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Val et Alice in Wonderland

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2 juillet 2013

Regroupement de films espagnols à voir absolument !

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Carnets de voyages ou Diarios de motocicleta de Walter Salles

RésuméEn 1952, deux jeunes Argentins, Alberto Granado et Ernesto Guevara, partent à la découverte de l'Amérique latine. Ils débutent leur périple sur une vieille moto baptisée "La Vigoureuse". La confrontation avec la réalité sociale et politique des différents pays visités altère la perception que les deux amis ont du continent. Cette expérience éveillera de nouvelles vocations associées à un désir de justice sociale.

Je dois cette découverte à mon cours d'espagnol ! J'ai dû présenter ce film sans le connaître, j'ai de suite été séduite par le synopsis et par la bande d'annonce.Ce film recèle de paysages sublimes et un petit parfum d'aventure qui nous met en haleine dès les premiers instants ! J'ai beaucoup aimé les deux compères et leur humour ensoleillé, de plus Gaël Garcia Bernal (Ernesto) n'est pas désagréable à regarder ^^ L'histoire en elle même est très forte et on suit le jeune Ché Guevara dans sa traversée de l'Amérique du Sud qui éveille en lui de nouvelles convictions et qui trace son futur combat. A voir !

 Pour voir la bande d'annonce cliquez ici

Avec: Gaël Garcia Bernal; Rodrigo de la Serna; Mercedes Moran; Mia Maestro

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  Maria pleine de grâce ou Maria llena eres de gracia de Joshua Marston

Résumé: Maria, jeune et belle Colombienne de 17 ans et enceinte de Juan, vit dans la pauvreté avec sa sœur et sa mère dans une petite ville près de Bogotá. Elle veut quitter son pays car elle ne supporte plus d’être exploitée par sa famille et l'employeur de la la plantation de roses où elle travaille. Sa rencontre avec Franklin et surtout un mafieux local semble être le seul moyen de fuir, mais elle devra accepter d'être une "mule" pour le compte du trafiquant. Blanca, l'amie de Maria, est aussi du voyage. 

J'ai du voir ce film en classe d'espagnol en fin d'année et je remercie ma prof d'avoir eu l'intelligence de nous mettre un film engagé et qui plus est magnifique. Personnellement j'ai appris beaucoup de choses en regardant ce film. L'histoire est poingnante, très réaliste et le personnage principal est extrêmement attachant.

 Pour voir la bande d'annonce cliquez ici

 Avec: Catalina Sandino Moreno; Yenny Paola Vega; Wilson Guerrero; Johanna Andrea Mora

4 étaoi

 

 

 


 

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 L'orphelinat ou El Orfanato de Juan Antonio Bayona

Résumé: Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat... (Interdit aux moins de 12 ans) 

L'Orphelinat est un grand coup de coeur ! J'ai eu l'impression de lire un Zafon, c'était impressionnant. J'ai adoré l'ambiance, la vieille maison près de la plage (cela ne vous rappelle rien ? ^^) et bien sur l'intrigue glauque à souhait. Brrr rien que d'y penser j'ai des frissons ! Mais c'est ça qui est bien ;) Par contre, je ne pense pas que l'on puisse qualifier ce film de film d'horreur... Cela relève plus du thriller fantastique mais c'est aussi bien !

Pour voir la bande d'annonce cliquez ici

 Avec: Belen Rueda; Fernando Cayo; Roger Princep; Mabel Rivera 

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 VOLVER de Pedro Almodovar

Résumé:  Raimunda vit à Madrid avec son compagnon Paco, et sa fille de 14 ans, Paula. Par un jour de grand vent, elle se rend dans son village natal avec sa sœur Sole pour entretenir la tombe de ses parents, morts trois ans auparavant dans un incendie. Elle en profite pour rendre visite à sa tante Paula qui perd un peu la tête. Quelques jours plus tard, Sole appelle : la tante Paula est morte. Au même moment à Madrid, Paula, la fille de Raimunda, tue d'un coup de couteau Paco qui tente d'abuser d'elle. À la suite de ces deux morts, la vérité sur le passé va peu à peu apparaître au grand jour.

Je connaissais Almodovar que de nom (je sais, honte à moi), hé bien j'ai adoré cette histoire et ces personnages plein d'humour et de caractère. Là aussi une ambiance singulière et un jeu d'acteur irréprochable. Un coup de coeur !

 Pour voir la bande d'annonce cliquez ici

 Avec: Penélope Cruz; Carmen Maura; Lola Duenas; Chus Lampreave; Yohana Cobo

étoile

 

 

 Val

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1 juillet 2013

Le voyage de Lou, Maria Joan Hyland

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4ème de couverture : Issue d'une famille défavorisée de Sydney, Louise Connor, adolescente de seize ans surdouée et mal dans sa peau, part dans le cadre d'un programme d'échanges scolaires passer sa dernière année de lycée dans une banlieue aisée de Chicago. Lou compte sur ce séjour pour se réinventer et commencer une vie nouvelle.
Mais elle comprend vite que nul ne peut faire table rase de sa personnalité et de ses angoisses quand elle se trouve confrontée à la cruelle tyrannie des lois de l'insertion sociale édictées par les Harding, sa famille d'accueil typiquement américaine, pétrie d'une inépuisable bonne volonté doublée d'une bonne conscience confinant à la pathologie.
Tiraillée entre sa vulnérabilité et son agressivité, son immense besoin d'affection et son dégoût pour la médiocrité environnante ou pour sa propre maladresse, Lou est un personnage complexe dont la sensibilité suraiguë fait une narratrice brillante. Parsemé d'images lumineuses et de véritables moments de grâce, le récit sans concession de la jeune rebelle laisse entrevoir la possibilité, pour une créature blessée, de retrouver un peu de chaleur humaine, d'amitié ou de rêve là où elle les attend le moins.

Le personnage de Lou est sans aucun doute l'élément essentiel du livre. Plutôt normal, me diriez-vous, mais j'ai vraiment eu l'impression que dans ce roman, le rayonnement du personnage principal avait quelque chose de différent. En fait, à chaque rebondissement, ce n'est pas l'action en elle-même qui avait de l'importance mais plutôt la réaction de Lou face à ce qui venait de ce passer, et ce pour chaque évènement du livre sans exception. Evidemment, chaque roman à son personnage principal mais j'ai vraiment ressentit quelque chose de différent ici, l'auteur a vraiment voulu donner une dimension différente à son roman.

