabolique qui mêle expérimentation médicale militaire, intérêts financiers et pouvoir mafieux

Mon Résumé : Alexia Lincoln vit à Tea Walls, une petite ville en apparence tranquille des Etas-Unis, où tout est à sa place. Elle est populaire, capitaine des cheerleaders de son lycée, elle sort avec Ian Barstow, joueur de l'équipe de football. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur de mondes possibles. Mais (parce qu'évidemment, il y a un "mais"), suite à la mort de trois élèves du lycée, Alexia va recevoir un message du mystérieux F. Christian qui lui annonce que les trois ados ont en réalité été assasinés. A partir de là, tout s'enchaîne. La vie paisible d'Alexia vole en éclats, toutes sortes de détails qui lui ont toujours parus insignifiant deviennent suspects, et le rêve et la réalité commencent à s'imbriquer dangereusement. Accompagnée de Ian et Nick Amboy, Alexia se lance dans une course poursuite haletante pour essayer de sortir de l'enfer dans lequel ils ont été jetés...ou peut-être tout simplement pour se rêveiller...

Jack Soho vit quant à lui à Hastings Horizon, en Californie, avec ses demi-frères et sa demi-soeur, les triplés Evelyn, Owen et Jimmie, dont il est le tuteur légal depuis la mystérieuse mort de leur famille. Jack est un mafieux, célebre et respecté puisqu'à tout juste 23 ans, il est le second de l'organisation criminelle la plus influente de la ville. C'est alors que se déclenche une épidémie mortelle, qui transforme les êtres humains en zombies assoifés de chair humaine ou les condamnes à être dévorés vivants. Pour sauver ceux qu'il aime, Jack est obligé de fuir, lui aussi aidé par F.Christian. 

Comme vous l'aurez compris, on suit dans ce livre l'histoire de deux personnages en parallèle. Ce n'est qu'a la fin du roman qu'il se rencontrent enfin mais ils semblent liés pour une raison inconnue.

La mention du film Inception sur la 4ème de couverture de ce roman est sans aucun doute ce qui m'a incité à le lire. J'ai adoré ce film son aspect complexe, dérengeant, intriguant et ce sont des adjectifs tout a fait appropriés pour décrire Soixante-Six. Bien sûr, le roman offre une version plus "adolescente", notament au travers des personnages. J'ai eu un peu peur des clichés les concernant (la cheerleader, le joueur de foot, le mec un peu "rejeté", et bien sûr tous supers beaux...) mais mes apréhensions se sont vite envolées. En effet, j'ai plutôt eu l'impression que l'auteur utilisait ses personnages stéréotypés pour casser les codes, en les mettants dans des situations tout à fait improbables et un peu déjantées. J'ai donc trouvé très interressant cette grande diversité dans le roman. On passe des occupations futiles d'adolescents à des scènes un peu gores de façon très fluide et les personnages font parfois preuve d'humour dans des situations un peu incongrues... Mais malgrès une impression de confusion (due au synopsis de base), l'action est bien présente et le rythme très intense, sans aucun temps mort !

Pour l'instant, il reste de nombreux aspects du roman encore peu développés, ce tome sert en quelque sorte de mise en place de l'histoire, de commencement. Beaucoup de questions restent en suspens, j'ai donc forcément envie de lire la suite qui apportera sans aucun doute de nombreuses réponses et qui s'annonce donc tout simplement passionnante !

Le seul point négatif de ce roman est le style de l'auteur qui laisse à désirer, un peu trop simple et creux à mon goût.

Je conseille vivement ce livre à tous les fans d'intrigues complexes et captivantes, de science-fiction, de zombies, de romances ado, et surtout à tous ceux qui aiment que la réalité ne soit pas là où on le pense...

Alice.

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NB : Ce roman est en réalité le regroupement des tomes 1 et 2 de la VO Canadiennes (1 : Les tours du château - 2 : Le cerceuil de cristal). Aucune date de sortie du tome 2 de cette édition française n'est encore prévue.

