28 août 2014

How I live now (VF : Maintenant c'est ma vie), Kevin Macdonald

Source: ExterneDaisy, une adolescente new-yorkaise, passe pour la première fois ses vacances chez ses cousins dans la campagne anglaise. Rires, jeux, premiers émois… Une parenthèse enchantée qui va brutalement se refermer quand éclate sur cette lande de rêve la Troisième Guerre Mondiale... (source)

Contrairement à ce que je m'imaginais en lisant le synopsis de ce film, il ne s'agit pas ici d'un énième Hunger Games revisité, et c'est tant mieux !

Ici, Daisy apparaît tout d'abord comme une anti-héroïne. Jeune fille mal dans sa peau qui vit dans l'autocontrainte , elle se ferme comme une huitre au contact des autres et devient agressive, voire carrément antipathique, trop préoccupée par ses problèmes personnels pour sembler s'intéresser aux autres. Comme on nous le rappelle en fin de film, l'histoire et donc tout d'abord celle de son évolution personnelle, au départ imposée par les événements mais qui s'avère finalement positive. Le film montre bien comment une expérience extrême peut grandir ceux qui la vivent, en faisant ressortir des qualités qu'ils n'avait pas conscience de posséder.

How I live now est également le récit d'une histoire d'amour, celle de Daisy et Eddie, son cousin... Cet aspect du film peut paraître assez choquant puisqu'il s'agit bien d'une relation incestueuse, mais cela ne m'a - personnellement - pas du tout dérangée. Le réalisateur s'est d'ailleurs prononcé à ce sujet : "J'espère que ce n'est pas trop polémique. Ça arrive tout le temps à des gens. Le truc c'est qu'ils ont des liens de sang, mais ils n'ont pas grandit ensemble et ils ne s'étaient jamais rencontré auparavant" (source). L'histoire d'amour qui en résulte reste très belle, et constitue l'élément essentiel du film, et contribue fortement à l'évolution de Daisy que j'ai déjà évoquée. J'ai trouvé Eddie et Daisy extrêmement touchants, leur histoire a quelque chose de profond que l'on retrouve rarement dans des films pour ados. Ici, la romance ne vient pas accompagner l'action, comme dans la plupart des film, elle la constitue (sans pour autant que le film soit "à l'eau de rose"), dans le sens où l'aventure de Daisy n'aurait jamais eu lieu sans cet amour pour Eddie. C'est cet équilibre entre action est romance que j'ai beaucoup apprécié.

 

 

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Par ailleurs, le film reste assez intimiste malgré l'immense conflit qui le rythme. On n'a pas affaire à de gigantesques effets spéciaux ou à d'interminables batailles, et l'héroïne ne cherche pas à sauver le monde quitte à se sacrifier, mais juste à sauver sa peau et retrouver celui qu'elle aime. Cet aspect rend le film très réaliste et renvoie finalement chacun à ce qu'il est : un simple être humain parmi des milliards, pas plus exceptionnel ou héroïque que les autres. La Troisième Guerre mondiale évoquée dans le film reste bien mystérieuse (on sait seulement qu'il s'agit de terroristes), et ni Daisy ni les autres personnages ne cherchent à savoir ce qu'il se passe, aucune explication ne sera donné, mais on se rend finalement compte que nous n'en avons pas besoin.

Les décors sont également très beaux, pour la plupart une campagne anglaise, vide est inquiétante mais en même temps merveilleuse, qui sera le théâtre d'événements cruels et magnifiques.

Alice.

 

 

 

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20 août 2013

La délicatesse, David Foenkinos

la-delicatesseExtrait de quatrième de couverture:

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

Poussée par le résumé mignon à croquer, j'ai entamé cette lecture avec un grand enthousiasme. Si je devait le qualifier, je dirai que c'est un roman doux, touchant, drôle et même ravissant. L'auteur arrive à rendre ses personnages envoûtants et retranscrit à merveille leur sentiments. Durant la lecture, je me suis beaucoup attaché à Markus, le suédois ringard et sensible qui contre toute attente fais preuve d'un humour complètement décalé et d'une incroyable "délicatesse". Cependant il manquait un petit quelque chose dans l'écriture que j'ai ressentie peu plate à certains moments. De plus il est dur pour une adolescente de 16 ans de s'identifier à Nathalie, cette femme (veuve en plus) forte et ultra consciente de sa féminité. Par conséquent, je ne le conseillerai pas à de jeunes adolescentes, qui pourraient ne pas apprécier ce moment de lecture et le trouver ennuyeux. 

etoile 3

Val

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