Par ailleurs, je dois dire que Le voyage de Lou m'a laissée assez perplexe. Je n'ai pas aimé le début du roman (≈ les 100 premières pages ), il m'a mise mal à l'aise, principalement à cause de la relation bizarre et ambiguë entre Lou et James (son "frère d'accueil"). En fait, j'ai vraiment eu du mal à cerner Lou, sa personnalité. Elle est à la fois banale et hors norme, avec des réactions et des envies étranges. Après réflexion, je me dis que c'est peut-être dû à la description très poussée et minutieuse de ses pensées, on a tous des réactions bizarres parfois... Toujours est-il que j'ai vraiment eu du mal avec elle, mais j'ai fini par m'y habituer, certaines de ses remarques ou réflexions  m'on bien plu. Evidemment, on se rend compte que la vie n'a pas été tendre avec elle, notamment a cause de ses soeurs totalement allumées ou de ses parents irresponsables. L'arrivée dans sa famille d'accueil va aussi rendre les choses plus difficiles et bouleverser ses habitudes, elle va avoir du mal à s'adapter, parce qu'elle ne réussit pas à entrer dans le moule de l'enfant modèle (qui ne l'est la plupart du temps qu'en apparence...).

Ce qui m'a plus dans ce roman, c'est la façon dont l'auteur met en avant les failles de chacun des personnages. Pas des faiblesses mais des sortes de dysfonctionnements propres à chacun, qui montrent que personne n'est parfait nulle part. 

Alice.

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27 juin 2013

Le jeudi c'est Jeu livresque #4

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Le jeudi c’est Jeu Livresque, c’est un rendez-vous sur 8 semaines pour jouer avec nos livres, nos bibliothèques et nos romans préférés lancé par Secret Forbidden World.

Semaine 4 : lecture et musique (parlez-nous d’une musique découverte dans un livre, dans une playlist d’auteur, d’une chanson qui vous fait penser à un livre, qui a été écrite pour un livre… bref, tout ce qui associe livres et musique.)

Val : J'ai redécouvert Keane avec Terrienne de Jean-Claude Mourlevat, je dis redécouvert parce que je connaissais les chansons mais je ne savais pas c'était Keane... Maintenant j'écoute moins mais à chaque fois je revois Gabrielle marcher comme une folle pensant vivre ses derniers instants. Bien sûr il y aussi le Monde de Charlie qui remplit désormais ma playlist.

Alice : Dernièrement, le livre de Russell Banks Sous le règne de Bone et son ambiance rasta m'ont donné envie d'écouter du reggae. J'ai aussi découvert Jimmy Cliff (que je ne connaissais que de nom), notamment les chansons Hey, Mr Yesterday et Many Rivers to cross. Ensuite, comme Val, j'ai beaucoup aimé les musiques du Monde de Charlie (même si je n'ai vu que le film...), notamment Low, du groupe Cracker.

 

24 juin 2013

Le meilleur des mondes, Aldous Huxley

le meileur des mondeRésumé : Les expérimentations sur l'embryon, l'usage généralisé de la drogue. Ces questions d'actualité ont été résolues dans l'État mondial, totalitaire, imaginé par Aldous Huxley en 1932. Défi, réquisitoire, anti-utopie, ce chef-d'oeuvre de la littérature d'anticipation a fait de son auteur un des témoins les plus lucides de notre temps.

Je vais faire court pour ce livre parce que je n'ai pas pu accrocher et d'ailleurs je ne suis même pas arrivée jusqu'au bout. Je ne le déconseille pas particulièrement, parce qu'il reste un livre interessant, mais en ce qui me concerne, j'ai trouvé que qu'il méritait d'être plus clair dans son écriture et dans son intrigue. J'ai passé le premier tier du livre à me demander qui était qui, quel statut avait chaque personnage: Alpha ?, Bétâ ?... Quelque chose qui m'ennerve au plus haut point. De plus, certains passages étaient parfaitement incompréhensibles... Quant aux personnages, aucun n'est attachant et leur mode de fonctionnement m'a profondément agacé (c'est le but de l'auteur vous me direz...). J'ai néanmoins apprécié la description de la "création" des enfants et de leur éducation ainsi les nombreuses références plus ou moins cachées (comme par exemple dans les noms des personnages).

L'histoire n'a rien de prenant et j'ai été déçue par les longueurs inscessantes qui gâchent la dynamique de l'oeuvre. J'ai tout de même aimé la portée visionnaire et "préventive" mais je n'y ai trouvé rien de plus.

Voici une phrase du philosophe russe Nicolas Berdiaev trouvée sur Wikipédia qui résume assez bien l'enjeu de ce livre : « Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante : comment éviter leur réalisation définitive ?… Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins parfaite et plus libre. »

Val

20 juin 2013

Le Jeudi c'est Jeu livresque #3

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Le jeudi c’est Jeu Livresque, c’est un rendez-vous sur 8 semaines pour jouer avec nos livres, nos bibliothèques et nos romans préférés lancé par Secret Forbidden World.

Semaine 3 : le livre qui vous a fait le plus pleurer

Alice : Je dois être insensible mais je n'ai jamais pleuré pour un livre... Toutefois, il m'est arrivée d'être très triste après la lecture d'un livre (je ne suis pas inhumaine non plus ^^). Celui qui m'a le plus déprimée est sans hésitation le tome 1 de Entre chiens et loups (chronique ICI), la fin étant tout simplement horrible. J'ai adoré ce roman, vraiment très émouvant, mais je dois dire que la fin est sans aucun doute la plus intense. Plusieurs heures après avoir refermé le livre il m'est resté une boule au ventre...

