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Val et Alice in Wonderland
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22 avril 2013

Entre chiens et loups - tomes 2 et 3, Malorie Blackman

✦ Attention aux spoiler pour ceux qui n'ont pas lu le tome 1, ne gâchez pas une si bonne lecture... 

 


Résumé du tome 2 - La couleur de la haine - Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Noirs et Blancs ne se mélangent pas. Jamais. Pourtant, Callie Rose est née. Enfant de l'amour pour Sephy et Callum, ses parents. Enfant de la honte pour le monde entier. Chacun doit alors choisir son camp et sa couleur.

Mais pour certains, cette couleur prend une teinte dangereuse... celle de la haine.    

Résumé du tome 3 - Le choix d'aimer - Imaginez un monde. Un monde où tout est noir ou blanc. Où ce qui est noir est riche, puissant et dominant. Où ce qui est blanc est pauvre, opprimé et méprisé. Dans ce monde, une enfant métisse est pourtant née, Callie Rose. Une vie entre le blanc et le noir. Entre l'amour et la haine. Entre des adultes prisonniers de leurs propres vies, de leurs propres destins. Viendra alors son tour de faire un choix. Le choix d'aimer, malgré tous, malgré tout...

J'ai décidé de faire un article groupé sur ces deux tomes car j'ai trouvé qu'ils formaient une sorte d'unité au sein de la saga (de quatre tomes).

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   Dans le tome 2, on retrouve Sephy, quelques mois après la mort de Callum, et enceinte de Callie Rose. Elle a été jetée dehors par son père et vis seule dans un petit appartement miteux. Elle accouche au tout début du roman. S'en suivent plusieurs chapitres où elle écrit en s'adressant à sa fille (encore bébé). J'avoue avoir eu très peur que tout le roman se déroule ainsi mais ce n'est pas le cas. En réalité, ce tome est plutôt centré sur le retour à la "vie normale" de Sephy. Tout va mal, le monde est toujours déchiré entre les Nihils et les Primas et Sephy n'est acceptée d'aucun des deux côté. C'est en cet aspect que ce roman est "magistralement terrible", Sephy est exclue, méprisée par tous, elle se sent responsable de la mort de Callum et doute de son amour. Elle se retrouve prise au piège du système qui est, par dessus le marché, administré par son père. On suit donc sa progression difficile dans une vie tout sauf idéale, on la voit chuter, être rabaissée, mais elle se relève toujours. Ce roman m'a vraiment prise aux tripes, la douleur de Sephy m'a bouleversée.

Une chose qui m'a surprise est de retrouver Jude (le frère de Callum) dans ce roman. Et c'est en le rencontrant que le mot "haine " prend tout son sens. Ce personnage n'était pas très approfondi dans le premier tome mais c'est chose faite, et j'ai même eu l'impression qu'il était le personnage principal de La couleur de la haine. Il est profondément seul et j'ai parfois éprouvé de l'affection envers lui mais ces actes sont impardonnables. Après la mort de Callum, il a développé un profonde aversion vis à vis de Sephy qui a transformé son coeur en pierre.

Jasmine, la mère de Sephy et Meggie, la mère de Callum on elles aussi un place toute particulière dans le roman.


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Dans le début du tome 3, Callie Rose a 15 ans et elle s'apprête à commettre un acte irréparable. Tout le roman est basé sur des retours en arrière qui montrent l'évolution de Callie depuis son enfance. On voit se dessiner sa personnalité, impulsive, colérique et loyale. Elle découvre le passé de sa mère et, au fur et a mesure de l'histoire, entre en conflit violent avec elle. On a accès à la fois aux pensées de Jude, plus froid et obstiné que jamais, de Callie, qui tente tant bien que mal de se construire, et de Sephy, qui ne sait plus quoi faire pour que sa relation avec sa fille s'améliorent. ans ce tome, Jude m'a particulièrement horripilée, détestable du début à la fin.

En définitive, c'est ce que j'adore avec cette saga. Elle fait naître en nous des sentiments intenses, presque primitifs. Ce que je pourrais cependant lui reprocher est de ne pas suffisamment creuser certaines réflexions et de (justement) tout miser dans les émotions. Ces pensées gagneraient à être développées.

Alice.

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5 janvier 2013

The Lying Game T3 : Action ou vérité, Sara Shepard

Attention aux spoiler pour ceux qui n'ont pas lu les tomes 1 & 2 !!

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4ème de couverture : Qui a tué ma soeur Sutton ? Le beau Thayer, soudain de retour parmi nous ? Laurel, notre petite soeur, si sage en apparence ? Ma nouvelle vie est une énigme... Les reines du mensonge poursuivent leur jeu. Mais je peux compter sur Ethan,toujours à mes côtés.Enfin, je crois...

On retrouve dans ce troisième tome Emma et Sutton, sa soeur-jumelle-tuée-devenue-fantôme (un aspect de la narration qui me dérange toujours autant) là ou on les a laissées à la fin du tome 2 : face à Thayer. Petit rappel (attention spoiler) pour ceux/celles qui l'aurait oublié, Emma a passé tout le tome 2 à essayer de démontrer que Lily et Gaby, les jumelles twiteuses, ont assassiné Sutton avant se rendre compte que ce n'est pas le cas. Et hop ! Retour à la case départ...

Et malheureusement, c'est un scénario type qui s'est répété dans ce tome 3, à ma plus grande peine. Cette série est lente, lente, lente... Que ce soit les relations entre personnages (notamment Emma et Ethan) ou l'avancée de l'intrigue, on attend tout le roman quelque chose qui n'arrive que dans les 50 dernières pages. C'est vraiment dommage car la série a un bon potentiel et l'intrigue est bien ficelée, mais j'en viens à me dire qu'il est dommage de gaspiller 16 € pour un livre de 300 pages en gros caractères, qui se lit en 2 heures. Je ne saisis pas très bien le but de l'auteure mais toujours est-il que cela devient franchement agacent. Et puisqu'ont en parle, Emma commence elle aussi à m'agacer sérieusement par son manque de volonté et de personnalité flagrant ainsi que par son attitude parfois trop craintive, pas assez téméraire à mon goût. Ethan, qui oscille entre le poète torturé et le petit ami surproducteur m'a lui aussi énervé, dommage car ici aussi, il y avait du potentiel. J'en vient donc à préférer les amies de Sutton, Charlotte et Madeline, car même avec leur malsain jeu du mensonge, elles restent moins gnangnan que nos deux tourtereaux. Grosse déception aussi du côté de Thayer qui tombe lui aussi dans la mièvrerie et n'est pas tout à fait le bad boy auquel je m'attendais. Dernière petite critique et je m'arrête pour aujourd'hui : le style de l'auteur un peu puéril qui laisse franchement à désirer.

Bien sûr cette série n'est pas entièrement raté, le suspense est toujours là et j'ai toujours envie de connaître le fameux coupable mais j'avoue que mon enthousiasme du début commence à s'essouffler et je ne sais pas si je continuerai à lire cette série jusqu'au 7ème tome si les choses restent telles qu'elles.

Alice.