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09 mars 2013

Coule la Seine, Fred Vargas

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" Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond, il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton souffle. Ton ami blond voit une flaque. Il s'arrête, examine la chose et il la contourne, il prépare bien son affaire. Toi, tu ne vois même pas cette flaque mais tu passes à côté sans le savoir, au flair. Tu piges ? T'es comme un magicien... " Il a raison ce clochard, le commissaire Adamsberg est un véritable magicien.Trois nouvelles pour le prouver, trois enquêtes du commissaire, à Paris, là où coule la Seine. (source ICI)

Ce livre est un recueil de trois nouvelles policières : Salut et Liberté, La nuit des brutes et Cinq francs pièce, écrites par la très talentueuse Fred Vargas, auteur de romans policiers à fort succès et archéozoologue.

Les trois enquêtes de ce roman sont toutes menées par le commissaire Adamsberg, personnage récurent de plusieurs romans de Fred Vargas (L'Homme au cercles bleus, Dans les bois éternels...). C'est un personnage très complexe et intéressant. Il est difficile à cerner, c'est un grand rêveur qui peut parfois paraître marginal, il vit dans son monde, déconnecté de la réalité. Pourtant, c'est quand l'impression que l'enquête ne sera jamais bouclé s'installe en nous qu'Adamsberg parvient a nous étonner en la résolvant avec brio. Il est en effet extrêmement talentueux et possède une sorte de sixième sens peu commun.

Je dois vous avertir, si vous êtes à la recherche d'un roman policier complexe avec une intrigue massive, passez votre chemin. Ces nouvelles ne sont pas très développées du point de vue de l'enquête mais recèlent des personnages peu nombreux (nouvelle oblige) mais tout à fais hors du commun qui sont en réalité les grands héros de ce recueil. Il sont piochés parmis diférentes classes sociales et ont tous un caractère étonnant, un oeil rabaissant pourrait presque les qualifier de "fous" mais ils font l'originalité des écrits de Fred Vargas.

Alice.

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Le Prince de la brume, Carlos Ruiz Zafon

Le Prince de la Brume est le premier tome de la "trilogie de la brume" de Carlos Ruiz Zafon.

Voici le résumé de Babelio dont je n'ai mis que le début pour éviter de trop en dévoiler:

« Le Prince de la Brume n'avait jamais complètement disparu. Il était demeuré dans l'ombre en attendant, sans hâte, que quelque force occulte le ramène dans le monde des vivants. »
1943, Angleterre. Fuyant la guerre, la famille Carver – les parents et leurs trois enfants, Max, Alicia et Irene – se réfugie dans un village de bord de mer. Leur nouvelle maison appartenait précédemment à un riche couple qui a quitté le pays après la mort de leur petit garçon, Jacob. Peu après son emménagement, la famille Carver est confrontée à de troublants événements. La maison de la plage paraît hantée. Quelque chose ou quelqu'un rôde entre les murs. Max et Alicia commencent à enquêter sur les circonstances obscures de la mort de Jacob. Roland, un adolescent du village, les aide. Il les entraîne dans des plongées autour d'un cargo qui a coulé dans la baie après une tempête, des années auparavant. Autour de cette épave, tout respire la peur : les poissons ne s'y risquent jamais, des ombres paraissent à l'affût derrière les cloisons rouillées et dans les coursives délabrées...

