26 août 2014

Divergente, Neil Burger

divergente affiche

Synopsis (Allociné) : Tris vit dans un monde post-apocalyptique où la société est divisée en cinq clans (Audacieux, Érudits, Altruistes, Sincères, Fraternels). À 16 ans, elle doit choisir son appartenance pour le reste de sa vie. Cas rarissime, son test d’aptitude n’est pas concluant : elle est Divergente. Les Divergents sont des individus rares n’appartenant à aucun clan et sont traqués par le gouvernement. Dissimulant son secret, Tris intègre l’univers brutal des Audacieux dont l’entraînement est basé sur la maîtrise de nos peurs les plus intimes.

Bonjour à tous et à toutes ! Beaucoup d'entre vous on déjà eu le plaisir ou le déplaisir de voir l'adaptation du best seller de Véronica Roth : Divergente ! Enthousiasmant ou non se film reste très partagé dans le coeur du public à l'instar de beaucoup d'adaptions de bouquins young adult... Qu'en avons-nous pensé ?

 

 

L'avis de Val (qui n'a pas lu le livre XP) :

Je vais d'abord parler des points positifs. Je pense que personne n'oserai remettre en cause le potentiel esthétique du film, un Chicago délabré au rendu plus que satisfaisant, des bâtiments qui obéissent au style de la faction auxquels ils appartiennent, les tatouages super stylisés (voir celui de Tris trop beau !) et des simulations de peurs angoissantes mais très belles. Pour moi ceci est un bon point, d'autant que j'apprécie les costumes qui n'en mettent pas plein la vue dans ce genre de contexte dystopique... Continuons à présent avec la bande originale ! Et bien pour moi, c'est un sans faute ! J'ai vraiment apprécié ce mélange dynamique de percussions en cadence. Il y a un réel effort pour l'harmoniser avec l'action. On découvre aussi quelques bons morceaux, je pense à I Need You de M83 que j'adore. En ce qui concerne les personnages et l'intrigue, j'ai adoré même si je pense que c'est surtout grâce au livre (que je vais d'ailleurs m'empresser de chercher !). J'aime beaucoup de personnage de Quatre, mystérieux et protecteur, mais aussi celui de Tris même si à mon avis il est plus fade en comparaison. Leur relation elle aussi m'a plue, ce n'est pas trop artificiel et j'aime beaucoup le duo qu'ils forment sur le terrain !

divergent triss et quatre

Maintenant les points négatifs... Pour reprendre avec cette histoire de personnages, il y a quelque chose qui me gène... Comme je le disais, le personnage de Tris me parait un peu fade, les voix off pour remplacer un bon jeu d'acteur, qui généralement suffi à nous faire ressentir des émotions, ça m'agace... Sinon c'est un bon personnage, qui a une évolution, des convictions... Mais pour moi il manque un petit quelque chose. Pour Quatre, c'est pareil. Des fois son jeu sonne faux. Mais bon, peut être que je suis trop exigeante ^^ ! L'intrigue elle aussi manque d'approfondissement, par exemple la prise du pouvoir par les Erudits à beau être expliquée, je n'ai pas compris pourquoi ils s'en prenaient aux Altruistes alors qu'ils incarnent la bonté, la mesure et la gentillesse. Cela se ressent comme un coup d'état du méchant dictateur assoiffé de pouvoir contre les gentils innocents... un peu manichéen tout ça... Sans compter les passages très "américains" du genre " Là c'est obligé qu'il la sauve ! Bah oui... Je te l'avait dit...". J'ai aussi été déstabilisée par certains couples d'acteurs qui quand on combine plusieurs film à la suite font tâche... Je m'explique ^^ par exemple, Miles Teller (alias Peter) jouait au coté de Shailene dans The Spectacular Now (critique peut être a venir selon l'humeur ^^) où ils sortaient ensemble et pareil dans Nos étoiles Contraires (critique à venir !) avec Ansel Elgort (alias Caleb) qui, je le reprécise, est quand même son frère dans Divergente... Tout ça mis bout à bout, ben c'est awkward !

Malgré tous ces petits "ratés", mon avis sur ce film reste positif. De plus, le public visé, certes adolescent, est mixte !