Val : En ce qui le concerne, je suis une pleurnicharde dans l'âme et j'ai la larme à l'oeil pour un rien... Cette question est donc très difficile ^^ Après mure réflexion, je pense pouvoir dire que Le monde de charlie est celui qui dernièrement m'a fait le plus pleurer (à la fois parce que c'est triste et aussi parce que c'est super émouvant comme bouquin). Comme Alice, Entre chiens et loups (décidément ce livre met tout le monde K.O.) m'a fait beaucoup pleurer mais cette fois-ci c'était plus par frustration et par colère (j'ai quand même adoré rassurez-vous). La fin était vraiment injuste et je me suis sentie totalement impuissante. Dans les derniers chapitres j'étais déjà à cran à cause de toutes ses émotions fortes et voilà, aux dernières pages j'ai craqué. Après, d'une manière générale les livres de Zafon me secouent bien, surtout Marina.

livres qui nous ont fait pleurer

Val et Alice.

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18 juin 2013

Jeu livresque

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J'ai décidé de participer au Jeu livresque organisé par Lothfleur, de Secret Forbidden World.

Le jeudi c’est Jeu Livresque, c’est un rendez-vous sur 8 semaines (tous les jeudis donc) pour jouer avec nos livres, nos bibliothèques et nos romans préférés.

Je pars avec un retard de deux semaines, j'ai donc décidé de faire les deux premières semaines en un seul message et ce jeudi, je reprendrais le rythme, surement avec Val.

Alice.

Semaine 1 : une photo de votre (vos) bibliothèque(s)

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Ci dessus, ma bibliothèque prinicpale. 

Semaine 2 : votre prénom (ou pseudo) dans un livre :    

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Mon pseudo fait bien sûr référence à la plus célèbre Alice de tous les temps. La seule à avoir rencontré un lapin en retard, une chenille qui fait des ronds de fumée, un chapelier fou, un chat qui sourit... et j'en passe ! Je parle, bien sûr, d'Alice au Pays des Merveilles ^^

Alice.

17 juin 2013

Découverte : Elena Kalis

C'est assez récemment, en farfouillant sur le web, que j'ai découvert Elena Kalis. Photographe basée sur une île des Bahamas, elle est spécialisées dans les portraits et photographies sous-marines. Je suis tombée sous le charme de ses clichés féériques et envoutants et j'avais envie de vous en faire partager quelques-uns.

 

Voici quelques photographies appartenant à la série "Alice in Waterland" :

 

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D'autre photographies, de la série "Ocean Song" :

 

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Un échantillon de la série "Dark water" :

 

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Et enfin, quelques photos de la série "Rhianne" :

 

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Underwater Carousel from Elena Kalis on Vimeo.


Vous trouverez ICI le site officiel de la photographe et ICI une interview (traduite en français)

 

Alice.

16 juin 2013

Sous le règne de Bone, Russell Banks

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4ème de couverture : "Mon existence est devenue intéressante, disons, l’été de mes quatorze ans. J’étais à fond dans la fumette et comme j’avais pas d’argent pour m’acheter de l’herbe je me suis mis à fouiner tout le temps dans la maison pour dénicher des trucs à vendre - mais il n'y avait pas grand chose" C’est alors que Bone, avec sa crête, son nez percé et le tatouage fondateur de son identité - des os en croix - prend la route, et que le roman se déploie au fil de ses aventures et de ses rencontres avec tout ce que l’Amérique puis la Jamaïque comptent de marginaux, d’aventuriers et de sages. Un percutant roman de formation sous forme de road movie.

Ce roman est le premier que j'ai lu de Russell Banks, mais surement pas le dernier !

J'ai beaucoup aimé ce livre, à la fois intense et drôle. Il dépeint une tranche de la vie de Bone, entre une petite ville de l'Etat de New-York et les plantations de ganja en Jamaïque.

Bone est un personnage qui m'a bien plu. J'avais quelques appréhensions vite envolée, puisqu'il s'est révélée être intelligent, drôle et touchant. J'avais peur qu'il soit trop inconscient, déconnecté de la réalité et d'une certaine morale, mais pas du tout. Contrairement à certains des personnages qu'il va rencontrer, il garde les pieds sur terre et fait preuve de maturité face aux événement. Il m'a donné l'impression de chercher quelque chose sans trop savoir quoi, la liberté, l'aventure ou même de l'affection... La plume de l'auteur permet de se sentir au plus près de son personnage, de ressentir chacune de ses émotions, notament en utilisant un langage familier (ce qui m'a parfois rappelé L'attrape-coeurs).

Durant son voyage, Bone va côtoyer de nombreux individus sans aucun liens entre eux, mais unis par une même extravagance (parfois flippante, je l'avoue...), ce sont en partie eux qui créent cette diversité dont le roman est empreint.

Pour moi, ce roman est en quelque sorte un récit de découvertes. Pour nous, lecteurs, comme pour Bone. Découvertes de lieux, d'individus, de cultures, et de modes de vie pour le moins étranges, mais intéressants. C'est un aspect du roman que j'ai adoré, les différentes ambiances dans lesquelles Russell Banks plonge le lecteur, qui se laisse emporter sans avec fluidité. Cette sensation de voyage et quasi omniprésente, l'auteur nous fait aller de surprises en surprises et met en lumière une société américaine peu connue et parfois dérangeante. Toute la deuxième partie du livre, qui s'introduit dans le mode de vie "rasta" jamaïcain m'a permis de le découvrir sous un angle un peu moins cliché, ce qui m'a beaucoup plu.

Je pourrais cependant reprocher à ce roman quelques longueurs dans le début, j'ai eu un peu de mal a rentrer immédiatement dans l'histoire.

Je vous conseille ce livre pour son immense diversité d'atmosphères et de personnages, pour son invitation à la liberté et l'évasion, et pour Bone, personnage exceptionnel.

Alice.