J'avais déjà lu Les lumières de septembre, le troisième tome de la série (cliquez ici pour lire la critique) et j'ai eu la surprise de retrouver quasiment le même roman... Bon j'exagère un peu mais on retrouve toujours les mêmes schémas relationnels, les mêmes enjeux (à savoir: le diable rode pour qu'on lui paye sa dette) et la même atmosphère où le danger est palpable (ça d'accord c'est un bon point). On garde le traditionnel côté tragique et fataliste des Zafon qui, à force, agace un peu... En revanche rien à redire du coté stylistique, l'écriture est merveilleuse et on reconnaît la parole d'un grand conteur ! Comme dans les lumière de septembre cela ce passe sur la côte (mais cette fois ci en Angleterre et non en Bretagne) et l'univers marin est très présent. Le coté épouvante était particulièrement présent et j'ai été ravie de constater que le thème de la maison hantée fait toujours sont effet ! Ce tome m'a particulièrement dérangée car Zafon a utilisé ici tout un tas d'élements qui me mettent mal à l'aise par exemple les clowns et les chats au comportement bizarre (vous comprendrez en lisant). Il sait jouer avec nos peurs comme personne et pourtant on en redemande ! Ca c'est la magie Zafon...

En conclusion: Mon avis est assez partagé, j'ai été déçue par l'effet de "déjà vu et revu" et par la fin trop rapide mais aussi très enthousiasmée par l'univers de l'auteur que j'aime tant et qui comme toujours sait m'emporter au coeur de son l'histoire.

Val

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28 février 2013

Toi et moi à jamais, Ann Brashares

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4ème de couverture : Riley, Alice et Paul. Les deux soeurs et l'ami d'enfance. Voici l'été de leurs retrouvailles. La côte Est des Etats-Unis, les maisons de vacances, les plages de l'île qu'on connaît par coeur. Et pourtant tout a changé. Ils ont vingt ans. L'amitié se trouble. Entre Alice et Paul, une attirance nouvelle s'installe. C'est alors que la tragédie frappe et vient changer le cours du destin... (source ICI)

J'avais quelques appréhensions avant la lecture de ce livre mais elles se sont toutes envolées après la lecture des premières pages. J'ai vraiment adoré ce roman, frais, léger, agréable et surtout très vrai.

Ne vous arrêtez pas au titre, très superficiel ici mais bien mieux en version originale : The last summer (of you and me) (⇒ Notre dernier été) où il traduit mieux le changement vécu par les personnages. L'image de couverture paraît elle aussi très cliché mais l'es moins après la lecture, notamment à cause de l'importance de la plage et de la mer dans l'histoire.

Ce roman aborde le sujet du passage à l'âge adulte, de la remise en question des certitudes de l'enfance et donc de la perte d'une certaine innocence. La première moitié du livre contient beaucoup de flash back, vécus par les trois personnages principaux - Alice, Paul et Riley - à chaque fois de leur point de vue personnel. Cela permet de mettre en relation deux époques de leur vie et de confronter le point de vue de l'enfant qu'ils ont été et de l'adulte qu'ils sont en train de devenir. Cela permet au lecteur de mieux comprendre l'attitude de chaque personnage vis à vis des deux autres. Pour eux, cet été sert en quelque sorte de bilan avant de passer à autre chose mais il leur permet aussi d'affronter ce qu'ils n'avaient jamais eu le courage de regarder avant. Notamment pour Paul, vis à vis d'Alice avec qui il n'a jamais été vraiment honnête (contrairement à ce que dit le résumé de la 4ème de couv', l'attirance n'est pas vraiment "nouvelle"). Dit comme ça, tout peut paraître un peu trop naïf mais, et c'est là que réside pour moi la surprise, ce n'est pas du tout le cas. Ann Brashares a réussi a exprimer tout ce méli-mélo de sentiments de façon très éthérée, fluide et totalement ravissante.

L'histoire d'amour n'est pas parfaite ni exagérée dans un idéal un peu trop artificiel mais elle ne tombe pas non plus dans le tragique ce qui lui donne une authenticité rare. De plus, j'avais très peur du triangle amoureux qui se profilait mais l'auteur à très bien évité l'écueil puisque Riley est seulement amie avec Paul. Ce la montre donc qu'une histoire d'amour peut être très complexe même avec deux personnes qui s'aiment et sans forcément introduire quelqu'un d'autre (par souci de facilité je pense).