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4 novembre 2012

La forêt des Damnés, Carrie Ryan

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Voici un résumé qui présente une très bonne synthèse de l'histoire :

Le rêve de Mary ? Voir l’océan. Mais le village dans lequel vit la jeune fille est entouré de clôtures. Et de l’autre côté se trouve la forêt des Mains et des Dents où rôdent les Damnés, morts-vivants avides de chair humaine. Recluse dans ce petit îlot dirigé de main de fer par la Congrégation des Soeurs, elle mène une vie rythmée par la peur et l’angoisse. Pourtant, elle refuse d’accepter les vérités des soeurs qu’elle soupçonne de cacher de vieux secrets. La Forêt des damnés est d’abord l’histoire d’une jeune fille obstinée et inconstante, pleine de rêves et de passions, qui n’acceptera jamais de céder à la fatalité ni de se plier à l’ordre établi. Dans son univers étouffant qui se délite peu à peu, elle sera confrontée à l’intolérance, aux drames les plus insupportables. Jusqu’au jour où les grillages céderont… Il sera temps alors d’aller rechercher l’océan.    source ICI

Avant la lecture, je n'était pas totalement convaincue par ce livre, et je dois dire que j'ai été agréablement surprise. Non pas que ce soit un chef d'oeuvre mais il se laisse lire de façon très plaisante malgré quelques petits défauts

Les points positifs :

J'ai trouvé le synopsis assez original : avec les Damnés, qui sont tout simplement des zombies, on sort un peu des vampires et autres loups-garous tout en gardant un côté fantastique. L'univers dans lequel évolue Mary est plutôt bien décrit et on arrive sans mal à imaginer ce village perdu au milieu d'une forêt impénétrable, ainsi que la tension permanente qui règne parmi les habitants. L'histoire de manière générale est donc bien traitée, bien construite. Il y a aussi dans ce roman un travail de recherche important concernant la complexité des personnages et de leurs relations.

Les points négatifs :

Même si elle est intéressante, la personnalité de Mary m'a un peu dérangée. En effet, elle fait parfois preuve d'égoïsme et même d'égocentrisme : quoi qu'il arrive, ces désirs et ses problèmes passent toujours avant ceux des autres. Mais je pense malgré tout que cet aspect du caractère de Mary assez énervant est voulu par l'auteure, il marque et ne laisse pas indifférent, parce qu'on l'apprécie ou pas. J'ai aussi été déçue par un aspect de l'histoire qui n'a pas été assez creusé à mon goût : l'origine des Damnés. A un certain moment, des indices nous mettent sur la voie mais de façon trop brève. Evidemment, je pense (et j'espère) que cette question est remise en avant dans le tome 2 : Rivage mortel. Je pense cependant qu'elle est abordée différemment car l'héroïne de ce tome n'est plus Mary mais sa fille. 

Je conseille ce livre malgré les points négatifs énoncés ci-dessus car il est riche en émotions, notamment pas mal d'angoisse et de douleur, et car le style de l'auteur est agréable à lire, fluide et simple. La fin m'a aussi marquée car, sachant que l'histoire de Mary est "finie", elle laisse un certain vide qui n'est cependant pas totalement négatif.

Alice.

Trailer du livre :

21 août 2014

Geisha, Arthur Golden

Geisha

En plein dans ma période Japon je tiens à vous présenter Geisha d'Arthur Golden que j'ai déniché ce mois-ci dans une brocante de bord de mer... J'avais entendu parlé du film avec Zhang Ziyi que j'adore donc je me suis tout naturellement dirigée sur le livre. Je vous laisse découvrir le résumé :

A neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha.
Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour…
Ecrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d'un exceptionnel document et le souffle d'un grand roman. Il nous entraîne au coeur d'un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

Je crois pouvoir dire que ce livre est un coup de coeur. Ce n'est pas tant par son originalité qu'il m'a séduit puisque l'univers des geishas des années trente est assez  traditionel mais simplement  son potentiel "dépaysement". J'ai appris énormément de choses sur ces femmes dont la profession est souvent mal interprétée par les occidentaux. Fascinant, passionnant... Voici les deux mots qui me viennent à l'esprit pour cette histoire. Nul besoin d'être initié ou d'avoir une quelconque affinité avec le sujet pour apprécier ce livre. Les mots et ce destin exceptionnel suffisent à donner du coffre et l'héroine, attanchante et épatante nous émerveille. La lecture est fluide, crédible au point de plonger le lecteur dans les petites rues du quartier de Gion. Un vrai régal ! Seule la fin n'était pas à mon goût mais là c'est une question assez personnelle. Bref, vous l'aurez compris, voyage garantit !

Une critique en 4e de couverture a particulièrement attiré mon attention : "Il est difficile de concevoir qu'un homme, américain de surcroît, ait si délicieusement pénétré l'univers, entre effroi, candeur et calcul, d'une courtisane de haut vol au pays du Soleil Levant." Laurence Vidal, Gala. Je n'avais pas percuté ce détail mais si on y réfléchi à deux fois, cela rend ce livre encore plus notable...

 

Mémoire d'une Geisha

 

5 étoiles

 

Val

25 octobre 2013

Sexy, Joyce Carol Oates

97820703808314ème de couverture : "C'était en novembre, un mardi après l'entraînement de natation. La chose avec Mr Tracy, le prof d'anglais de Darren. La chose c'est en ces termes que Darren y penserait par la suite. La chose, un mot vague, indéfini. La chose qui n'était pas arrivée de toute façon. "
Après ce jour, après ce qui s'est passé (mais s'est-il vraiment passé quelque chose ?), la vie est différente. Darren est différent. Rien n'est plus comme avant. Ses amis, sa famille, même les gens censés être des adultes responsables ne sont plus comme il les voyait. En qui Darren peut-il avoir confiance désormais ?

Joyce Carol Oates explore, avec son inégalable justesse, la quête identitaire d'un jeune de seize ans dans un monde où il n'a plus de repères. Et face à une société pleine de préjugés.

J'avais déjà entendu parler de Joyce Carol Oates, et en bien, c'est ce qui m'a poussée à acheter ce livre, pour trois fois rien dans une petite bouquinerie. Et je ne le regrette pas.

C'est un petit roman, a peine 226 pages, mais qui ne lésine pas sur la qualité. L'écriture est simple et claire, sans toutefois en devenir simpliste. Joyce Carol Oates a choisi d'écrire son roman à la troisième personne, ce qui peut parfois s'avérer risqué, surtout lorsqu'il s'agit d'un livre centré sur un personnage en particulier. Mais elle réussi avec brio a retranscrire les sentiments de Darren. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai beaucoup aimé ce livre. A priori, étant un fille, il m'est plus facile de m'identifier à des personnages féminins, mais Sexy déroge à la règle. Pour moi, ce roman est un exemple parfait de ce que peuvent être les pensées d'un adolescent.

La relation qu'entretient le lecteur avec Darren est assez étrange. C'est peut-être d'ailleurs le personnage en lui-même qui l'est. Il est décrit comme un garçon d'une grande beauté, dans la rue les gens se retournent sur son passage. Il est aussi un des espoirs de l'équipe de natation de son lycée. Quoiqu'il fasse il attire l'attention. Mais il m'a semblé étranger à tous ça, parfois déconnecté de la réalité. Cette attention que l'on lui porte le met mal à l'aise, il ne correspond pas du tout au stéréotype du mec-beau-sportif-et-sûr-de-lui décrit dans la plupart des bouquins pour ados se déroulants aux Etats-Unis. Pour lui, la natation est un moyen de se défouler plus que de briller aux yeux de tous, il n'est pas constamment en représentation. Il doute, il a peur de ne pas être à la hauteur de tout ce dont on le félicite, de décevoir ses parents, son entraîneur. Mais il ne partage rien de tout ça,avec personne. Il se contente de montrer de lui que ce que les autres semblent décidés a voir, et il a l'intime impression que cette perfection perçue par les gens fait de l'ombre à sa propre personnalité, qu'il trouve loin d'être parfaite, et que c'est pour cette raison qu'il se sent si seul.

Et c'est un minuscule évènement, "la chose avec Mr Tracy", qui va tout faire changer, qui va le mettre face à ses peurs, mais qui va également faire apparaître un poids nouveau sur ses épaules, qu'il s’efforçait d'ordinaire d'oublier, le poids des conventions sociales. Des tabous. De ces choses dont on ne parle pas, jamais, comme si en s'efforçant de les oublier on allait les empêcher d'exister. Et pour Darren, le doute laisse place à de la culpabilité, du déni vis à vis des faits. Mais ces faits, finalement, quels sont-ils ? Et en valent-ils vraiment la peine ? A méditer... ^ ^

Joyce Carol Oates nous livre  un superbe roman sur la quête de réponses d'un jeune homme perdu entre ce qui est bien et ce qui est mal, entre ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas, désorienté par cet accord tacite entre les adultes, sensé définir les règles morales d'un monde bien trop manichéen pour être réaliste...