Et vous ? Quelle est votre opinion ?

divergente-casting

 

Val 

3stars-1

 

 

 

L'avis d'Alice :

Ayant lu le livre (chronique ICI), j'avoue avoir été déçue par le film, que j'ai trouvé très moyen...

Tout d'abord, le choix des acteurs m'a laissé perplexe... Je l'avoue, je n'adore pas Shailene Woodley, et j'ai trouvé qu'elle était trop molle pour le rôle de Tris, qu'elle n'apportait pas assez de nuances au personnage, qui est pourtant complexe (du moins dans le livre), mais passe encore... C'est en ce qui concerne Quatre que la déception a été totale. Dans le livre, il n'est surement pas censé être le beau gosse de service, il est d'ailleurs décrit dès le début avec quelques défauts physiques, dont Théo James semble dépourvu, tout comme de charme malheureusement... 

J'ai vu le film il y a assez longtemps, je ne me souvient pas en détail de ce qui m'a dérangé, mais je me rappelle l'avoir trouvé bien trop cliché et prévisible (ne serai-ce que la première rencontre de Tris et Quatre - photo ci-dessus- où les deux acturs se fixent pendant au moins 30 secondes...). Il m'a également semblé beaucoup trop concentré sur l'action, au détriment de l'aspect psychologique, poutant important dans le roman, qui constitue pour moi l'élément qui fait que le livre de Véronica Roth se démarque des autres dystopies pour ados (et ce n'est pas ça qui manque actuellement...).

Je n'ai pas eu peur, je n'ai pas été boulversée ni émue, en définitive, j'ai trouvé ce film trop superficiel, et donc finalement assez fade....

Alice


24 août 2013

16 lunes, Kami Garcia et Margaret Stohl

imagesRésumé: Ethan Wate, un jeune lycéen, habite la ville de Gatlin, située dans le Sud des États-Unis. Il mène une existence tranquille, si tant qu'on peut en mener une quand on a une mère décédée et un père qui s'enferme toute la journée dans son bureau pour y écrire un roman. La seule personne qui veille désormais sur lui est Amma, sa « gouvernante », qu'il considère comme sa mère et dont le passe-temps favori est de fabriquer des petites poupées et autres objets pour garantir la sécurité de la maisonnée. Le jour de la rentrée des classes, après être arrivé en retard avec son meilleur ami Link, Ethan apprend qu'une nouvelle élève est arrivée au lycée. Elle s'appelle Lena Duchannes et est la nièce de « ce Vieux Fou de Ravenwood », un homme que l'on n'a plus vu bien avant la naissance d'Ethan. Mais depuis son arrivée, d'étranges phénomènes se produisent autour de la jeune fille et Ethan se rend compte que la mystérieuse fille présente dans ses rêves n'est autre que Lena. De plus, il s'aperçoit qu'ils peuvent parler ensemble par la pensée. Peu à peu, des liens d'amitié se forment entre les deux adolescents, et Lena commence à lui accorder sa confiance. Même si Ethan ne la croyait pas tout à fait ordinaire, il ne se doutait pas de ce qu'elle est en réalité : car il doit se rendre à l'évidence, Lena est une Enchanteresse, elle possède de nombreux pouvoirs tels que ceux de maîtriser les éléments. Seulement, l'amour qu'il a pour elle va se transformer en danger, car quelqu'un cherche manifestement à leur faire du mal…

J'ai été agréablement surprise par cette lecture, je me suis lancée dedans sans grande conviction et je me suis laissée bercer par l'histoire... 

Les personnages sont extrêmement bien décrits et j'ai particulièrement aimé Lena. Pour une fois, c'est un garçon qui raconte, chose rare dès qu'il y a de l'amour dans l'air... La petite ville de Gatlin m'a aussi beaucoup plu et elle m'a grandement rappelé Fell’s Church, la ville dans laquelle se déroule Le journal d'un Vampire. En effet les habitant sont bercés par les traditions et par la mémoire omniprésente de la guerre de Sécession. Dans mon esprit cette ville est un mix entre Forks (Twilight) et Fell’s Church, mais avec des maisons plus anciennes et plus traditionnelles. Et ça, j'ai bien aimé ! 