Enfin, le lieu où se déroule la plus grande partie de l'histoire ; Fire Island, est très symbolique puisque c'est en quelque sorte lui qui articule le tout, qui fait le lien entre la candeur enfantine et la dure réalité du monde adulte. J'ai adoré l'ambiance estivale de cette île (qui m'a un peu fait penser à l'île d'Yeu ), ce livre m'a apporté un petit rayon du soleil d'été et, pendant quelques instants, j'avais vraiment l'impression d'un mois d'août.

Je vous conseille donc vivement ce roman et même si vous n'apréciez pas particulièrement les histoires d'amour, il pourrait vous réconcilier avec le genre...

Alice.

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(l'île de Fire Island, près de New York)

Extraits :

Pages 12-13 :

C'était un petit village, sur une petite île, avec ses us et coutumes particuliers. Le mode de vie estival se résumait à un adage : « Ni clés ni portefeuilles ni chaussures. » Il n'y avait pas de voitures et - autrefois, tout du moins- personne ne fermait sa porte à clé. [...] Quant à ceux qui portaient des chaussures, trois options : ils venaient dd'arriver, repartaient ou allaient faire un tennis. Même au yaght club. Même aux soirées. C'était une véritable fierté locale d'avoir les pieds assez calleux pour supporter les chemins de planche pleins d'échardes. On en attrapait toujours autant; c'était inévitable. Mais on ne sen plaiganait pas, c'était comme ça.

Pages 19-20 :

Enfants, ils avaient inventé des dizaines de noms, pour décrire la plage. [...] La plage a la Riley, aussi connue sous le nom de plage de combat, c'était celle dont les grains de sable vous fouettaient la peau comme des éclats de verre, où les vagues déferlaient rageusement. La plage à la Alice était vraiment rare, elle se caractérisait par les petits bassins que la marée laissaient derière elle.

Aujourd'hui, Alice espérait qu'elle serait comme il les aimait. Une plage à la Paul : sable craquant de marée basse, eau profond où l'on perd pied tout de suite et où les rouleaux certs s'enchaînent violemment. C'était une vieille habitude chez elle d'anticiper ses désirs. Ça au moins ça n'avait pas changé.

Page 268 :

Au fil des années, il s'était obstiné à la rabaisser. Il s'était délibérément acharné à miner son assurance, sa confiance en elle, sa personnalité. Et tou cela avec perversité, au nom de l'amour. Il avait dévalorisé ses ambitions, sa vie amoureuse, toutes les possibilités qui s'offraient à elle. Il en avait toujours été conscient, mais sans réaliser les conséquences. Maintenant, il était accablé. Comment avait-il pu la traiter ainsi ?

 

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19 février 2013

Les carnets de Cerise, Joris Chamblain et Aurélie Neyret

CarnetsCerise1Cerise est une petite fille âgée de 10 ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commencé à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement, les adultes. Ils sont si compliqués qu’elle souhaiterait mieux les comprendre. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux. Prenez Michel... Tous les dimanches, ce vieil homme s’engouffre dans la forêt avec de gros pots de peinture à la main. Qu’y fait-il donc toute la journée ? Repeint-il une vieille maison ? Décore-t-il des arbres ? Et pourquoi a-t-il l’air si triste quand il rentre le soir ? Suivez Cerise, pas à pas, dans sa première enquête qui vous mènera au cœur de la forêt, à la découverte d’un lieu fabuleux !... (source ICI)

Cet album jeunesse, à la fois bande dessinée et carnet intime, est une très bonne surprise. Il est très frais et bien réalisé, les graphismes sont doux et originaux et l'histoire très poétique ne donne qu'une envie : retourner en enfance, où tout était alors plus simple et se lancer dans les traces de l'adorable Cerise.

Alice.