Alice.

Extrait :

"Certains de ceux qui le regardaient, fixant des yeux affamés sur lui, n'étaient ni des filles, ni des jeunes femmes, mais des hommes. Il voyait ça dans leur regard à quoi ils pensaient, et ça le dégoûtait. Avoir ce pouvoir l'excitait et l'effrayait à la fois. Sauf que ce n'était pas vraiment son pouvoir. Sauf qu'il n'en voulait pas vraiment. Parfois les hommes ( Darren était écœuré quand il y pensait, réellement choqué) étaient des adultes qu'il avait déjà rencontrés, des habitants de la ville, des hommes qui connaissaient sa famille.
Sexe, sexy. Être sexuel.
Il avait appris à baisser les yeux. A ne jamais avoir de contact visuel."


 Ecrivain prolifique, Joyce Carol Oates est auteur de romans, de nouvelles et de poèmes(...). Tensions sociales, pouvoir, féminité, sexualité sont autant de thèmes que l'auteur aborde et développe avec pessimisme et lucidité. Avec des romans comme Eux, La Fille du fossoyeur, ou Délicieuses pourritures, Oates dépeint un visage sans concession de l'Amérique, celui des années 1960 et 1970 principalement. (...) Au-delà de l'exploration d'un mythe américain, c'est la question de l'identité que l'écrivain cherche à percer (...). Professeur à l'université de Princeton, auteur d’essais sur l’art de l’écriture, Joyce Carol Oates s'impose comme une grande dame de la littérature américaine contemporaine. (source ICI)

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25 avril 2013

Double jeu, Judy Blundell

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     1950. Quand Kit Corrigan, 17 ans, débarque à New York, elle est seule en ville. Elle a quitté Providence, sa famille, et rompu avec Billy, son petit ami qui s’est engagé en Corée. New York ne l’accueille pas les bras ouverts et Kit obtient un second rôle dans un spectacle à Broadway pour vivre chichement. Le destin vient à son secours par le plus improbable des êtres. Le père de Billy, Nate Benedict, avocat véreux, lui offre une chance inespérée : devenir danseuse au Lido et vivre dans un appartement agréable. En échange de quelque chose qui se révélera trop lourd à porter pour Kit… (source)

Judy Blundell nous offre un roman noir dans lequel les adolescents découvrent les actions douteuses de leurs aînés. Un roman d'amour, certes, mais un de ceux où les motivations de l'héroïne ne sont pas aussi pures que son coeur.  NY Times

J'ai eu un peu de mal avec le début de ce roman qui ne m'a pas immédiatement emballée mais j'y ai finalement pris goût et j'ai été assez séduite, notamment par l'atmosphère particulière qui s'en dégage.

Si je ne suis pas facilement entrée dans ce livre, c'est tout d'abord à cause de l'alternance de l'action présente et d'éléments du passé de Kit, au fil des chapitres. Je n'ai pas de suite saisi l'utilité de ce mode de narration et j'ai donc trouvé quelques longueurs dans le début. Bien sûr, cet aspect s'avère ensuite très utile, notamment pour mieux appréhender la personnalité de Kit, agréable, mais sans plus. J'ai trouvé qu'elle ne se révoltait pas assez vis à vis de Nate qui la manipule un peu trop, j'aurais bien aimé qu'elle lui dise ce qu'elle a sur le coeur.

L'ambiance de l'Amérique des années 50 est très perceptible, notamment dans des lieux assez emblématiques de cette période (ou de l'idée que j'en ai), comme le Lido, et bien sûr dans l'intrigue principale, qui tourne autour d'une histoire de mafieux, de trafics et de règlements de compte (en résumé très bref ^^). On a aussi le contexte mondial, avec la guerre de Corée, rapidement survolé, un peu trop rapidement à mon goût justement...

Sans être extraordinaire, ce roman est agréable à lire et sort un peu de l'ordinaire, il aborde le thème de la gloire et de la réussite sous un angle plus intime mais intéressant, avec une héroïne qui n'a pas eu une vie facile prête a tout pour s'en sortir, quitte a certain sacrifices.

Alice.

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5 janvier 2013

Beetlejuice, Tim Burton

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    Pour avoir voulu sauver un chien, Adam et Barbara Maitland passent tout de go dans l'autre monde. Peu après, occupants invisibles de leur antique demeure ils la voient envahie par une riche et bruyante famille new-yorkaise. Rien à redire jusqu'au jour où cette honorable famille entreprend de donner un cachet plus urbain à la vieille demeure. Adam et Barbara, scandalisés, décident de déloger les intrus. Mais leurs classiques fantômes et autres sortilèges ne font aucun effet. C'est alors qu'ils font appel à un "bio-exorciste" freelance connu sous le sobriquet de Beetlejuice.   source ICI

Qui d'autre que Tim Burton aurait pu réaliser ce film ? Il a ici fait preuve d'un degré de folie et d'extravagance rarement vu. Ce film est un fouillis total de scènes plus loufoques et improbables les unes que les autres pour le plus grand bonheur des fans, avec en prime ce petit côté horrifique dont Tim Burton a le secret. Il met aussi en scène un de ses grands classiques : la mort (voir L'étrange Noël de Mr Jack ou Les Noces Funèbres) de façon très drôle et décomplexée, en dédramatisant ce qui est sans doute l'une des plus grandes peur des hommes, et on en vient presque a dire que finalement "ce n'est pas si horrible que ça".

Beetlejuice réalisé par Tim Burton avec Michael Keaton (Beetlejuice), Alec Baldwin (Adam Maitland), Geena Davis (Barbara Maitland), Wynona Ryder (Lydia Deetz)

Alice.

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6 février 2013

BZRK, film en préparation !

Ces dernières années, conte tenu du succès de Twilight, les studios de cinéma ont trouvé le nouveau truc qui marche et leur rapporte un max : la littérature pour "jeunes adultes". On fait donc face à une énorme vague d'adaptations cinématographiques de romans àsuccès : Hunger Games, Les Ames Vagabondes, La Cité des ténèbres, Sublimes Créatures, Divergent et j'en passe... Cette industrie rapporte des millions aux studios et c'est groupe Sony Pictures qui a acquis les droits pour adapter BZRK, la dernière trilogie de Michael Grant (Gone), dont le premier est récemment sortit en France. On connaît déjà le nom du réalisateur : Michael Ross et des producteurs : Sam Raimi et Josh Donen. (source ICI) Le casting reste cependant encore inconnue à ce jour.

Pour plus d'infos, le site officiel français : http://www.bzrk-leslivres.fr et le tumblr officiel (en anglais) : http://bzrked.tumblr.com

Alice.

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7 janvier 2013

Lou, tome 6 : L'âge de cristal, Julien Neel

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Toujours à garder son petit frère obnubilé par les dinosaures, à sortir et à travailler pour le gouvernement, Lou en oublierait ces grands cristaux roses apparus dans la ville. Alors Lou, on se réveille ? (source ICI)

Comme la plupart des fans de la série Lou, j'ai été très étonnée par la tournure que prennent les événements. Je m'étais habituée a une certaine routine installée au fil des tomes et je peux vous dire que ce dernier volet amène ici une grosse cassure. Je dois vous avouer qu'après ma première lecture, je n'ai absolument rien compris... J'ai vraiment eu l'impression qu'il manquait quelque chose d'essentiel entre Laser Ninja et L'âge de Cristal. J'ai cru lire une BD de science-fiction complètement déjantée, avec cette histoire de cristaux roses, d'espaces-temps et d'opérations top-secrètes avec des petits lapins blancs... Les graphismes sont eux aussi différents et peuvent paraître bâclés mais je pense que toute cette fantaisie est en fait très bien contrôlée par l'auteur... Il y a dans la BD tout plein de symboles mystérieux, comme des pièces de puzzles dispersées dans le journal intime de Lou (en début et fin de livre) que j'ai réussi à trouver reformé (voir plus bas, source ICI). Au final, j'ai quand même bien aimé ce volet malgré ma compréhension laborieuse et l'impression de rester sur ma faim que j'ai eue en fin de lecture.

questions-réponses avec Julien Neel : http://kwest.com/LOU

Alice.