Venons-en aux points négatifs. Comme je vous le disais tout à l'heure, j'ai retrouvé beaucoup d'éléments d'autres livres et même si j'ai aimé les descriptions, le côté déjà vu et revu de l'intrigue et les références incessantes à d'autres livres m'ont beaucoup agacées. Essayer de montrer qu'on est plus moderne que Twilght en démolissant Twilight c'est pas très fair play et complètement inutile... (au passage je précise que je ne pas une fan inconditionnelle de Twilght et que cette remarque est juste une observation ^^)

J'ai quand même envie de terminer par une note positive: malgré un tout petit goût de déjà vu, ce livre reste très original et se démarque grâce à son univers qui gagne à être connu. Personnellement dans le genre romance fantastique, c'est celle que j'ai préféré mais ça bien sur c'est une question de goûts personnels ^^ 

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Val

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20 août 2013

La délicatesse, David Foenkinos

la-delicatesseExtrait de quatrième de couverture:

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins
conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye
ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…
- Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité ».

Poussée par le résumé mignon à croquer, j'ai entamé cette lecture avec un grand enthousiasme. Si je devait le qualifier, je dirai que c'est un roman doux, touchant, drôle et même ravissant. L'auteur arrive à rendre ses personnages envoûtants et retranscrit à merveille leur sentiments. Durant la lecture, je me suis beaucoup attaché à Markus, le suédois ringard et sensible qui contre toute attente fais preuve d'un humour complètement décalé et d'une incroyable "délicatesse". Cependant il manquait un petit quelque chose dans l'écriture que j'ai ressentie peu plate à certains moments. De plus il est dur pour une adolescente de 16 ans de s'identifier à Nathalie, cette femme (veuve en plus) forte et ultra consciente de sa féminité. Par conséquent, je ne le conseillerai pas à de jeunes adolescentes, qui pourraient ne pas apprécier ce moment de lecture et le trouver ennuyeux. 

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Val

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28 mai 2013

Les âmes vagabondes, Stéphanie Meyer

Les ames vagabondes[1]Résumé: La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-il la sauver ?

Une bonne surprise avec Les âmes Vagabondes de Stéphanie Meyer qui m'a beaucoup plu ! Je suis particulièrement contente de ne pas avoir retrouvé un Twilight bis déguisé par un contexte nouveau, après le succès qu'à connu cette saga il aurait été normal que l'auteure n'arrive pas à se détacher de ses personnages... Le pari était très interressant pour Meyer qui a prouvé qu'elle pouvait s'éloigner de l'univers fantastique pour gagner en maturité avec la science-fiction.

Je n'ai rien à redire du côté de l'histoire et des personnages. La communauté humaine souterraine est très crédible et l'auteure anticipe à merveille les réactions que l'on pourrait avoir dans un contexte similaire (après l'invasion les humains doivent vivre cachés et l'arrivée de Gaby suscite un accueil mitigé...). La relation ambiguë entre Gaby, Mélanie, Jared et Ian attire l'attention, elle est assez complexe pour ne pas tomber dans une romance banale et sans intérêt. Bien qu'elle occupe une place centrale elle reste bien dosée.  

L'environnement qui oscille entre désert et grottes m'a aussi ravie, tous les détails de l'architecture de cette dernière révèlent une grande maîtrise de la description. En revanche, je n'ai pas aimé les récits de Gaby sur les différentes planètes où elle a vécu, certains étaient trop tirés par les cheveux à mon goût, mais c'est l'intention qui compte ^^. J'ai aussi apprécié le fait qu'il n'y ai pas de "traditionnel combat final" mais plutôt une ambiance de danger perpétuel qui rend le récit encore plus prenant.

Au début je pensais suivre Mélanie mais au final c'est plus l'histoire de l'âme Vagabonde alias Gaby. Passée la gêne, je me suis rendue compte que ce point de vue était encore plus intéressant car ce n'est pas les questionnements habituels d'une jeune femme que nous avons mais plutôt ceux d'un être qui n'a rien à voir avec nous mais qui petit apprends à nous apprivoiser ! De plus, on à également accès aux pensées de Mélanie et grâce à cela on peut bien se rendre compte de la différence entre les âmes et les humains. La cohabitation est dure au début et quasiment jusqu'à la moitié du livre est consacrée à l'évolution des relations des deux jeunes femmes. Meyer est décidément passée maître dans l'art des conflits intérieurs, la preuve ici est encore plus flagrante qu'avec Bella...La deuxième partie quant à elle s'accelère considérablement et on prend plus de plaisir à lire.