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12 février 2013

La triste fin du petit enfant huître et autres histoires, Tim Burton

La triste fin du petit enfant huître et autres histoires est livre français/anglais écrit et illustré par Tim Burton, un de nos réalisateur vénéré.

Résumé de présentation par l'éditeur:

Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mélant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, qui ne tarderont pas à nous horrifier, à nous émouvoir et à nous faire rire.

Un livre pour l'enfant qui est en nous.

Ce livre est constitué de 23 histoires courtes pleines d'ironie, d'humour noir et sarcasme. Toutes sont complètement loufoques et décalées, les fins sont pratiquement toutes tragiques et tous les personnages sont tout simplement monstrueux! Et pourtant on ne peut s'empecher de sourire, voire de rire, à chaque fin de page. Bien sûr tout est à prendre au second degrès... Les dessins ajoutent une réelle âme au texte et le style est en parfaite harmonie avec l'écriture. Burton emploi un ton très formel et un language assez soutenu pour justement trancher avec ce coté trash et loin des conventions. Il parvient en toute simplicité à nous faire partagé son monde. Je m'incline une nouvelle fois devant cet esprit de génie qui arrive toujours à faire passer des messages poignants tout en concervant son art. Art voilà ce que je retiens de Tim: de l'Art à l'état pur.

Voici quelques uns des personnages issus de l'imagination débordante de Tim Burton:

Val

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10 février 2013

L'honorable partie de campagne, Thomas Raucat

Voici pour tous les amoureux du Japon un livre fabuleux et unique en son genre ! 

Résumé de Le Livre de Poche:A Tokyo, en 1922, l'Exposition Universelle bat son plein. Parmi la foule des visiteurs, un européen suit deux jeunes japonaises avec l'intention manifeste de les aborder; un japonais tente non moins visiblement de rejoindre l'européen. Tous se retrouvent à bord de la grande attraction de l'année, l'hydroplane. Le premier arrive à ses fins : la plus jolie des deux inconnues accepte d'aller le surlendemain visiter avec lui l'île célèbre d'Enoshima. Le Japonais se précipite : nul autre que lui-même n'aura le plaisir de montrer Enoshima à l'honorable étranger et il l'attendra à la gare accompagné de quelques amis. Pour avoir les coudées franches, l'étranger décide de prendre un autre train que son hôte japonais. Il aura beau faire : les mille et une complications de la vie nippone vont se jeter à la traverse de ses projets galants.

Huit des personnes mêlées à cette aventure racontent leur journée : ces récits qui se succèdent se conjuguent, comme en un diorama qu'éclairent subtilement l'humour et la gentillesse, pour former progressivement une image du Japon d'une étonnante vérité. Le trait comique, presque caricatural au premier abord, s'approfondit et c'est une estampe de qualité qui surgit d'entre les pages du roman.


En ouvrant ce livre, je ne savais pas du tout à quoi m'attendre et je l'avoue, dès les premières pages j'ai bien failli le refermer et sagement le ranger dans ma bibliothèque. Mais heureusement ma curiosité a repris le dessus et je n'ai pas été déçue ! Ce qui m'a dérangé au début c'est le langage et les us et coutumes nippones des années 1920 qui sont très différentes des nôtres et relativement dérangeantes. Mais pour comprendre l'enjeu principal il ne faut pas s'arrêter à ça.

Toutes les lignes comportent des découvertes pour le moins inhabituelles sur la vie au Japon. Je savais déjà que les mentalités y sont très différentes et que le fonctionnement de leur société n'a rien à voir avec le notre mais ce livre à été une véritable leçon d'ethnologie. J'aime beaucoup cette culture et ce pays et j'ai pu comprendre beaucoup de choses sur cette civilisation, ce que j'ai grandement apprécié ! L'histoire en elle même n'est pas très originale mais elle l'aborde de différents points de vue passant ainsi en revue toutes les classes sociales. Dans la première partie de l'histoire je me suis sentie  très proche de l'homme européen mais au fur et à mesure que l'on "côtoie" les Japonais, la tendance s'inverse on apprend à les apprécier. Au contraire on se rend compte de la sale mentalité de l'occidental qui n'est là que pour faire des conquêtes.