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Pour plus d'infos, rendez-vous sur le site suivant : Fan de Lou la B.D

28 décembre 2012

Fleur de Fantôme, Michele Jaffe

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Mon Résumé : Eve est une jeune fille qui vit dans la précarité, enchainant les familles d'accueil pour finir par vivre seule, contrainte d'effectuer des petits boulots de serveuse ou de femme de ménage pour se maintenir à flot. Un jour, elle reçoit, dans le Starbuck où elle est serveuse, la visite de Bridgette et Baine. Le frère et la soeur vont lui proposer un contrat plutôt alléchant, avec 100 000 $ à la clé. Sa mission : se faire passer pour leur cousine Aurora, disparue depuis 3 ans ans, dont elle est le sosie parfais. Elle doit persuader la famille entière du retour d'Aurora, récupérer son héritage, le confier à Baine et Bridgette, empocher son argent et disparaître. C'est en apparence bien simple mais se révèle plus complexe. Aurora ne menait pas la vie parfaite annoncée par Baine et Bridgette. Au fur et à mesure qu'elle s'immerge dans le personnage, Eve remue des souvenirs que personne ne semble vouloir affronter, comme le prétendu suicide de Liz, la meilleure amie d'Aurora, juste avant le départ de cette dernière. Hantée par les spectres du passé, Eve va être entraînée dans une aventure lugubre et dangereuse pour essayer de découvrir ce qui s'est réellement passé la nuit où tout a basculé.

   Ce livre est un vrai COUP DE COEUR ! Michele Jaffe parvient a réitérer un véritable succès. J'avais adoré Hantise (critique ICI) du début à la fin et j'ai été transportée par Fleur de Fantôme, avec cependant une préférence pour le premier livre. Il m'est donc difficile de faire une critique sans comparer ces deux romans.

   Encore une fois, Michele Jaffe utilise des ingrédients bétons qui garantissent un thriller haletant. Une héroïne extra, des personnages et relations complexes, une ambiance une peu glauque, un suspense au rendez-vous et un dénouement surprenant. L'héroïne, Eve, a grandi sans parents, elle a donc appris a se débrouiller seule et possède une capacité inouïe à analyser le comportement des personnes qui l'entourent. Elle est très intelligente et ne se laisse pas berner aussi facilement que ce à quoi tout le monde s'attend. Eve émerge dans la vie d'Aurora et elle est donc contrainte de s'adapter à son mode de vie pour maintenir l'illusion, elle doit agir comme Aurora et pour cela, il faut qu'elle apprenne à penser comme elle. Il faut qu'elle se fasse "accepter" par La Famille mais aussi par les amis d'Aurora. Et c'est là que les choses se complexifient, elle se retrouve face à des difficultés inattendues et réalise qu'Aurora avait un don particulier pour se créer des problèmes. 

   L'intrigue qui tourne autour du "remplacement" d'une personne par son sosie n'est pas très originale à la base (voir The Lying Game) mais très bien exploitée avec cette fois ci beaucoup d'originalité et de sophistication. J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début mais vers le premier quart tout devient fluide et un suspense un peu angoissant s'installe, garantissant une suite palpitante. La chute (ou plutôt les chutes) de cette histoire est encore une fois très bien trouvée. Seul bémol, alors que Eve est la narratrice de l'histoire on se rend compte à la fin qu'elle était consciente de quelque chose qui n'était pas mentionné dans le roman. Je n'en dit pas plus, vous comprendrez en le lisant.

   En conclusion, jetez-vous sans hésiter dans ce thriller riche en rebondissements, avec une héroïne forte et indépendante qui n'a pas froid aux yeux et des personnages secondaires eux aussi très intéressants bien qu'un peu trop nombreux à mon goût.

Alice.

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14 novembre 2012

Finale, Becca Fitzpatrick

80495369_p[1]La saga s'achève... mais avec un tome flamboyant! Sans aucun doute le meilleur de la série. Le combat entre déchus et néphilims prend fin et l'avenir de Patch et Nora est scellé. Au programme, une nouvelle Nora et un Patch toujours aussi irrésistible, de nouveaux personnages et pas mal d'action!

J'étais vraiment heureuse de retrouver le style de l'auteure ainsi que la petite ville brumeuse de Coldwather. J'ai trouvé que l'histoire était comme d'habitude très rythmée et qu'elle alliait à la perfection action, Patch, enquête, stratégie... L'histoire devient assez complexe avec sans cesse de nouvelles alliances, de nouveaux doutes et surtout de nouvelles trahisons avec toujours la même histoire d'allégence et de serment. Pour la première fois, j'ai complètement adoré le personnage de Nora qui m'avait vraiment déplu lors les tomes précédents. Au début j'ai vraiment trouvé son comportement envers les néphilims égoïste mais petit à petit elle se rend compte que leur combat est justifié. Elle gagne également en maturité et prend en main sa vie (avec bien sûr un seul objectif final: Patch). Les sentiments de Patch et de Nora deviennent plus profonds que jamais sans tomber dans le registre très bisounours de certains romans (je pense que c'est en bonne partie grâce à¨Patch). Un petit bémol, beaucoup de personnages importants (comme Vee) sont quasiment passés sous silence et n'apportent rien à l'histoire. Le démonium prend une place très importante dans ce tome, un peu trop importante à mon goût d'ailleur! Quant à Marcie, elle est définitivement irrécupérable... L'épilogue est magnifique et la dernière phrase à tomber par terre, je vous laisse deviner qui tient la réplique ^^. Le renversement absolument inattendu de l'histoire et le spectaculaire coup d'éclat final rendent l'ensemble de la saga tout simplement génial !!! Comme promis: un cocktail explosif.

Voici le résumé du dos du livre:

En tombant amoureuse de Patch, un ange déchu, Nora a dit adieu a une vie ordinaire. Pourtant, elle ne s'attendait pas à se retrouver à la tête d'une armée de néphililms, les ennemis jurés de celui qu'elle aime. Alors que leur histoire d'amour est plus dangereuse que jamais , Nora se retrouve face à un choix impossible : prendre le commandement des néphilims et déclarer la guerre à Patch ou refuser le combat et condamner à mort sa famille et ses amis.

Vous pouvez également consulter nos articles sur les précédants tomes: Hush Hush; Crescendo et Silence

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Val 

6 novembre 2012

Alera, tome 3

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Résumé (traduit par mes soin ^^)

Le combat n'est pas fini. Il ne fait que commencer. Et c'est le moment de récupérer ce qui a été perdu.

L'histoire est a deux voix 

Celle d'Alera, reine d'un royaume déchu, secrètement amoureuse de l'ennemi

Et celle de Shaselle, fille d'un homme assassiné, rebelle défendant sa cause.

L'une faisait partie des dirigeants d'Hytanica et veux à tout prix garder la paix dans son royaume dangereusement fragilisé.

L'autre traverse les rues déchirées par la guerre, cherchant à venger la tragédie qui a frappé sa famille, tout en restant attentive aux rumeurs de la rébellion.

Toutes deux seront confrontées à des choix qui les sépareront de ceux qu'elles aiment, sans pouvoir les aider. Et quand leurs chemins se croisent, une conspiration explose. Et elle peut mener à l'esclavage et à la mort tout autant qu'à une nouvelle liberté. Mais pour cela, il faut que chacune accepte de sacrifier ce qu'elle a de plus cher. Narré d'une part depuis l'intérieur du château par Alera et d'autre part depuis l'extérieur par un nouveau personnage, Shaselle, Sacrifice est le témoignage de l'épique bataille finale pour l'amour et la paix.