L'écriture n'est cependant pas excellente mais je pense que si certaines tournures de phrases m'ont gêné, c'est en grande partie du à la traduction...

Bonne lecture ! :D

Val

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25 mai 2013

Bright Star, Jane Campion

Bright starJe n'avais entendu que du mal de ce film mais comme je peux me montrer têtue, j'ai quand même décidé de le voir surtout que j'avais du mal à imaginer un Jane Campion mauvais. J'ai vu et j'ai adoré ! Mais vraiment ! Ce film est aussi beau qu'émouvant.

Résumé: Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète.
Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids.
John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...

Casting: Abbie Cornish, Ben Whishaw, Paul Schneider, Kerry Fox

Avis aux impatients, ce film n'est pas fait pour vous ! En effet, l'histoire met très très longtemps à se mettre en place, mais toutes les fans de Jane Austen et d'autres écrivains romantiques apprécieront cette lenteur et l'intensité qu'elle engage. Le scénario, lui aussi très Austinien, et l'époque raviront celles qui aiment les belles histoires d'amour encrées dans la société anglaise du début du XIXème. Pour ma part, je garde à l'esprit les sublimes costumes de la très coquette Fanny ainsi qu'une scène: celle où Fanny et sa petite soeur élèvent des papillons dans leur chambre en attendant le retour de Keats. Magnifique ! La tendresse infinie qui se dégage de l'amour de Keats et de Fanny m'a beaucoup émue, quant au lien fusionnel qui se créé au long du film, il n'a rien de cliché ou de surfait. Embelli par l'envoutante poésie de John Keats et par la poésie de l'image, vous serez transporté par la douceur et la force de ce premier amour.

Un film empreint de sensibilité et de beauté... Gros gros coup de coeur !

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Val

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22 mars 2013

Le monde Charlie, Stephen Chbosky

Résumé: Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un "loser". En attendant, il reste en marge - jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.

le monde de charlie

On ne passe qu'une fois à l'âge adulte... Oui, c'est vrai et je pense que ce passage est le plus important de notre vie. A la sortie de la salle de cinéma (les yeux encore rougis...) j'étais absolument perdue ! Il y a tellement de choses et d'aspects de la vie que j'ai "redécouvert" à travers Charlie, des choses simples dont on a pas conscience au quotidien mais qui sont pourtant toujours là avec nous. Ce film nous amène à nous poser pleins de questions sur nous même, sur la façon dont on grandit, dont on évolue... En temps qu'ado et surtout grande sensible, cet aspect du film m'a bien secouée ! Rien à voir avec les films pour ado à gros budgets qu'on voit habituellement et où tout est dans l'excès. On ne cherche pas à nous faire rêver avec un destin extraordinaire ou une vie artificielle. Non. Le monde de Charlie c'est vrai, c'est vivant, c'est sans artifices. On peut s'identifier aux personnages parce que tout simplement on vit la même chose qu'eux. Mais attention, il ne faut penser que ce film ne soit qu'une représentation banale d'adolescents mal dans leur peau. D'autres thèmes autrement plus durs sont abordés ici.

L'ambiance rétro des années 90 (avec tous les clichés qu'elle comporte) est aussi au rendez et elle nous embarque rapidement. La bande son, elle aussi très retro, est très réussie avec notamment la chanson du bal Come on Eilen des Dexy's midnight runners et Heroes de David Bowie qui rend la scène d'Emma sur le pick-up, les cheveux au vent, juste sublime. It's Times de Imagine Dragon dans la bande d'annonce est aussi très bien choisie même si elle s'éloigne de l'époque (je vous la met ci-dessous juste pour le plaisir ^^). 

Les personnages sont hauts en couleurs, chaqu'un a une personnalité très développée et la prestation des acteurs est absolument remarquable avec un prix spécial pour Erza Miller que j'ai particulièrement apprécié dans le rôle de l'homosexuel décomplexé et exubérant. Mais je n'oublie pas Logan Lerman et Emma Watson qui, sans nuls doutes, ont fait preuve d'une grande sensibilité et d'une grande finesse. Tous collent parfaitement à la peau de leur personnage. 

