22 octobre 2013

La vérité sur l'affaire Harry Québert, Joël Dicker

la-verite-sur-l-affaire-harry-quebert,M93686

4ème de couverture : À New York, au printemps 2008, lorsque l'Amérique bruisse des prémices de l'élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d'écrire le nouveau roman qu'il doit remettre à son éditeur d'ici quelques mois.
Le délai est près d'expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d'université, Harry Quebert, l'un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d'avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l'innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l'enquête s'enfonce et il fait l'objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d'écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s'est-il passé dans le New Hampshire à l'été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?
Sous ses airs de thriller à l'américaine, La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

Prix Goncourt des lycéens et Grand prix du roman de l'Académie française en 2012, ce roman a eu un vif succès lors de sa sortie, c'est donc sans hésiter que j'ai décidé de le lire. Et, oui, il m'a bien plus mais "c'est tout". Disons plutôt que je ne lui ai rien trouvé d'exceptionnel...

On suit donc le narrateur, de retour dans la petite ville d'Aurora, New Hampshire, afin d'enquêter sur le meurtre de Nola et redorer le blason de son ami et mentor, Harry Québert. Il est écrivain, en période de page blanche, et son éditeur vient de lui poser un ultimatum : écrire un livre qui permettra de réitérer les ventes exceptionnelles du précédent ou risquer d'être poursuivi en justice. C'est donc aussi pour tenter de (re)trouver l'inspiration qu'il décide de revenir dans la ville où Harry Québert a longuement vécu, dans la maison où il a écrit son fantastique roman, encensé par la critique : Les Origines du Mal. Mais c'est aussi dans le jardin de cette fameuse maison qu'on été retrouvés les restes d'ossements de Nola, et tout porte donc à croire que le fantastique écrivain Harry Québert est également un meurtrier. Marcus, notre narrateur, s'embarque donc dans une enquête qui l' emmènera à découvrir les biens sombres secrets de certains habitants de la si paisible ville d'Aurora...

L'histoire en elle-même, l'intrigue est plutôt bien construite, et assez captivante, on va de révélation en révélation et j'ai parfois eu du mal à poser le livre. Cependant, j'ai trouvé quelques longueurs, notamment vers la fin, où l'auteur semble oublier son personnage dans des pistes inutiles et lui fait donc faire à mon goût trop de détours.

Les personnages sont plutôt bien trouvés, j'ai bien aimé le narrateur et toutes les histoire autour des ses années d'étudiant, ou ses discussions avec sa mère, mais j'ai quand même eu l'impression qu'il manquait quelque chose à sa personnalité pour le rendre vraiment intéressant. Ensuite, j'ai eu du mal à cerner Harry Québert, notamment le pourquoi de sa relation avec Nola qui, grâce a des retours en arrière, nous est présentée comme une gamine immature et égoïste, qui veut tout maintenant, là, de suite et qui devient donc très agaçante...

L'écriture de l'auteur est un bon point, puisque fluide et agréable, mais il ne s'agit tout de même qu'un roman policier, la plume reste donc assez simpliste. Cependant, la "réflexion sur l'Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias " m'a au premier abord parue un peu légère, mais c'est finalement avérée intéressante. L'auteur ne nous apprend pas grand chose sur la soif de profit des hommes d'affaires ou la forte tendance à déformer les propos des médias, mais nous donne quand même matière à réfléchir, ce qui ne se refuse pas ^^

En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce roman, malgré mes nombreux "cependant" et j'ai passé de très bons moments durant sa lecture, avec une ambiance très agréable, intimiste et en même temps assez sombre et un intrigue bien menée. Et petit plus : la superbe image de couverture, une oeuvre d'Edward Hooper, peintre que j'aime beaucoup, et qui retranscrit très bien l'atmosphère d'Aurora. Un livre à lire !

Alice.

Posté par keiralice à 15:26 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,