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10 juin 2013

Django Unchained, Quentin Tarantino

imagesCAXSHAY2Synopsis (allociné): Dans le sud des États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, fait l’acquisition de Django, un esclave qui peut l’aider à traquer les frères Brittle, les meurtriers qu’il recherche. Schultz promet à Django de lui rendre sa liberté lorsqu’il aura capturé les Brittle – morts ou vifs.
Alors que les deux hommes pistent les dangereux criminels, Django n’oublie pas que son seul but est de retrouver Broomhilda, sa femme, dont il fut séparé à cause du commerce des esclaves…
Lorsque Django et Schultz arrivent dans l’immense plantation du puissant Calvin Candie, ils éveillent les soupçons de Stephen, un esclave qui sert Candie et a toute sa confiance. Le moindre de leurs mouvements est désormais épié par une dangereuse organisation de plus en plus proche… Si Django et Schultz veulent espérer s’enfuir avec Broomhilda, ils vont devoir choisir entre l’indépendance et la solidarité, entre le sacrifice et la survie…

Et encore un gros coup de coeur avec Django Unchained du déjanté Tarantino ! Le réalisateur s'attaque au western et sort des sentiers battus en modernisant le genre. Et en avant avec les litres de sauces tomates, avec Django on repeint les murs ! Tarantino fidèle à lui même classe le film interdit au moins de 12 ans et ne lésine pas sur la hauteur du giclage... Cet excès de violence est bien entendu à prendre au second degrés même si je le déconseille fortement aux âmes sensibles ! Les dialogues et les répliques du docteur Schultz sont énergiques et rythment le film de façon a ce qu'il n'y ai aucun moment d'ennui ! Également une bonne dose de rire avec le docteur Schultz, son acolyte Django et leur humour casant... Je retiendrai également la musique, mélange décalé mais très réussi de rap, de musique années 60 et bien sûr de musique de western (dont une de Ennio Morricone, compositeur que j'adore !).

Casting: Jamie Foxx (Django), Christoph Waltz (Schultz), Léonardo DiCaprio (Candie), Samuel L. Jackson (Stephen), Kerry Washington (Broomhilda), Quentin Tarantino himself ! (Frankie)

Bande d'annonce:

Et maintenant un peu de musique avec cette belle découverte dans la bande originale (je l'écoute en boucle !): 

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Val

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4 juin 2013

Promised Land, Gus Van Sant

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Steve Butler, représentant d’un grand groupe énergétique, se rend avec Sue Thomason dans une petite ville de campagne. Les deux collègues sont convaincus qu’à cause de la crise économique qui sévit, les habitants ne pourront pas refuser leur lucrative proposition de forer leurs terres pour exploiter les ressources énergétiques qu’elles renferment. Ce qui s’annonçait comme un jeu d’enfant va pourtant se compliquer lorsqu’un enseignant respecté critique le projet, soutenu par un activiste écologiste qui affronte Steve aussi bien sur le plan professionnel que personnel… (source ICI)

Je n'avais pas d'attantes spéciales vis à vis de ce film, que je suis allée voir pour combler ma soirée et parce que le synopsis n'avait pas l'air mal. Au final, mon avis est un peu mitigé mais pas totalement négatif.

Les points positifs :

- La représentation de la campagne américaine, très réussie d'un point de vue esthétique. L'ambiance qui s'en dégage m'a beaucoup plu. Cette vision de l'Amérique, loin des clichés habituels, permet une réelle ouverture d'esprit. Il faut cependant garder en tête qu'il ne s'agit que d'un film, où on ne nous montre que ce qu'on veut que nous faire voir...

- Le personnage de Sue, son humour sarcastique qui m'a bien plu ^^

- La mise en valeur du côté manipulateur des grandes multinationales américaines. J'ai trouvé très intéressant le  deuxième retournement de situtation qui survient en fin du film, il amène quelque chose d'assez effrayant sur la manière peu conventionnelle des entreprises de berner (presque) tout le monde.

Les points négatifs :

- Le personnage de Steve, qui m'a parfois énervée. Je l'ai trouvé trop naïf et crédule. Il est persuadé d'oeuvrer pour le bien commun, de satisfaire tout le monde de manière égale et sans effets négatif. Il a vraiment mis beaucoup de temps à réaliser que l'entreprise pour laquelle il travaille n'est pas blanche comme neige, alors que celà paraissait évident.

- L'histoire d'amour entre Steve et Alice trop conventionnelle, même si j'ai bien aimé cette dernière.

- La fin, typiquement "américaine", et trop idéaliste. Le film a perdu beaucoup de son potentiel choc dans les dernière 10 minutes, ce qui est vraiment dommage. Je m'y attendais cependant un peu, Promised Land reste un film avec un assez gros budget et non pas un petit film indépendant...

En conclusion, un film plutôt agréable et avec de belle images, de beaux paysages, mais un engagement pas tout à fait à la auteur de la cause défendue.

  

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Alice.

 


Pour les curieux : Le site Rue89 regroupe pas mal d'infos, d'images et d'article sur le sujet polémique du gaz de schiste ICI

2 juin 2013

Nouvelle affiche Catching Fire

Voici la dernière affiche en date de Hunger Games - L'embrasement, qui sortira le 27 novembre 2013 en France (source)

 

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Et la bande annonce en sous titré français :

 

Liam Hemsworth, Jennifer Lawrence, Sam Clafin et Francis Lawrence (le réalisateur) à Cannes :

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source de l'image ICI

28 mai 2013

Les âmes vagabondes, Stéphanie Meyer

Les ames vagabondes[1]Résumé: La Terre est envahie. L'humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d'être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l'être qui tente de la posséder. Quelque part caché dans le désert, il y a un homme qu'elle ne peut pas oublier. L'amour pourra-t-il la sauver ?

Une bonne surprise avec Les âmes Vagabondes de Stéphanie Meyer qui m'a beaucoup plu ! Je suis particulièrement contente de ne pas avoir retrouvé un Twilight bis déguisé par un contexte nouveau, après le succès qu'à connu cette saga il aurait été normal que l'auteure n'arrive pas à se détacher de ses personnages... Le pari était très interressant pour Meyer qui a prouvé qu'elle pouvait s'éloigner de l'univers fantastique pour gagner en maturité avec la science-fiction.

Je n'ai rien à redire du côté de l'histoire et des personnages. La communauté humaine souterraine est très crédible et l'auteure anticipe à merveille les réactions que l'on pourrait avoir dans un contexte similaire (après l'invasion les humains doivent vivre cachés et l'arrivée de Gaby suscite un accueil mitigé...). La relation ambiguë entre Gaby, Mélanie, Jared et Ian attire l'attention, elle est assez complexe pour ne pas tomber dans une romance banale et sans intérêt. Bien qu'elle occupe une place centrale elle reste bien dosée.  