La fin est un temps très fort du film et j'ai mis pas mal de temps à tout mettre bout à bout. Je sais pas si on peut dire que Charlie arrive à passer à "l'âge adulte" mais pour les autres personnages plus vieux que lui je pense que c'est mission accomplie. Quant à Charlie, il lui reste encore le temps de grandir encore un peu.

"And in that moment I swear we are infinite..." Stephen Chbosky

"We accept the love we think we deserve" Stephen Chbosky  

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Petite explication (en provenance de Wikipédia) pour les curieux qui se demandent ce peut bien vouloir dire Wallflower:  En anglais wallflower désigne une giroflée. L'expression « être une giroflée » (to be a wallflower) signifie usuellement "faire tapisserie" (faire partie du décors, notion d'échec, de non insertion sociale). Toutefois dans un cadre scolaire, c'est le cas ici du héros Charlie, l'expression signifie « être mis à l'écart » ou « être laissé pour compte ». Elle désigne un élève non intégré au groupe ou asocial. Le titre initial (The Perks of Being a Wallflower) signifie donc, textuellement, "Les avantages d'être un laissé pour compte". D'où la traduction française utilisée au départ pour le titre du livre (Pas Raccord). Au sens "pas raccord avec le reste du groupe".

Bande d'annonce:

étoile

Val 

28 février 2013

Toi et moi à jamais, Ann Brashares

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4ème de couverture : Riley, Alice et Paul. Les deux soeurs et l'ami d'enfance. Voici l'été de leurs retrouvailles. La côte Est des Etats-Unis, les maisons de vacances, les plages de l'île qu'on connaît par coeur. Et pourtant tout a changé. Ils ont vingt ans. L'amitié se trouble. Entre Alice et Paul, une attirance nouvelle s'installe. C'est alors que la tragédie frappe et vient changer le cours du destin... (source ICI)

J'avais quelques appréhensions avant la lecture de ce livre mais elles se sont toutes envolées après la lecture des premières pages. J'ai vraiment adoré ce roman, frais, léger, agréable et surtout très vrai.

Ne vous arrêtez pas au titre, très superficiel ici mais bien mieux en version originale : The last summer (of you and me) (⇒ Notre dernier été) où il traduit mieux le changement vécu par les personnages. L'image de couverture paraît elle aussi très cliché mais l'es moins après la lecture, notamment à cause de l'importance de la plage et de la mer dans l'histoire.

Ce roman aborde le sujet du passage à l'âge adulte, de la remise en question des certitudes de l'enfance et donc de la perte d'une certaine innocence. La première moitié du livre contient beaucoup de flash back, vécus par les trois personnages principaux - Alice, Paul et Riley - à chaque fois de leur point de vue personnel. Cela permet de mettre en relation deux époques de leur vie et de confronter le point de vue de l'enfant qu'ils ont été et de l'adulte qu'ils sont en train de devenir. Cela permet au lecteur de mieux comprendre l'attitude de chaque personnage vis à vis des deux autres. Pour eux, cet été sert en quelque sorte de bilan avant de passer à autre chose mais il leur permet aussi d'affronter ce qu'ils n'avaient jamais eu le courage de regarder avant. Notamment pour Paul, vis à vis d'Alice avec qui il n'a jamais été vraiment honnête (contrairement à ce que dit le résumé de la 4ème de couv', l'attirance n'est pas vraiment "nouvelle"). Dit comme ça, tout peut paraître un peu trop naïf mais, et c'est là que réside pour moi la surprise, ce n'est pas du tout le cas. Ann Brashares a réussi a exprimer tout ce méli-mélo de sentiments de façon très éthérée, fluide et totalement ravissante.

L'histoire d'amour n'est pas parfaite ni exagérée dans un idéal un peu trop artificiel mais elle ne tombe pas non plus dans le tragique ce qui lui donne une authenticité rare. De plus, j'avais très peur du triangle amoureux qui se profilait mais l'auteur à très bien évité l'écueil puisque Riley est seulement amie avec Paul. Ce la montre donc qu'une histoire d'amour peut être très complexe même avec deux personnes qui s'aiment et sans forcément introduire quelqu'un d'autre (par souci de facilité je pense).