La fin, quant à elle, est très surprenante ! Jusqu'à la dernière ligne je n'ai pas compris où l'auteur voulait en venir mais en réfléchissant on peut comprendre le message qu'a voulu laisser l'auteur. Un message très pessimiste mais traité de manière forte et émouvante. L'auteur, Thomas Racaut, était un pilote de reconnaissance pendant la première guerre mondiale qui a séjourné au Japon en 1917. En apprenant cela j'ai été très surprise car je pensais que l'écriture était plutôt contemporaine (même si l'intrigue se déroule en 1922). En effet, j'ai trouvé ce livre assez moderne à sa manière. Voici donc une histoire que je ne peux que vous conseiller !

Val

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08 février 2013

Le journal de Mr Darcy, Amanda Grange

le-jou10Le Journal de Mr Darcy ou ORGUEIL ET PREJUGES Le point de vue de Darcy par Amanda Grange

Ne vous etes jamais demandé comment Darcy avait vécut sa folle passion pour Elisabeth Bennet? Comment il est tombé amoureux d'elle? Ce qu'il faisait lorsqu'il s'absentait de Netherfiel Park? Eh bien moi je me le suis demandé plus d'une fois! Être dans la tête du mystérieux Darcy est l'intéret principal de ce livre mais c'est aussi bon moyen pour revivre encore une fois la grande histoire d'Elisabeth et Fitzwilliam. Ce concept du journal et cette vision toute nouvelle de l'histoire m'ont énormément plu. Personnellement avant de lire ce livre j'étais partagée entre l'exitation de retrouver les personnages et la peur d'être déçue par un Darcy très loin de ce que j'avais imaginé.

Comme je le disais, l'écriture sous forme de journal m'a d'abors intrigué (Darcy un journal intime?) puis entièrement séduite. Un journal ça ne se prend pas à la légère, c'est un objet extrêmement personnel où on peut avoir accès à tous les sentiments de quelqu'un et pour ça je trouve que l'idée est excellente car c'est celle qui répond le mieux aux attentes du lecteur: connaître mieux Darcy et sa version de l'histoire! De plus on comprend mieux le déroulement des évenements dans le cours du temps grâce aux dates d'écriture. Je vous rassure Darcy n'est pas très rigoureux dans la tenue de son journal et beaucoup de ses journées son passées sous silence et seuls les grands moments sont bien détaillés.

Un autre aspect qui pèse dans la balance: une écriture fluide est agréable. Bien que soutenue, elle reste bien plus accessible que celle de Jane Austen. La retranscription des dialogues était aussi quelque chose qui me tenait à coeur car c'est point du livre originel que j'affectionne particulièrement et au final j'ai était plutôt satisfaite.

Le Darcy que j'ai découvert ou plutot redecouvert reste fidèle à lui même et en devient encore plus attachant. Quant à Elisabeth, sa description m'a déçue, je savais qu'elle n'était pas très jolie mais Keira Knightley avait faussé son image de jeune femme "sans aucune beauté" et ce livre m'a durement fait redescendre à la réalité. "Mais qu'est la beauté face à la personnalité et à l'intériorité" aurait dit Marie Bennet ^^ Je répondrais que même le caractère piquant qui me plaît tant chez Lizzy m'a agacée, oui vous avez bien lu, agacée! Je reste perplexe sur un autre détail (qui m'a pourtant dérangé tout au long de ma lecture...) : Pourquoi l'auteure fait-elle passer Bingley pour un coureur excentrique?! Voilà une question qui restera sans réponse au même titre que LA grande grande question finale: Mais qu'en aurait pensé Jane Austen?.