L'environnement qui oscille entre désert et grottes m'a aussi ravie, tous les détails de l'architecture de cette dernière révèlent une grande maîtrise de la description. En revanche, je n'ai pas aimé les récits de Gaby sur les différentes planètes où elle a vécu, certains étaient trop tirés par les cheveux à mon goût, mais c'est l'intention qui compte ^^. J'ai aussi apprécié le fait qu'il n'y ai pas de "traditionnel combat final" mais plutôt une ambiance de danger perpétuel qui rend le récit encore plus prenant.

Au début je pensais suivre Mélanie mais au final c'est plus l'histoire de l'âme Vagabonde alias Gaby. Passée la gêne, je me suis rendue compte que ce point de vue était encore plus intéressant car ce n'est pas les questionnements habituels d'une jeune femme que nous avons mais plutôt ceux d'un être qui n'a rien à voir avec nous mais qui petit apprends à nous apprivoiser ! De plus, on à également accès aux pensées de Mélanie et grâce à cela on peut bien se rendre compte de la différence entre les âmes et les humains. La cohabitation est dure au début et quasiment jusqu'à la moitié du livre est consacrée à l'évolution des relations des deux jeunes femmes. Meyer est décidément passée maître dans l'art des conflits intérieurs, la preuve ici est encore plus flagrante qu'avec Bella...La deuxième partie quant à elle s'accelère considérablement et on prend plus de plaisir à lire.

L'écriture n'est cependant pas excellente mais je pense que si certaines tournures de phrases m'ont gêné, c'est en grande partie du à la traduction...

Bonne lecture ! :D

Val

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28 mai 2013

1984, George Orwell

1984

4ème de couverture : De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartir comme un flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le feu aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

Je voulais lire ce livre depuis pas mal de temps, tout d'abord parce qu'il s'agit d'un classique dont je n'avais entendu que du bien mais aussi parce qu'il constitue un texte de référence en matière de dystopie (Suzanne Collins, l'auteur de Hunger Games, n'a rien inventé d'exceptionnel...).

Ce roman et séparé en trois parties. La première m'a bien plu mais sans plus, j'ai lu les deux dernières comme si ma vie en dépendait (mais tout en les savourants ^^). 

Dans ce roman, on suit le personnage de Winston, un membre plutôt banal (en apparence) du Parti Extérieur (voir image pyramide ). Dans la première partie du roman l'histoire se met doucement en place. On suit Winston tout au long de ses journées, au Ministère de la vérité où il travaille, ainsi que chez lui. Cela nous permet d'avoir une idée plus précise du mode de vie des habitants de l'Océania, des événements qui rythment leur quotidien. 

Au début, Winston m'a paru un peu faible, je m'attendais a un sorte de super-héros se battant pour défendre ses convictions mais je n'ai trouvé qu'un docile fonctionnaire essayant de paraître le plus inoffensif possible... Mais après réflexion, je pense que cet aspect "monsieur-tout-le-monde" qui semble s'accrocher à Wilson constitue en réalité une des forces  du roman. On voit comment il développe ses réflexions personnelles au détriment de la doctrine imposée par le Parti (L'Angsoc), comment il enfreint les règles qui garantissaient sa survie. Il se transforme de façon rapide, notamment grâce à la relation amoureuse illégale qu'il entretient avec Julia.

La deuxième partie du roman est majoritairement constituée d'extraits du livre écrit par Goldstein (un "ennemi du Parti"). J'ai l'ai trouvé passionnant, il constitue presque un essai politique, qui analyse chacun des rouages faisant fonctionner le Parti. Il explique en quoi la guerre est indispensable au bon fonctionnement du Parti, même si elle ne se justifie pas d'un point de vue purement matériel (chaque Etat possède une économie intérieure indépendante). Il dresse une sorte de "théorie des classes sociales" plus vraie que nature, il explique comment l'instauration d'un tel régime a été possible... Toutes les réflexions abordées sont très justes et trouvent leur fondement dans des événement historiques bien réels, que ce soit la Révolution française, le totalitarisme de Staline ou d'Hitler. Toutes les réflexions autour de la doublepensée (=capacité à faire coexister dans son esprit deux idées opposées en les acceptants toutes les deux, mettant ainsi en veilleuse l'esprit critique.) et de la novlangue (=langue officielle du Parti) sont aussi très intéressantes.

La troisième partie du roman approfondit en quelque sorte les thèses énoncées précédemment à travers différentes péripéties plutôt tragiques. L'auteur propose une remise en question effrayante de tout se que nous connaissons, de nos convictions profondes, et cela fait froid dans le dos. Parce que cela paraît réel. Toutes ses petites idées qu'il introduit dans notre esprit et qui bouleversent nos certitudes apportent des réflexions captivantes et, quelque part, essentielles

Je conseille vivement ce livre à chacun d'entre vous, sans doute un des meilleurs que j'ai lus.

Alice.

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Extraits :

Se confesser n'est pas trahir. Ce que l'on dit ou fait ne compte pas. seuls les sentiments comptent. S'ils peuvent m'amener à cesser de t'aimer, là sera la vraie trahison.

"Si je le désirais, avait dit O'Brien, je pourrais m'envoler de ce parquet et flotter comme une bulle de savon". Winston étudia cette phrase. S'il pense qu'il flotte au-dessus du parquet et si, en même temps, je pense que je le vois flotter, c'est qu'il flotte.

 

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carte : en rose = Océania / en violet = Eurasia / en vert = Estasia / en jaune = disputé

 

25 mai 2013

Bright Star, Jane Campion

Bright starJe n'avais entendu que du mal de ce film mais comme je peux me montrer têtue, j'ai quand même décidé de le voir surtout que j'avais du mal à imaginer un Jane Campion mauvais. J'ai vu et j'ai adoré ! Mais vraiment ! Ce film est aussi beau qu'émouvant.