La couverture du tome 3 de Alera est enfin dévoilée ! Elle est bien sûre dans sa version originale, sortie en octobre . Il va donc falloir patienter jusqu'aux environs de  2013 pour pouvoir lire ce tome en français. Pas mal de fan s'interrogent sur le contenu de ce dernier volet. En effet, la fin du tome 2 sonnait bien comme la scène qui pourrait clore cette série mais l'auteure a apparemment décidé d'écrire un autre livre. J´ai tant bien que mal réussi à traduire le résumé de ce roman et Calya Kluver nous a préparé une belle surprise : l'apparition d'un nouveau personnage narrateur. On suivra donc l'histoire d´Alera, mais aussi celle de Shaselle. Je pense que cela promet quelque chose d'intéressant, et c'est, à mon avis, juste ce qu'il fallait pour insuffler un nouveau énergie à cette série et pouvoir la continuer sans faire quelque chose de trop lourd et redondant.     sources ICI et ICI

Alice.

4 novembre 2012

Celle que je ne suis pas, Celle que je voudrais être et Celle que je suis

Valentine entre en troisième ( dans le premier tome) et elle est une adolescente comme les autres en apparence. Il est quand même difficile de trouver sa place au milieu d'une bande de copines qui ont toutes un caractère bien à elles... Elle vit seule avec sa mère, aime les manga, la musique, les sorties entre copines et aussi bien sûr parler des garçons ! Trouver "ce qu'elle n'est pas" est la première étape de son parcours vers elle même...

Celle que je ne suis pas, Celle que je voudrais être et Celle que je suis est une trilogie de Vanyda où l'on suit l'évolution de Valentine une adolescente à la recherche de sa place dans le monde. Le style de dessin est génial à la fois très fin et très réaliste. Quant au personnage de Valentine, je suis littéralement fan ! Sa personnalité m'a énormément touchée et il est très simple de s'identifier à elle. Elle est très réservée et à sa manière très intelligente. Comme toutes les adolescentes, elle ne sait pas se positionner avec les autres et vous l'aurai compris, c'est au fil des tomes qu´elle arrive à être elle même et à être à l'aise dans ce qu'elle est. Le dessin retranscrit très bien son intériorité et ses états d'esprits. (Mon petit plus: j'adore comment elle s'habille... Cela ajoute un petit quelque chose à sa personnalité) Un vrai coup de cœur à lire absolument !

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Il existe désormais la version couleur en 6 tomes de l'histoire de Valentine. Voir pourrez retrouver les premières planches de la B.D. sur le site de la maison d'édition Dargaud sur ce lien: http://www.dargaud.com/valentine/album-5243/valentine-tome-1/

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Val

27 novembre 2012

L'écume des jours, Boris Vian

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4ème de couverture:

Un titre léger et lumineux qui annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante, tendre ou grave, fascinante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans. C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, féerique et déchirant. Dans cette oeuvre d'une modernité insolente, livre culte depuis plus de cinquante ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, la mort prend la forme d'un nénuphar, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir. Seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des Noirs américains...

« Je ne veux pas gagner ma vie, je l’ai. »

L'écume des jours est sans doute un des romans les plus singuliers et déroutants qu'il m'ai été donné de lire. Boris Vian a créé  ici un monde loufoque et absurde à la fois semble et très différent du notre. Cela n'apparaît pourtant pas de façon évidante dès les premières pages mais on s'en rend compte au fur et à mesure, principalement à cause d'éléments de la vie quotidienne des personnages qui ne collent pas du tout aux nôtres. Et c'est le fait que ce monde soit si proche du notre qui rend ce livre dérangeant car beaucoup d'éléments ne correspondent pas aux principes de notre société et sont parfois immoraux. J'ai donc été vraiment surprise tout au long de ma lecture car de nombreuses situations absurdes et illogiques ne surprennent pas le moins du monde les personnages. Je n'ai pas aimé la mentalité et l'attitude de ces derniers. Ils ont une tendance prononcée à l'égoïsme, ne sont intersectées que par leur bonheur personnel, parfois par celui de leurs proches. Ils sont confrontés a toutes sortes d'horreurs qui ne les dérangent pas tant qu'elles ne les concernent pas. 

Il y a un point de ce livre que j'ai trouvé très intéressant, c'est l'utilisation par Boris Vian de nombreux jeux langagiers pour souligner l'aspect déroutant et un peu fantastique de l'univers qu'il a crée. Il utilise principalement des néologismes, c'est à dire la création d'un nouveau mot à partir d'un mot déjà existant. Il invente donc de nouveau objets, poétiques comme le pianocktail, un piano qui permet de créer un cocktail dont le goût rappelle le morceau joué, ou plus sordides comme l'arrache-coeur (à prendre au sens propre...).

La fin est aussi très surprenante. Dans ce roman, aucune histoire d'amour ne se finit bien et aucun personnage n'en sort indemne, ce qui le rend tragique et triste. Vers la fin, tout arrivent d'un coup, les événements funestes arrivent sans que personne ne puisse rien y faire et sans la moindre note d'espoir. Tous les personnages sont victimes la maladie, du crime, de la folie, du suicide... Il me restait donc en achevant ce livre un sentiment de vide et de pitié.

Je conseille à tous L'écume des jours, un merveilleux roman très poétique, avec un style fluide et un humour noir tout en finesse.

Alice. 

« Si c’était à refaire, recommenceriez-vous ? dit la chanson ; jamais on ne recommencerait, à moins d’être gâteux ou d’ignorer le goût de l'expérience.  »     Boris Vian

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19 octobre 2012

Orgueil et Préjugés, Jane Austen

orgueil-et-prejuges-651-250-400[1]XVIIIème siècle Chez les Bennet, le soucis du mariage est au coeur des toutes les appréhensions ! Cinq filles à marier est une lourde tache pour la famille. L'arrivée de deux riches et célibataires dans le voisinage va provoquer une effervescence peu commune dans la vie des jeunes filles. Elisabeth trouvera-t-elle son âme soeur dans le sombre mais séduisant Mr Darcy? Parviendra-t-elle à sauver le bonheur de sa soeur et du généreux Mr Bingley? 

Peut être que le nom de Jane Austen ne vous dit rien et dans ce cas je suis très contente que vous lisiez mon article ! Mais pour celles qui connaissent un peu, je crois que nous sommes à peu près toutes d'accords pour dire qu'Orgueil et Préjugés est un des plus beau et fameux ouvrage de Jane Austen. Bien entendu, les avis peuvent différer, l'inverse sera inquiétant, mais pour ma part, je trouve que ce livre compte parmi les plus magnifiques romans de la littérature anglaise du XVIIIème siècle. Certes vous me direz que la littérature du XVIIIème siècle... et bien c'est pas vraiment ce qu'il y a de plus stimulant à lire ! Je vous répondrai alors que le style est un peu dépassé mais il ne faut pas se fier aux apparences. J'ajouterai même qu'a sa façon, Orgueil et Préjugés est roman assez moderne. Les préoccupations des personnages sont à des années lumières des nôtres mais au fond, la vision d'Elisabeth nous est très proche. Le roman traite des sujets que nous avons du mal a imaginer aujourd'hui mais si on se prend au jeu, on accroche littéralement et on se retrouve transportée malgré nous à Meryton ! (surtout si comme moi on aime les romans d'époques :))  Ce que j'aime pardessus tout: le caractère et les répliques d'Elisabeth. Cette fille là est vraiment mon idole !