Enfin, le lieu où se déroule la plus grande partie de l'histoire ; Fire Island, est très symbolique puisque c'est en quelque sorte lui qui articule le tout, qui fait le lien entre la candeur enfantine et la dure réalité du monde adulte. J'ai adoré l'ambiance estivale de cette île (qui m'a un peu fait penser à l'île d'Yeu ), ce livre m'a apporté un petit rayon du soleil d'été et, pendant quelques instants, j'avais vraiment l'impression d'un mois d'août.

Je vous conseille donc vivement ce roman et même si vous n'apréciez pas particulièrement les histoires d'amour, il pourrait vous réconcilier avec le genre...

Alice.

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(l'île de Fire Island, près de New York)

Extraits :

Pages 12-13 :

C'était un petit village, sur une petite île, avec ses us et coutumes particuliers. Le mode de vie estival se résumait à un adage : « Ni clés ni portefeuilles ni chaussures. » Il n'y avait pas de voitures et - autrefois, tout du moins- personne ne fermait sa porte à clé. [...] Quant à ceux qui portaient des chaussures, trois options : ils venaient dd'arriver, repartaient ou allaient faire un tennis. Même au yaght club. Même aux soirées. C'était une véritable fierté locale d'avoir les pieds assez calleux pour supporter les chemins de planche pleins d'échardes. On en attrapait toujours autant; c'était inévitable. Mais on ne sen plaiganait pas, c'était comme ça.

Pages 19-20 :

Enfants, ils avaient inventé des dizaines de noms, pour décrire la plage. [...] La plage a la Riley, aussi connue sous le nom de plage de combat, c'était celle dont les grains de sable vous fouettaient la peau comme des éclats de verre, où les vagues déferlaient rageusement. La plage à la Alice était vraiment rare, elle se caractérisait par les petits bassins que la marée laissaient derière elle.

Aujourd'hui, Alice espérait qu'elle serait comme il les aimait. Une plage à la Paul : sable craquant de marée basse, eau profond où l'on perd pied tout de suite et où les rouleaux certs s'enchaînent violemment. C'était une vieille habitude chez elle d'anticiper ses désirs. Ça au moins ça n'avait pas changé.

Page 268 :

Au fil des années, il s'était obstiné à la rabaisser. Il s'était délibérément acharné à miner son assurance, sa confiance en elle, sa personnalité. Et tou cela avec perversité, au nom de l'amour. Il avait dévalorisé ses ambitions, sa vie amoureuse, toutes les possibilités qui s'offraient à elle. Il en avait toujours été conscient, mais sans réaliser les conséquences. Maintenant, il était accablé. Comment avait-il pu la traiter ainsi ?

 

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11 novembre 2012

Kiss and Kill

krav-maga-33-krav-maga-avec-ashton-kutcher-kiss-and-kill-001[1]Kiss and Kill est une comédie du réalisateur Robert Luketic.

Résumé (dos de la jaquette):

Alors que Jen Kornfeld (Katherine Heigl), en vacances sur la Côte d'Azur, se remet à peine d'une d'une rupture, elle fait la connaissance de l'homme de ses rêves, le beau Spencer Aimes (Ashton Kutcher). Trois ans après cette rencontre, Spencer et Jen sont de jeunes mariés heureux à la vie paisible. Mais tout bascule le jour où un mystérieux tueur cherche à éliminer Spencer. Jen découvre alors que son mari est agent secret, un détail qu'il n'avait jamais pris la peine de mentionner. Les attaques contre le couple se multiplient, et ils comprennent que la tête de Spencer est mise à prix...

Une comédie vraiment sympa et vraiment drôle avec en plus Ashton Kutcher pour le plaisir de yeux! Je n'aime pas spécialement Katherine Heigl mais elle joue à la perfection le rôle de la femme un peu stupide mais attachante. La mère alcoolique m'a aussi vraiment fait rire. Pas mal de petits gags assez bien fait. La musique est assez drôle dans son contexte même si elle se rapproche plus d'une musique d'ascenceur que d'une musique de film... Pour résumer, pas un grand moment de cinéma mais un film idéal pour les soirées entre copines (fou rire assuré)!!!

 

10806011-etoiles-de-notation[1] (2)Val

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