Résumé: Londres, 1818. Un jeune poète anglais de 23 ans, John Keats, et sa voisine Fanny Brawne entament une liaison amoureuse secrète.
Pourtant, les premiers contacts entre les deux jeunes gens sont assez froids.
John trouve que Fanny est une jeune fille élégante mais trop effrontée, et elle-même n'est pas du tout impressionnée par la littérature.
C'est la maladie du jeune frère de John qui va les rapprocher. Keats est touché par les efforts que déploie Fanny pour les aider, et il accepte de lui enseigner la poésie.
Lorsque la mère de Fanny et le meilleur ami de Keats, Brown, réalisent l'attachement que se portent les deux jeunes gens, il est trop tard pour les arrêter. Emportés par l'intensité de leurs sentiments, les deux amoureux sont irrémédiablement liés et découvrent sensations et sentiments inconnus. " J'ai l'impression de me dissoudre ", écrira Keats. Ensemble, ils partagent chaque jour davantage une obsédante passion romantique qui résiste aux obstacles de plus en plus nombreux. La maladie de Keats va pourtant tout remettre en cause...

Casting: Abbie Cornish, Ben Whishaw, Paul Schneider, Kerry Fox

Avis aux impatients, ce film n'est pas fait pour vous ! En effet, l'histoire met très très longtemps à se mettre en place, mais toutes les fans de Jane Austen et d'autres écrivains romantiques apprécieront cette lenteur et l'intensité qu'elle engage. Le scénario, lui aussi très Austinien, et l'époque raviront celles qui aiment les belles histoires d'amour encrées dans la société anglaise du début du XIXème. Pour ma part, je garde à l'esprit les sublimes costumes de la très coquette Fanny ainsi qu'une scène: celle où Fanny et sa petite soeur élèvent des papillons dans leur chambre en attendant le retour de Keats. Magnifique ! La tendresse infinie qui se dégage de l'amour de Keats et de Fanny m'a beaucoup émue, quant au lien fusionnel qui se créé au long du film, il n'a rien de cliché ou de surfait. Embelli par l'envoutante poésie de John Keats et par la poésie de l'image, vous serez transporté par la douceur et la force de ce premier amour.

Un film empreint de sensibilité et de beauté... Gros gros coup de coeur !

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Val

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17 mai 2013

Pourquoi j'ai mangé mon père ?, Roy Lewis

Résumé de l'éditeur: Approchez Homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d'une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles... Ces êtres délicieux font le monde autour d'un feu en dégustant des os à moelle.Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution...

Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.

 

Comme le présente ce pertinent résumé, Pourquoi j'ai mangé mon père ? est un mélange intéressant entre petite histoire drôle et conte philosophique. Le contexte est original et je n'ai pas souvent eu l'occasion de lire des romans mettant en scène des hommes préhistoriques... A vrai dire c'est ce qui m'a le plus plu ! En effet l'auteur fait parler ses personnages comme des gens tout à fait normaux voire même très éduqués, le contraste surprend (surtout qu'au début je ne m'attendais pas à un livre comique...) et très vite l'absurdité des dialogues s'est transformée en fou rire ! Le déroulement est lui aussi très bien, il retrace l'évolution de la tribu à travers des épisodes anodins qui ont pourtant forgé ce que nous sommes aujourd'hui. 

Les situations sont elles aussi très drôles et très représentatives des personnages tous très... très spéciaux disons... ^^ Chacun a un caractère et un talent propre qui aporte son petit quelque chose à la lente marche de l'évolution humaine. Le narrateur, Ernest, fait aussi beaucoup rire par son ton très professeur et par ses réflexions toujours très recherchées (et qui n'ont pas lieu d'être...). Son père quant à lui trouve toujours des idées dignes des plus grands savants mais reste stupéfait devant un dessin effacé comme par magie (après une pluie) ou encore prend peur quand un des frères lui dessine une deuxième ombre qui "s'arrache" quand il bouge... En d'autre terme Einstein mais avec l'innocence de Peter Pan (petit clin d'oeil à l'ombre ^^'). Mais même dans leur bétise, les personnages se sentent toujours supérieurs et chacun est convaincu d'agir toujours pour le bien de l'humanité sans essayer de comprendre le point de vue des autres... Ainsi s'affrontent (gentiment) Edouard, le père, et son frère Vania. Encore une fois, c'est très intéressant d'avoir sous les yeux ces deux points de vue (le progrès et l'anti-progrès). On peut réfléchir objectivement et se forger notre propre opinion en pesant le pour et le contre. Mais d'une manière générale, ce livre n'aborde pas que ce sujet, je vous parle du plus évident mais je suis sure que vous en trouverez d'autre ;)

J'ai trouvé la fin un peu sordide même si elle parle d'elle même et elle m'a laissé un petit goût amer, un dernier rire mais jaune cette fois...

A chaque passage on voit directement où l'auteur veut en venir. Trop prévisible me direz-vous. Eh bien pas du tout, au contraire on savoure les évènements avec délice et on ne peut s'empécher de sourire devant l'ironie de l'auteur et devant la finesse du jeu entre les personnages et le lecteur qui petit à petit se rend compte qu'il rit aussi de lui même. En effet, Ernest et sa horde ne sont en fait qu'une caricature de ce que nous sommes : des Hommes. Je le conseille réellement à tous ceux qui veulent lire quelque chose de simple, de bien écrit et de distrayant tout en gardant l'impression de ne pas avoir perdu son temps pour autant !

Val

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5 mai 2013

The Agency - tome 3 : Les secrets du Palais, Y.S. Lee

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HIVER 1860. Nouvelle mission pour Mary, et pas des moindres : la reine Victoria en personne fait appel à l'Agency pour découvrir qui, parmi son entourage, dérobe jour après jour les objets d'art de Buckingham.
Mais la tâche se complique : le beau James est lui aussi mandaté pour les travaux du palais, alors que sa relation avec Mary est plus tumultueuse que jamais ! Et voici qu'il met au jour un complot contre la reine... (source)
Premières pages du livre ICI

     J'ai acheté ce roman dès sa sortie française que j'attendais depuis plus d'un an. J'ai honte de le dire mais je l'ai dévoré en une soirée, la patience n'est pas mon fort... ^^ Au final, j'ai quand même été pas mal déçue (ça m'arrive beaucoup ces temps-ci, je crois que je deviens difficile), il manquait entre autres à ce roman le petit quelque chose qui m'avais plu dans les deux premiers tomes.