Mon conseil: regarder d'abord le film pour bien s'impregner de l'ambiance, de l'intrigue et des moeurs anglais du XVIIIème. Le livre n'est pas un passage obligé dans la mesure où il est assez difficile à lire et où l'histoire met du temps à se mettre réellement en place... Si vraiment la lecture c'est pas votre truc mais que vous aimez quand même les belles histoires, laissez tomber le livre. Pour les autres, c'est toujours mieux de lire ce qu'a écrit la vraie Jane Austen car croyez moi, pour l'époque cette femme avait vraiment un train d'avance !!

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Val

25 octobre 2012

No et moi, Delphine De Vigan

48509509[1]Lou Bertignac a 13 ans, elle est en seconde. Pas très banale comme adolescente... Mais voilà, Lou est surdouée. Elle est fascinée par les mots et sait tout sur le monde qui l'entoure. Un matin en prenant le train elle rencontre une jeune SDF de 18 ans prénommée No, No comme Nora. Lou décide de lui consacrer un exposé et de retracer sa vie. Les deux jeunes filles se retrouvent alors pour discuter. Au hasard de cette rencontre, No et Lou vont rapidement se lier d'amitié et une vraie complicité va naître entre elles. Lou n'hésite pas et demande à ses parents d'héberger la jeune femme en grande détresse. La décision parentale est difficile. Partagés entre la peur et le bonheur de leur fille qui semble dépendre de ce sauvetage, ils décident de prendre No à l'essai...

J'ai lu ce livre il y a déjà un certain temps mais il m'a laissé un souvenir impérissable! Vraiment un très très beau livre! Delphine De Vigan nous offre une vision de la vie tellement vraie que j'en ai eu les larmes aux yeux. Pendant l'histoire, on ne  cherche pas du tout à nous préserver et on y raconte les choses telles qu'elles sont, aussi tristes soient-elles, parce que c'est la vie. En quelques mots, No et moi est une magnifique histoire humaine qui vous fera pleurer de joie.

Il existe aussi une adaptation cinématographique pour ceux que ça intéresse. Malheureusement, je n'ai pas eu l'occasion de la voir mais elle a l'air très bien et les critiques sont plutôt positives.

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19 septembre 2012

Saba Ange de la Mort, Moira Young

C'est l'histoire de Saba, un jeune fille de 18 ans qui vit avec son père, son frère jumeaux Lugh et sa petite soeur Emmi9782070696697FS dans le désert, au milieu de nulle par, dans un monde dévasté. Il n'y a personne à des kilomètres à la ronde, elle n'a aucun contact avec d'autres personnes et elle est donc peu sociable sauf envers son frère avec qui elle entretiennt une relation fusionelle. Un jour, des cavaliers arrivent pour capturer son frère et tuent son père qui essayait de les en empêcher. Elle décide alors de se mettre en route avec sa soeur pour retrouver Lugh. Ses recherches la mène jusqu'aux abords d'Hopetown. C'est une ville malfammée, où se cotoient voleurs et assassins, dominée par les Tontons, des mercenaires au service du roi. Un important trafic de chaal, une sorte de drogue, y sévit. Arrivée là-bas, Saba se fait capturer et est transformée en gladiateur pour une attraction très réputée : le combat en cage. Elle fera la connaissance de Jack, prissonier lui aussi et qui ne la laisse pas indifférente. Mais Saba ne veut pas laisser ses sentiments la détourner de son but ultime, celui de retrouver et sauver son frère. Elle sera pourtant obligée d'accepter l'aide de Jack, ainsi que celle des Aigles libres, un groupe de résistance composé essentiellement de femmes qui l'aideront à mener à bien sa mission.

J'ai beaucoup aimé le caractère volontaire et farouche de Saba, elle ne se laisse pas facilement marcher sur les pieds, elle est têtue et impétueuse mais elle cache au fond d'elle des faiblesses et elle doute beaucoup d'elle. Elle a toujours considéré Lugh comme son modèle. Pour elle, il représentait la lumière alors qu'elle était son ombre, elle restait derière lui, suivait toujours son avis, elle était en quelque sorte dépendante. Mais suite a sa disparition, et grâce à Jack et à d'autres de ses amis, les choses vont changer, elle va prendre confiance en elle et s'assumer telle qu'elle est et essayer d'accepter ses défauts. J'ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Jack. Il parait au premier abord moqueur et condescendant mais il arrive a bien comprendre et a aider Saba. Ses deux là vont beaucoup se chercher et jouer avec leurs sentiments avant de comprendre qu'ils sont fait l'un pour l'autre !

Ce livre est donc une belle découverte, qui plaira a tous les fans d'aventures haletentes et de personnages forts ainsi que de belles histoires d'amour, d'amitié et de confiance. Et bien sûr à tous les fans de Hunger Games !

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Alice.

 

Pour lire un extrait, rendez-vous ici : http://www.edenlivres.fr/p/10422

Le tome 2 de cette série qui devrai compter 3 tome est déjà sortit aux Etas-Unis et devrai arriver en France pour novembre 2012 ! source ICI

Ci-dessous, la couverture américaine. 

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3 septembre 2012

Un petit bijou qui sort de l'ordinaire: "Marina"

Si vous ne connaissaiez pas encore l'auteur espagnol Carlos Ruiz Zafon alors il est temps de vous y mettre! Le premier livre que nous avons découvert de l'auteur est Marina. C'est dans une ambiance brumeuse et magique au coeur de la vieille Barcelone que le charme oppère...

Marina-Carlos Ruiz Zafon"Oscar aime quitter l'internat pour explorer Barcelone. Ses rues embrumées sorties d'un rêve, ses couleurs fanées, ses quartiers désertés, figés quelque part hors du temps. Pendant l'une de ses errances, il rencontre Marina, énigmatique jeune fille en robe blanche, qui vit seule avec son père dans une grande demeure d'apparence abandonnée. Elle l'entraîne dans le cimetière de Sarria où une vieille dame tout habillée de noir, le visage masqué par un voile, dépose des fleurs sur une tombe sans nom, marquée d'un papillon noir aux ailes déployées. Par jeu, par goût du mystère et de l'aventure, les deux adolescents décident de la suivre. C'est alors le début d'une étrange et effrayante histoire qui les entraînera tous les deux sur la piste de personnages sortis d'un passé bien obscur..." (résumé du dos du livre, Carlos Ruiz Zafon)

Pour ceux qui aiment les histoires prennantes et envoutantes ce livre est à lire absolument! C'est au fil des pages que l'on découvre une histoire faite de mystères où des vies tumulteuses s'entremêlent et créeent ainsi une intrigue des plus spectaculaire! Si certains passages sont assez sombres, on adore les descriptions et le vocabulaire de l'auteur. Il nous entraîne dans un monde où même la peur est agréable.

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31 octobre 2012

Série: La cité des ténèbres, Cassandra Clare

La cité des Ténèbres (The mortal instrument en anglais) est une trilogie de Cassandra Clare comprenant La Coupe Mortelle, L'Epée Mortelle et Le Miroir Mortel (City of Bones, City of Ashes et City of Glass en anglais). Il existe aussi une autre trilogie parallèle ainsi que d'autres livres autour de la série.

Résumé de la coupe mortelle (le premier tome):

Clarissa Fray ne s'attendait sûrement pas à voir sa vie basculer jusqu'à cette fameuse sortie avec son meilleur ami Simon... Elle assiste à une mise à mort qu'elle seule semble voir et rencontre trois chasseurs d'ombres. Le plus effrayant, c'est que le corps de la victime disparaît sous ses yeux. À son arrivée chez elle, la frayeur ne s'arrête pas là. Sa mère a disparut et l'appartement est saccagé. Persuadée qu'il existe un lien avec l´enlèvement de sa mère et les étranges évènements de la soirée, elle va se retrouver au cœur d'une guerre sans pitié entre chasseurs d'ombres et puissances démoniaques.

