24 juin 2013

Le meilleur des mondes, Aldous Huxley

le meileur des mondeRésumé : Les expérimentations sur l'embryon, l'usage généralisé de la drogue. Ces questions d'actualité ont été résolues dans l'État mondial, totalitaire, imaginé par Aldous Huxley en 1932. Défi, réquisitoire, anti-utopie, ce chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation a fait de son auteur un des témoins les plus lucides de notre temps.

Je vais faire court pour ce livre parce que je n'ai pas pu accrocher et d'ailleurs je ne suis même pas arrivée jusqu'au bout. Je ne le déconseille pas particulièrement, parce qu'il reste un livre interessant, mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé que qu'il méritait d'être plus clair dans son écriture et dans son intrigue. J'ai passé le premier tier du livre à me demander qui était qui, quel statut avait chaque personnage: Alpha ?, Bétâ ?... Quelque chose qui m'ennerve au plus haut point. De plus, certains passages étaient parfaitement incompréhensibles... Quant aux personnages, aucun n'est attachant et leur mode de fonctionnement m'a profondément agacé (c'est le but de l'auteur vous me direz...). J'ai néanmoins apprécié la description de la "création" des enfants et de leur éducation ainsi les nombreuses références plus ou moins cachées (comme par exemple dans les noms des personnages).

L'histoire n'a rien de prenant et j'ai été déçue par les longueurs inscessantes qui gâchent la dynamique de l'oeuvre. J'ai tout de même aimé la portée visionnaire et "préventive" mais je n'y ai trouvé rien de plus.

Voici une phrase du philosophe russe Nicolas Berdiaev trouvée sur Wikipédia qui résume assez bien l'enjeu de ce livre : « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre. »

Val