J'étais ravie à l'idée de retrouver la ville de Londres à l'époque victorienne que j'affectionne tant mais Les secrets du Palais n'a pas complètement répondu à mes attentes... C'est sans doute dû au fait que le plus gros de l'action se déroule dans le Buckingham Palace et non pas dans les rues de la ville. Ce côté un peu enfermé ne m'a pas trop plu, je n'ai pas retrouvé l'ambiance brumeuse et entêtante des premiers tomes. Il est possible que Y.S. Lee, par ce changement de décor, aie voulu plonger le lecteur dans l'intimité du Palais mais j'ai eu du mal a m'y faire, j'ai trouvé que c'était trop peu précis et que cela manquait de réalisme. 

Mais ce qui m'a le plus déçue c'est l'intrigue en elle même, l'enquête, qui était vraiment très mal construite, trop simple et sans originalité. Elle n'était pas captivante, je n'ai pas été emportée et la lecture ne m'a donc pas marquée. Tout ce déroulait un peu trop facilement et rien n'avait vraiment d'intérêt... J'ai même trouvé la fin presque grotesque (spoiler : C'est la Reine Victoria qui déjoue les plans du "malfaiteur", au milieu des égouts du palais...). Tout ce qui tournait autour du père de Mary était plutôt bien fait mais un peu léger quand on pense à l'ampleur donnée par l'auteur à cette figure paternelle dans les premiers tomes.

Le point positif majeur de ce roman reste donc la relation entre James et Mary qui évolue enfin, je crois que je n'aurai pas supporté d'attendre un tome supplémentaire. Et j'ai retrouvé James avec grand plaisir, son arrogance et son ironie toujours au rendez-vous ^^

En conclusion, un livre trop simple et sans surprises dignes de ce nom. Y.S. Lee a apparemment voulu introduire beaucoup de choses différentes dans son roman (Le père de Marie, la disparition d'objets, l'assassinat, le complot, le Prince Edward, la relation James/Mary, Octavius Jones....) sans réussir a bien les ordonner pour mettre en lumière les plus importantes. On reste donc avec une impression de bâclé, d'un roman fait à la va-vite qui perd beaucoup de son potentiel en chemin...

Alice.

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3 mai 2013

Real Human: ce que j'en ai pensé...

La série se termine (toute les bonnes choses ont une fin...) et je peux enfin dire qu'elle fait partie de mes préférées ! 

Je ne vais pas refaire de description détaillée du scénario ni de présentation de fiche technique (pour cela voir ici)  mais je vais tout simplement vous donner mon avis: Cette série est tout simplement haletante ! En plus d'une intrigue sensationnelle, elle propose des questions morales extrêmement intéressantes et une palette émotionnelle riche et sans censure. Bref tout ce qu'on peut attendre d'une bonne (voire excellente) série... Certes elle est assez complexe donc pas moyen de louper un épisode sans être "largué". En effet les relations et les opinions évoluent sans cesse et de nombreux mystères sont dévoilés tout au long des épisodes. Les rôles sont joués à la perfection, avec mention spéciale pour les hubots et pour l'acteur Andreas Wilson alias Léo ^^ Cet acteur est un vrai coup de coeur et je laisse présager une belle carrière... Seul petit bémol la fin qui est pour moi un peu trop rapide et un tantinet bâclée (et triste aussi d'un certain point de vue). Beaucoup de questions sont laissées en suspend et encore aujourd'hui je cogite sur le pourquoi du comment (heureusement qu'il passe en replay). Je n'espère qu'une chose: une deuxième saison et vite ! (impossible autrement... :D)

 

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étoile

 Val

25 avril 2013

Double jeu, Judy Blundell

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     1950. Quand Kit Corrigan, 17 ans, débarque à New York, elle est seule en ville. Elle a quitté Providence, sa famille, et rompu avec Billy, son petit ami qui s’est engagé en Corée. New York ne l’accueille pas les bras ouverts et Kit obtient un second rôle dans un spectacle à Broadway pour vivre chichement. Le destin vient à son secours par le plus improbable des êtres. Le père de Billy, Nate Benedict, avocat véreux, lui offre une chance inespérée : devenir danseuse au Lido et vivre dans un appartement agréable. En échange de quelque chose qui se révélera trop lourd à porter pour Kit… (source)

Judy Blundell nous offre un roman noir dans lequel les adolescents découvrent les actions douteuses de leurs aînés. Un roman d'amour, certes, mais un de ceux où les motivations de l'héroïne ne sont pas aussi pures que son coeur.  NY Times

J'ai eu un peu de mal avec le début de ce roman qui ne m'a pas immédiatement emballée mais j'y ai finalement pris goût et j'ai été assez séduite, notamment par l'atmosphère particulière qui s'en dégage.

Si je ne suis pas facilement entrée dans ce livre, c'est tout d'abord à cause de l'alternance de l'action présente et d'éléments du passé de Kit, au fil des chapitres. Je n'ai pas de suite saisi l'utilité de ce mode de narration et j'ai donc trouvé quelques longueurs dans le début. Bien sûr, cet aspect s'avère ensuite très utile, notamment pour mieux appréhender la personnalité de Kit, agréable, mais sans plus. J'ai trouvé qu'elle ne se révoltait pas assez vis à vis de Nate qui la manipule un peu trop, j'aurais bien aimé qu'elle lui dise ce qu'elle a sur le coeur.

L'ambiance de l'Amérique des années 50 est très perceptible, notamment dans des lieux assez emblématiques de cette période (ou de l'idée que j'en ai), comme le Lido, et bien sûr dans l'intrigue principale, qui tourne autour d'une histoire de mafieux, de trafics et de règlements de compte (en résumé très bref ^^). On a aussi le contexte mondial, avec la guerre de Corée, rapidement survolé, un peu trop rapidement à mon goût justement...

Sans être extraordinaire, ce roman est agréable à lire et sort un peu de l'ordinaire, il aborde le thème de la gloire et de la réussite sous un angle plus intime mais intéressant, avec une héroïne qui n'a pas eu une vie facile prête a tout pour s'en sortir, quitte a certain sacrifices.