( Deux versions de couvertures):

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   Bien qu'il n'y ai aucun rapport avec la saga Harry Potter, je trouve que d'un point de vue construction, le monde qu'a façonné Cassandra Clare se rapproche de l'empire de R.K. Rolling. Je m'explique: toutes deux ont su créer un vrai monde à part entière, très différent, qui nous surprend toujours mais qui nous transporte littéralement dans une autre dimension ! L'intrigue est très bien construite et tous les personnages ont quelque chose de vraiment particulier qui les rends uniques. Le caractère de chaque personnage est bien défini et les relations s'entremêlent toutes étroitement et rendent l'histoire vraiment intéressante. À mon avis, une bonne série ne peut exister sans la complexité des relations qui unissent les personnages les uns aux autres. Voilà pourquoi La cité des Ténèbres est une des meilleures séries de fantaisie !

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Val

3 septembre 2012

Expiation

    Pour tous les fans de Hunger Games : Une web-série s'inspirant de la trilogie de Suzanne Collins est apparue sur le net, projet de Lexane Sirac. Voilà le synopsis :

"Une famille aisée du Capitole – le père travaille pour l’organisation des Jeux, les enfants apprennent l’histoire de Panem, et ils ont acquis une toute nouvelle servante. Ils s’installent devant la télévision. Ce soir est une soirée spéciale : après une longue année d’attente, les Hunger Games reprennent. Et cette année n’est pas comme les autres : c’est la toute première Edition d’Expiation. Dans un monde encore meurtri par la rébellion des Districts, vingt-quatre adolescents seront élus par leurs amis, leurs familles, pour combattre jusqu’à la mort dans une immense arène naturelle. Les habitants du Capitole se préparent eux aussi à la seule chose qui importe vraiment : sur qui parieront-ils cette année ?"

Le tournage aura lieu dans la région de grenoble. Le casting pour trouver les tributs est presque achevé Mais la production cherche encore des tributs masculins. Voici l'appel à casting :

"Nous recherchons encore quelques personnages, s’ils vous intéressent, n’hésitez surtout pas à nous contacter par message privé ou mail : recrutement@expiation.fr !

-Un homme entre 35 et 50 ans, père de famille et habitant du Capitole, personnage principal côté Capitole.
-Une personne entre 20 et 50 ans pour un rebelle du Capitole.
-Un garçon de 15 à 22 ans, musclé, pour un rôle important de tribut.
-Un garçon de 13 à 18 ans pour un rôle secondaire de tribut.
-Un garçon de 12 à 15 ans pour un rôle important de tribut.
-Un homme de plus de 50 ans pour jouer le père du président Snow (26 ans).

Merci beaucoup, et n’hésitez pas à partager cette annonce !

-Lexane."

Vous pouvez aller sur le site du projet pour trouver des infos suplémentaires : http://expiation.fr/

Pour ma pars, je trouve ce projet assez interressant, s'il est bien réalisé mais Lexane a l'air assez motivée, ce qui est plutôt une bonne chose. Cela nous permettra de patienter jusqu'a la sortie du film Hunger Games 2 : L'embrasement qui devrait sortir en 2014. Encore deux ans à tenir...

Alice.

                                          webserie

 

 

12 septembre 2012

La série "Hunger Games" de Suzanne Collins

Cette série est sans aucun doute la meilleure que j'ai lue d'une manière générale et bien sur, en matière de dystopie*.

L'histoire se passe dans des une société post-apocalyptique appelée Panem et séparée en 12 districts gouvernés par le Ca pitole. Pour punir la population d'avoir essayé de se rebeller il y a de nombreuses années de cela, le gouvernement a instauré un jeu, appelé Hunger Games. Une fois par an, chaque district doit livrer au Capitole deux enfants, fille et garçon, entre 12 et 18 ans. Ces 24 enfants sont entraînés au combat, avant d'être envoyés dans une immense arène artificielle contrôlée par le Capitole où il doivent s'entretuer. Les jeux sont filmés et retransmis en direct dans tous les district de Panem. Katniss est une jeune fille qui vit dans le district 12, un des plus pauvres, avec sa mère et sa petite soeur, Prim. Lorsque cette dernière est tirée au sort pour être tribut, Katniss se porte volontaire. C'est avec un garçon appelé Peeta qu'elle se rend au Capitole pour participer aux Hunger Games.

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Au travers des 3 tomes de cette série finie, on voit l'évolution de Katniss qui, confrontée a la perte d'êtres chers et a toutes les horreurs engendrées par les jeux, gagne en maturité. Elle se retrouve confrontée a des choix difficiles par rapport à ses sentiments mais aussi des choix qui auronts peut-être des conséquence sur son peuple tout entier. Elle est en proie à des doutes, à des faiblesses et commet des erreurs mais sa personnalité de batante et plus forte que tout. Katniss a réellement envie de changer les choses et elle devient contre son gré un sorte de symbole de liberté et d'espoir pour un peuple tout entier. Je ne peux pas trop révéler de détails pour ceux qui n'ont pas lu le livre, mais je peux vous dire que, de fil en aiguille et à travers les différents tomes, certaines de ses décisions vont la mener à devenir la meneuse d'une révolution qui changera et marquera Panem à jamais.

Cette série est vraiment fantastique et nous tient en haleine du début à la fin. Le troisième tome, en particulier est très riche en émotions et, après l'avoir refermé, il m'est resté une boule au ventre pendant plusieurs jour.

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Alice.

Voilà la bande annonce du film :

 

  * Une dystopie — ou contre-utopie — est un récit de fiction peignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'elle empêche ses membres d'atteindre le bonheur et contre l'avènement de laquelle l'auteur entend mettre en garde le lecteur. La dystopie s'oppose à l'utopie : au lieu de présenter un monde parfait, la dystopie en propose un des pires qui soient.       source : Wikipédia

 

 

3 février 2013

BZRK, Michael Grant

Grant Michael - BZRK

2040. Sadie McLure veut savoir qui a assassiné sa famille. Noah Cotton a besoin de comprendre ce qui a mené son frère à la démence. À la recherche de réponses, les deux adolescents se retrouvent projetés dans le monde fascinant de la nano-dimension et au coeur de la plus incroyable bataille jamais menée pour sauver la liberté des hommes. Un thriller haletant où toutes les manipulations biologiques, psychologiques ou politiques sont permises.

BZRK est sans aucun doute ma surprise littéraire du moment ! J'attendais beaucoup de cette nouvelle série de Michael Grant et je n'ai pas été déçue, bien qu'un peu déconcertée.

Le livre démarre fort. Les premier chapitres sont choquant, les événements décrits très violents. Mais cela ne donne que plus de force à la suite du roman : avant même de connaître l'identité des responsables on les déteste déjà. J'ai quand même eu du mal a entrer dans l'intrigue, je dois même avouer qu'il y a un chapitre que je n'ai absolument pas compris en le lisant mais ne vous inquiétez pas, tout s'éclaire par la suite.

L'auteur aborde dans ce roman un sujet fort : la liberté de penser. Car tous les personnages de ce roman (les "gentils" comme les "méchants") ont une capacité que de nombreux rêveraient de posséder : la possibilité de s'introduire dans le corps humain et de le contrôler. La moitié du roman se déroule donc dans la nano-dimension, que ce se soit par des biobots (Ce sont des créatures microscopiques constituées d'un fragment d'ADN d'un être humain. Elles sont sont liées à ce dernier qui se "dédouble" et vit simultanément dans le nano et le monde réel, il voit par les yeux de son biobots en même temps que par les siens) ou des nanobots (des créatures microscopiques artificielles) qui sont en quelque sorte les instruments de guerre des lignards qui les contrôlent et pénètrent grâce à eux dans le corps humain.