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Val

 

 

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03 février 2013

BZRK, Michael Grant

Grant Michael - BZRK

2040. Sadie McLure veut savoir qui a assassiné sa famille. Noah Cotton a besoin de comprendre ce qui a mené son frère à la démence. À la recherche de réponses, les deux adolescents se retrouvent projetés dans le monde fascinant de la nano-dimension et au coeur de la plus incroyable bataille jamais menée pour sauver la liberté des hommes. Un thriller haletant où toutes les manipulations biologiques, psychologiques ou politiques sont permises.

BZRK est sans aucun doute ma surprise littéraire du moment ! J'attendais beaucoup de cette nouvelle série de Michael Grant et je n'ai pas été déçue, bien qu'un peu déconcertée.

Le livre démarre fort. Les premier chapitres sont choquant, les événements décrits très violents. Mais cela ne donne que plus de force à la suite du roman : avant même de connaître l'identité des responsables on les déteste déjà. J'ai quand même eu du mal a entrer dans l'intrigue, je dois même avouer qu'il y a un chapitre que je n'ai absolument pas compris en le lisant mais ne vous inquiétez pas, tout s'éclaire par la suite.

L'auteur aborde dans ce roman un sujet fort : la liberté de penser. Car tous les personnages de ce roman (les "gentils" comme les "méchants") ont une capacité que de nombreux rêveraient de posséder : la possibilité de s'introduire dans le corps humain et de le contrôler. La moitié du roman se déroule donc dans la nano-dimension, que ce se soit par des biobots (Ce sont des créatures microscopiques constituées d'un fragment d'ADN d'un être humain. Elles sont sont liées à ce dernier qui se "dédouble" et vit simultanément dans le nano et le monde réel, il voit par les yeux de son biobots en même temps que par les siens) ou des nanobots (des créatures microscopiques artificielles) qui sont en quelque sorte les instruments de guerre des lignards qui les contrôlent et pénètrent grâce à eux dans le corps humain.

Sadie et Noah sont donc entraînés par les membres de BZRK (une organisation secrète) dans une aventure dont l'enjeu est de taille puisqu'une défaite pourrait entraîner la manipulation et l'asservissement de l'humanité toute entière. Deux idéologies sont mises en opposition : la liberté individuelle ou l’uniformisation des consciences, censée garantir la paix universelle (source : fnac)

J'ai beaucoup aimé les personnages, principaux comme secondaires. Ils sont tous un peu dérangés (psychologiquement parlant) mais attachants. J'ai particulièrement aimé Sadie. Elle est très intelligente, elle fait preuve d'un sang froid et d'une perspicacité impressionnants et bien supérieurs à la moyenne, elle est capable d'analyser ses pairs d'une manière assez effrayante. Elle a une aura énorme qui lui permet d'influencer à peu près n'importe qui. Noah a quand a lui un charme différent de Sadie mais tout aussi agréable.

Ce roman a quelque chose d'effrayant car il est d'une affolante réalité. En effet, les nanotechnologies sont de nos jours en plein essor et suscitent de nombreux débats, notamment concernant le transhumanisme (mouvement prônant l'utilisation des sciences et des technologies pour améliorer les capacités de l'être humain et qui juge certains aspects de l'être humain comme la souffrance, la vieillesse, le handicap ou la mort comme inutiles. source Wikipédia) et les effets néfastes qu'elles pourraient avoir sur la santé. Les nanotechnologies sont aussi utilisée dans l'armée et selon le philosophe Jean-Pierre Dupuy, " Les nano-armes seront à la bombe atomique ce que celle-ci était à la fronde " (source ICI). Ces technologies s'avèrent cependant très efficaces pour soigner des maladies comme le cancer.

Je ne peux donc que conseiller ce livre, un condensé d'émotions fortes comme sait si bien le faire Michael Grant (série Gone). Il nous amène à réfléchir sur un fait très actuel (voir plus haut) : les nanotechnologies, réflexion très bien portée par les deux protagonistes, Sadie et Noah.

Alice.

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