Alice.

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24 avril 2013

Entre chiens et loups - tome 4 : Le retour de l'aube, Malorie Blackman

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Tobey est amoureux de Callie. Fou amoureux. Pour son anniversaire, il veut lui offrir un cadeau digne d'elle, un cadeau de valeur. Alors il va accepter le pire : effectuer une livraison pour le gang de McAuley. En échange d'un peu d'argent. Un peu d'argent qui le conduira directement en enfer...  (source)

Après le niveau des tomes précédents, je m'attendais à bien mieux pour Le retour de l'aube, qui m'a affreusement déçue...

A la fin du tome 3, Malorie Blackman avait laissé pas mal de questions en suspend, une suite était donc quasi-indispensable. Mais j'ai quand même que trouvé ce tome 4 était de trop. L'auteur s'essouffle, l'intrigue est beaucoup moins prenante et perd de son intensité.

Tout d'abord, je m'attendais à retrouver Callie Rose dans toute sa splendeur, eh bien non... Elle passe la moitié du roman à l'hôpital, le personnage principal est donc Tobey, ce que le résumé laissait présager mais quand même... D'ailleurs, c'est la famille Hadley/McGrégor au complet qui est zappée, Sephy non plus n'est plus du tout au centre du roman. Jusque là, cela aurait pu passer, mais je n'ai pas du tout été accrochée par le personnage de Tobey. Je n'ai pas réussi à le cerner vraiment, il m'a paru banal, bref, il manquait d'intérêt. De plus, sa relation avec Callie fait pâle figure à côté de celle entre Sephy et Callum

Et du côté de l'intrigue, j'ai vraiment eu l'impression que Malorie Blackman "trahissait" les valeurs du roman (je m'emporte peut-être un peu ^^). Le thème des injustices entre Nihils et Primas fait presque office de tapisserie, il est très peu abordé. Et comme pour accentuer cela, tout tourne désormais autour d'une histoire de gangs et de règlements de comptes, encore un manque d'originalité.

Et pour finir, la fin m'a vraiment étonnée dans le sens où elle m'a laissée une sensation d'inachevé, plutôt inopportune dans un roman qui vient clore une saga. Comme je le disait précédemment, tout ce qui touche aux rapports Primas/Nihils est mis de côté, on ne sais pas comment les choses vont évoluer, que ce soit en bien ou en mal. Et c'en est de même pour les personnages qui sont un peu laissés en plan, même après l'épilogue les choses ne s'éclaircissent presque pas.

En conclusion, c'est une grosse déception, un dernier tome largement pas au niveau des précédents et qui clôt une superbe série de façon un peu trop amère...

Alice.

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22 avril 2013

Entre chiens et loups - tomes 2 et 3, Malorie Blackman

✦ Attention aux spoiler pour ceux qui n'ont pas lu le tome 1, ne gâchez pas une si bonne lecture... 

 


Résumé du tome 2 - La couleur de la haine - Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Noirs et Blancs ne se mélangent pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfant de l'amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir son camp et sa couleur.

Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse... celle de la haine.    

Résumé du tome 3 - Le choix d'aimer - Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l'amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, de leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d'aimer, malgré tous, malgré tout...

J'ai décidé de faire un article groupé sur ces deux tomes car j'ai trouvé qu'ils formaient une sorte d'unité au sein de la saga (de quatre tomes).

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   Dans le tome 2, on retrouve Sephy, quelques mois après la mort de Callum, et enceinte de Callie Rose. Elle a été jetée dehors par son père et vis seule dans un petit appartement miteux. Elle accouche au tout début du roman. S'en suivent plusieurs chapitres où elle écrit en s'adressant à sa fille (encore bébé). J'avoue avoir eu très peur que tout le roman se déroule ainsi mais ce n'est pas le cas. En réalité, ce tome est plutôt centré sur le retour à la "vie normale" de Sephy. Tout va mal, le monde est toujours déchiré entre les Nihils et les Primas et Sephy n'est acceptée d'aucun des deux côté. C'est en cet aspect que ce roman est "magistralement terrible", Sephy est exclue, méprisée par tous, elle se sent responsable de la mort de Callum et doute de son amour. Elle se retrouve prise au piège du système qui est, par dessus le marché, administré par son père. On suit donc sa progression difficile dans une vie tout sauf idéale, on la voit chuter, être rabaissée, mais elle se relève toujours. Ce roman m'a vraiment prise aux tripes, la douleur de Sephy m'a bouleversée.

Une chose qui m'a surprise est de retrouver Jude (le frère de Callum) dans ce roman. Et c'est en le rencontrant que le mot "haine " prend tout son sens. Ce personnage n'était pas très approfondi dans le premier tome mais c'est chose faite, et j'ai même eu l'impression qu'il était le personnage principal de La couleur de la haine. Il est profondément seul et j'ai parfois éprouvé de l'affection envers lui mais ces actes sont impardonnables. Après la mort de Callum, il a développé un profonde aversion vis à vis de Sephy qui a transformé son coeur en pierre.

Jasmine, la mère de Sephy et Meggie, la mère de Callum on elles aussi un place toute particulière dans le roman.


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Dans le début du tome 3, Callie Rose a 15 ans et elle s'apprête à commettre un acte irréparable. Tout le roman est basé sur des retours en arrière qui montrent l'évolution de Callie depuis son enfance. On voit se dessiner sa personnalité, impulsive, colérique et loyale. Elle découvre le passé de sa mère et, au fur et a mesure de l'histoire, entre en conflit violent avec elle. On a accès à la fois aux pensées de Jude, plus froid et obstiné que jamais, de Callie, qui tente tant bien que mal de se construire, et de Sephy, qui ne sait plus quoi faire pour que sa relation avec sa fille s'améliorent. ans ce tome, Jude m'a particulièrement horripilée, détestable du début à la fin.

En définitive, c'est ce que j'adore avec cette saga. Elle fait naître en nous des sentiments intenses, presque primitifs. Ce que je pourrais cependant lui reprocher est de ne pas suffisamment creuser certaines réflexions et de (justement) tout miser dans les émotions. Ces pensées gagneraient à être développées.

Alice.

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