Sadie et Noah sont donc entraînés par les membres de BZRK (une organisation secrète) dans une aventure dont l'enjeu est de taille puisqu'une défaite pourrait entraîner la manipulation et l'asservissement de l'humanité toute entière. Deux idéologies sont mises en opposition : la liberté individuelle ou l’uniformisation des consciences, censée garantir la paix universelle (source : fnac)

J'ai beaucoup aimé les personnages, principaux comme secondaires. Ils sont tous un peu dérangés (psychologiquement parlant) mais attachants. J'ai particulièrement aimé Sadie. Elle est très intelligente, elle fait preuve d'un sang froid et d'une perspicacité impressionnants et bien supérieurs à la moyenne, elle est capable d'analyser ses pairs d'une manière assez effrayante. Elle a une aura énorme qui lui permet d'influencer à peu près n'importe qui. Noah a quand a lui un charme différent de Sadie mais tout aussi agréable.

Ce roman a quelque chose d'effrayant car il est d'une affolante réalité. En effet, les nanotechnologies sont de nos jours en plein essor et suscitent de nombreux débats, notamment concernant le transhumanisme (mouvement prônant l'utilisation des sciences et des technologies pour améliorer les capacités de l'être humain et qui juge certains aspects de l'être humain comme la souffrance, la vieillesse, le handicap ou la mort comme inutiles. source Wikipédia) et les effets néfastes qu'elles pourraient avoir sur la santé. Les nanotechnologies sont aussi utilisée dans l'armée et selon le philosophe Jean-Pierre Dupuy, " Les nano-armes seront à la bombe atomique ce que celle-ci était à la fronde " (source ICI). Ces technologies s'avèrent cependant très efficaces pour soigner des maladies comme le cancer.

Je ne peux donc que conseiller ce livre, un condensé d'émotions fortes comme sait si bien le faire Michael Grant (série Gone). Il nous amène à réfléchir sur un fait très actuel (voir plus haut) : les nanotechnologies, réflexion très bien portée par les deux protagonistes, Sadie et Noah.

Alice.

16 mars 2013

The Killers + Tim Burton #2

Voici la nouvelle collaboration du réalisateur Tim Burton avec The Killers sur le clip de la chanson Here With Me.

Ce clip est un peu plus sombre et triste que le premier mais toujours avec cette touche d'humour noir. Il est aussi très poétique. 

On notera la présence de Wynona Ryder, actrice fétiche de Tim Burton

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Wheels are turning
I remember when you were mine
Just to reach you
Baby, I'd stand in line
There's another world
We're living in tonight

There's another heart
That's fading the light

Don't want your picture on my cell phone
I want you here with me
Don't need those memories in my head, no
I want you here with me

Spent the summer just layin' out in the sun
Time seems to move so slowly, when you're taking it as it comes
Maybe we were just too young
Your body was tan and your hair was long
You showed me your smile and my cares were gone
Falling in love filled my soul with fright
You said "come on babe, it'll be alright"
Must have been a fool till the bitter end
Now I hold on to hope that I'll have you back again

I'd bargain and I'd fight
But there's another world you're living in tonight

Don't want your picture on my cell phone
I want you here with me
Don't want your memory in my head no
I want you here with me

I saw you in a restaurant the other day
And instead of walking towards you, I ran away
Alice.
22 décembre 2012

Rebelle, Disney/PIXAR

Résumé d'ALLO CINE: Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.

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Je ne suis pas une grande fan des nouveaux Disney mais celui m'a bien  plu. L'univers mis en avant est n'a pas été souvent exploité dans les films pour enfants ce qui rend ce dessin animé très original. On entre dans la nouvelle génération des princesses rebelles et c'est tant mieux! Fini les princesses douces et polies, avec Merida les convenances sont baffouées et sa devise: Vive la liberté! (Je n'ai rien contre Cendrillon, Belle et compagnie mais je trouve que c'est bien que les petites filles puissent s'identifier à autre chose que des beautés sans caractère qui respirent la perfection. Vous l'aurez compris, Merida s'inscrit plutôt dans la lignée des princesses à fort caractère!). J'ai beaucoup aimé ce mélange de magie et de légendes ancestrales celtes. Les couleurs et les graphismes sont splendides (avec une petite dédicasse pour les petits feufolets qu'on peut voir dans la bande d'annonce). Les petits gag indispensables pour qu'un enfants reste devant l'écran sont aussi au rendez-vous et même les grands passeront un bon moment! Néanmoins je n'ai pas du tout accroché à l'intrigue même si celle ci reste touchante et drôle. Disney oblige!

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Val

17 mai 2013

Pourquoi j'ai mangé mon père ?, Roy Lewis

Résumé de l'éditeur: Approchez Homo sapiens ! Ce livre vous fera hurler de rire ! Faites la connaissance d'une famille préhistorique : Edouard, le père, génial inventeur qui va changer la face du monde en ramenant le feu ; Vania, l'oncle réac, ennemi du progrès ; Ernest, le narrateur, un tantinet benêt ; Edwige, Griselda et autres ravissantes donzelles... Ces êtres délicieux font le monde autour d'un feu en dégustant des os à moelle.Regardez-les découvrir l'amour, s'essayer à la drague, se battre avec l'évolution...

Situations rocambolesques, personnages hilarants d'un monde où l'homme est pourtant déjà homme : batailleur, jaloux, ingrat et aussi rétrograde. Un miroir à consulter souvent. Pour rire et réfléchir.

 

Comme le présente ce pertinent résumé, Pourquoi j'ai mangé mon père ? est un mélange intéressant entre petite histoire drôle et conte philosophique. Le contexte est original et je n'ai pas souvent eu l'occasion de lire des romans mettant en scène des hommes préhistoriques... A vrai dire c'est ce qui m'a le plus plu ! En effet l'auteur fait parler ses personnages comme des gens tout à fait normaux voire même très éduqués, le contraste surprend (surtout qu'au début je ne m'attendais pas à un livre comique...) et très vite l'absurdité des dialogues s'est transformée en fou rire ! Le déroulement est lui aussi très bien, il retrace l'évolution de la tribu à travers des épisodes anodins qui ont pourtant forgé ce que nous sommes aujourd'hui. 

Les situations sont elles aussi très drôles et très représentatives des personnages tous très... très spéciaux disons... ^^ Chacun a un caractère et un talent propre qui aporte son petit quelque chose à la lente marche de l'évolution humaine. Le narrateur, Ernest, fait aussi beaucoup rire par son ton très professeur et par ses réflexions toujours très recherchées (et qui n'ont pas lieu d'être...). Son père quant à lui trouve toujours des idées dignes des plus grands savants mais reste stupéfait devant un dessin effacé comme par magie (après une pluie) ou encore prend peur quand un des frères lui dessine une deuxième ombre qui "s'arrache" quand il bouge... En d'autre terme Einstein mais avec l'innocence de Peter Pan (petit clin d'oeil à l'ombre ^^'). Mais même dans leur bétise, les personnages se sentent toujours supérieurs et chacun est convaincu d'agir toujours pour le bien de l'humanité sans essayer de comprendre le point de vue des autres... Ainsi s'affrontent (gentiment) Edouard, le père, et son frère Vania. Encore une fois, c'est très intéressant d'avoir sous les yeux ces deux points de vue (le progrès et l'anti-progrès). On peut réfléchir objectivement et se forger notre propre opinion en pesant le pour et le contre. Mais d'une manière générale, ce livre n'aborde pas que ce sujet, je vous parle du plus évident mais je suis sure que vous en trouverez d'autre ;)

J'ai trouvé la fin un peu sordide même si elle parle d'elle même et elle m'a laissé un petit goût amer, un dernier rire mais jaune cette fois...

A chaque passage on voit directement où l'auteur veut en venir. Trop prévisible me direz-vous. Eh bien pas du tout, au contraire on savoure les évènements avec délice et on ne peut s'empécher de sourire devant l'ironie de l'auteur et devant la finesse du jeu entre les personnages et le lecteur qui petit à petit se rend compte qu'il rit aussi de lui même. En effet, Ernest et sa horde ne sont en fait qu'une caricature de ce que nous sommes : des Hommes. Je le conseille réellement à tous ceux qui veulent lire quelque chose de simple, de bien écrit et de distrayant tout en gardant l'impression de ne pas avoir perdu son temps pour autant !

Val

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